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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 10:30

J'ai remis au commissaire-enquêteur en charge de la modification du PLU des observations sur les points que je jugeais importants. Cette modification est un fourre-tout de mesures techniques justifiées, mais aussi d'orientations urbaines qui modifient substantiellement l'urbanisation future dans plusieurs quartiers de la ville. Ce qui est significatif également, c'est le peu de transparence de la part de la municipalité. J'ai rencontré beaucoup de monde concerné par cette modification. Ces personnes ignoraient tout des objectifs de N. Goueta et il a fallu que je les contacte, ou qu'elles prennent connaissance de mon dernier billet du blog sur ce sujet pour qu'elles prennent conscience de ce qui se préparait. D'autres m'ont contacté à la suite de messages que j'avais laissé dans leur boite-aux-lettre.. En général, le secret n'a rien de bond lorsqu'il s'agit de l'intérêt général. Ce n'est pas faute d'avoir demandé sa levée lors du dernier conseil municipal. J'ai déjà signalé en quoi la modification du PLU était inquiétante. Voici l'intégralité des observations que j'ai envoyé au commissaire-enquêteur.

 

CHAIMOVITCH Patrick                                                        Colombes, le 14 octobre 2016

Objet: modification n°3 du PLU de Colombes

 

                                                           Monsieur le Commissaire -Enquêteur,

 

Pour faite suite à notre échange le samedi 8 octobre dernier, lors de votre permanence dans les locaux de la direction de l'urbanisme de la ville de Colombes, je vous communique les observations que j'ai faites sur le dossier de modification du PLU.

 

De manière générale, alors que le PLU approuvé en 2013 représentait une avancée certaine en termes environnementaux, je regrette que cette modification qui intervient quelques mois après la COP 21 ne complète pas règlementairement dans le PLU  les objectifs d’adaptation au changement climatique au moins dans les deux opérations que sont l’écoquartier de la Marine et la ZAC Arc Sportif. Sans doute est-ce trop demander.

 

Je ne peux que regretter que plusieurs projets, objets de la présente modification du PLU, ne soient pas mis à la disposition du public, et plus largement que les Colombiens ne soient pas informés de ces projets à travers le magazine mensuel de la municipalité ou lors de réunions de quartiers, ou encore que les conseils de quartiers, qui ne sont pas ouverts aux habitants,  ne soient même pas informés de ces projets. Il en est ainsi de l’ilot Cadran rue Saint-Denis, de la phase 2 de la ZAC de la Marine, de la ZAC Arc Sportif, du projet immobilier rue Henri Barbusse accompagnant la reconstruction de l'école Denis Papin, ou encore des projets immobiliers rue Youri Gagarine.

Je reviendrai ainsi sur ces « projets »  en essayant d’analyser les modifications proposées du règlement pour chacun d'eux.

D’autres modifications, pour certaines liées à ces projets, mais généralisées à plusieurs types de zonage, ont attiré également mon attention.

Enfin, de nombreuses modifications ont pour objet de simplifier la rédaction du règlement et de permettre aux maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre une lecture facilitée du PLU de Colombes. Ces dispositions ne feront pas l’objet de remarques de ma part.

 

  1. Ilot Cadran

Article UA 7,  UA9, UA10 et UA13 :

Art UA9 : La suppression de  la bande de constructibilité  principale sur l’ilot Cadran rue Saint-Denis, vise à permettre la création de commerces d’une surface supérieure à de 3000m² sur un linéaire important puisqu’il est porté de 35m à 40m, brisant ainsi les animations produite données par les successions de cellules commerciales.  Il est question ici de permettre la création des surfaces commerciales devant atteindre qui doivent atteindre des surfaces minimales. Si je suis d’accord sur le fait que certains commerces sont trop petits, le gigantisme à l’échelle de la rue Saint-Denis n’est pas de mise (et bizarrement la municipalité n’a pas empêché la division très récente d’un local commercial dont les murs appartiennent à un proche politique), 

Art UA7 : L’obligation de créer des espaces libres pour  toute construction  était à la date d’approbation du PLU une anticipation de la loi ALUR, et une traduction des débats en cours depuis les lois Grenelle. Cette obligation avait pour objectif de gérer la perméabilisation des sols et la végétalisation des ilots. Elle avait tout son sens dès lors que les espaces libres étaient créés en en rez-de-chaussée et/ou géraient correctement les rétentions d’eau en toiture ou  façades avec réutilisation des eaux de pluie.

On peut considérer que même des commerces peuvent respecter cette contrainte d’espace libre qui est en plus un atout de cadre de vie, et donc d’attractivité et de commercialité.

Et c’est d’autant plus un devoir pur un service public, puisqu’il est également question de service public, sans que l’on sache de quel service public il s’agit.

Reporter cette règle à partir du R+1 revient simplement à régler les prospects et des vues entre des bâtiments sur une même propriété, pour les logements créés en partie supérieure, et à détourner celle relative aux espaces libres.

UA10 : La hauteur est limitée à 12 m (R+3) rue Saint-Denis, à 18 m rue du Bournard  c’est-à-dire R+5. ( cf document graphique p 31).

Les règles de stationnement ne sont pas adaptées au projet commercial ; cela d’autant que la loi ALUR, complétée  par la loi du 18 juin 2014 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises, a créé de nouveaux dispositifs.

La rue Saint-Denis étant une voie piétonne, l’accès à un parking privé pour un programme se situant entre  20 et 30 logements, mais aussi l’accès  au stationnement pour des livraisons et les places dédiées au commerce en Rez-de-chaussée devraient être spécifiés.

UA13: l'article UA13-5 est dérogatoire aux autres règles de l'article 13, permet les constructions sur l'ilot Cadran, et les constructions à destination de commerce ayant une surface de plancher supérieure à 3000m². Cet article 13-5 vient renforcer le projet dessinée par la ville.

En résumé, un parti pris d'urbanisme mal pensé et mal calibré.

 

  1. ZAC de la Marine

Il faut noter que sur les documents graphiques (p 33), la zone UF est considérablement réduite et maintenue le long de la rue de Sartrouville.

Il parait probable que cette modification a pour objet la relocalisation de l’aire d’accueil des gens du voyage aujourd’hui accessible par la rue des Côtes d’Auty. Cette aire d’accueil avait été réalisée initialement grâce à des financements publics, puis étendue de plusieurs emplacements dans le cadre du budget  de la ZAC de la Marine. Est-ce que ce sera la même opération qui financera le déplacement de l’aire d’accueil, puisqu’il faudra déplacer les VRD, et réaliser les blocs sanitaires ?

Comme il est question de la réalisation d’un programme d’environ 300 logements dans la tranche 2 de la ZAC de la Marine à la place d'activités, il semble évident que ces nouvelles habitations seront rapprochées de la rue des Côtes d’Auty par interversion de l'aire d'accueil des gens du voyage, ce qui posera des problèmes viaires du fait de l’existence du T2 et à terme du prolongement du T1.

La zone UCm augmente de 10 257m², avec les passages de parties de la zone UD (2124m²) et de la la zone UF (8133m²) en UCm.

Art UCm10 (hauteurs) : alors que le choix avait été fait par l'ancienne municipalité  de préserver les traces de l’habitat populaire en limitant les hauteurs à 12 m (R+2+combles) rue Champy, la modification apportée est substantielle, en autorisant des hauteurs pouvant atteindre 28 m, soit  9 étages  (R+8) , ce qui est considérable. Ce qui est tout autant considérable c'est le fait que 12 parcelles (2124m²) perdent ainsi leur caractère pavillonnaire ce qui pénalise une grande partie de la rue. On ne peut qu’être inquiet pour les quelques pavillons demeurant existant.

Ce grignotage de la zone pavillonnaire de Colombes, ajouté à d'autres, est accompagné d’une densification à marche forcée de l’habitat, alors qu’il est déjà prévu la réalisation de 500 logements sur la ZAC Charles de Gaulle Est, plus au sud du boulevard Charles de Gaulle.

Art UCm 12 (stationnement):

 La loi relative à la simplification des entreprises du 20 décembre 2014 a poursuivi l’objectif engagé antérieurement de diminution de stationnement dans les projets  de construction, en élargissant  le champ des destinations plafonnées. Ainsi, pour les logements sociaux situés à moins de 500 m d’une station de transport guidée, il ne peut être exigé plus de 0,5 place par logement. La rédaction de l’article, si elle est juste, mériterait d’être plus claire (il est fait référence à une place pour deux logements).

Le projet de modification du PLU modifie la norme de stationnement  pour les autres types de logements et passe de 1 à 2 places par logements. Ceci ne va pas dans le sens de l’histoire, de la préservation de la planète et de la santé des Colombiens, d’autant que dans quelques années, ce seront deux lignes de tramway qui desserviront ce secteur : la ligne T2, et la ligne T1. On ne voit pas bien la raison d’engorger plus que nécessaire ces axes déjà saturés de voitures.

On peut noter que partout en Ile-de-France, les nouveaux écoquartiers qui émergent à proximité de nouvelles gares du Grand Paris Express ou de sites propres de transports (comme les tramways colombiens) ont des normes de stationnement plus basses que ce qui est proposé dans cette modification. Je rappelle que l’Ecoquartier de la Marine a bénéficié de subventions publiques du Conseil régional du fait des options environnementales prises au début du projet.

En résumé, la modification du PLU, sur la seconde tranche de la ZAC de la Marine va totalement déséquilibrer les échelles urbaines existantes, ce qui n'est pas acceptable.

 

  1.  ZAC de l’Arc Sportif

Ce sujet est difficile à comprendre car en plus des propositions de modifications du PLU, il faut aller chercher dans le dossier de ZAC (dossier de création, étude d'impact, avis de l'autorité environnementale) pour comprendre réellement les évolutions proposées.

Lors des 3 réunions publiques organisées par la municipalité en 2015 et 2016, et dans le dossier de création de la ZAC est apparu progressivement une zone non aedificandi consacrée par la modification du PLU de 2015 mise en œuvre par la municipalité actuelle.

Sur le plan de zonage (p36), cette zone non aedificandi disparait au profit d’un zonage UFh et d'une « destination encadrée » comme indiqué dans la légende, sans qu'il soit précisé nulle part ce que cela signifie.

La juxtaposition des articles UF6 et UF9 fait apparaitre une densification probable des ilots Cook et surtout Magellan que la modification du PLU semble cacher.

Art. UF6. Il y a une contradiction entre le fait de vouloir paysager les bords de l’autoroute A86, ce que la zone non aedificandi instituée par la municipalité en 2015 permettait, et les dispositions proposées.

On découvre  que :  

- du stationnement est programmé,  tant en "infrastructure qu’en ouvrage".

- "des équipements sportifs de plein air" sont aussi programmés.

- et bizarrement des constructions à destination d’exploitation agricole et forestière seraient autorisées.

On pourrait comprendre que des infrastructures ou des édicules soient  réalisés dans le cadre du prolongement du T1. Dans ce cas, il faudrait créer des emplacements réservés (ER) et les bénéficiaires (le STIF ou le Conseil départemental) devraient apparaitre avec la localisation des installations dans la liste des emplacements réservés. Or il n’en est rien.

Donc il  y a un projet, qui figure dans les tiroirs de la municipalité et qui n’est pas communiqué - comme d'habitude -aux Colombiens.

En ce qui concerne les deux premiers points:

-  « l'équipement sportif de plein air » n faisant parti. Evidemment,  il devra d'ailleurs respecter la cote casier du PPRI, ce qui soulève d'autres questions de fonctionnement et d'accessibilité, y compris aux personnes à mobilité réduite (PMR).  

A mon sens cet équipement devrait l'objet d'une inscription en zone US, et non pas UFh.  

- Par ailleurs, un parking à la fois enterré et en ouvrage l’accompagnera.

Tout d'abord, on n’est pas du tout dans le développement durable, alors que deux gares Transilien sont proches, que plusieurs stations du Tramway T2 desserviront l’Arc Sportif, et que les accès à l’A86 sont saturés matin et soir dans les 2 sens entrée/sortie de Colombes.

Ensuite, il faut noter que les études géotechniques et environnementales menées sur les ilots Cook et Magellan ont permis de localiser la nappe a une profondeur d’environ 3 m (réponse de la commune en mai 2016 à l’avis de l’autorité environnementale (p5) sur l'étude d'impact de la ZAC), ce qui pose la question de la pertinence de la partie enterrée de l'ouvrage, sauf à prévoir un cuvelage, ce qui n'est pas recommandé, voire interdit, dans un secteur comme celui-ci.

 

- Dans le troisième cas, des constructions à destination d’exploitation agricole et forestière seraient autorisées. Outre le fait qu’il n’y a pas de forêt à Colombes, il est probable qu’il s’agit de l’implantation de la tour maraichère présentée dans divers documents.  Il est évident que si cette tour présente un caractère innovant dans son concept, on ne peut pas parler d’agriculture tout court, ni d’agriculture maraichère ; tous les spécialistes en sont d’accord et l’introduction d'un vocabulaire faisant référence au maraichage dans ces bâtiments expérimentaux constituent une sorte de tromperie sur la marchandise. De plus, le modèle économique, tel qu’il a été présenté en réunion publique, montre qu’il s’agit avant tout d’une activité économique et commerciale  (production et commercialisation de produits transformés) non agricole. D'ailleurs, le zonage en UFh indique que la municipalité ne croit pas un instant au caractère agricole du projet, puisque la zone UF concerne les zones d'activité tertiaire et secondaire, et la zone UFh couvre le secteur mutable de part et d'autre de l'A86. sans quoi il aurait fallu créer une zone agricole spécifique.

Art UF9 secteur UFh

 On assiste à une augmentation du coefficient d’emprise au sol, en contradiction avec l’étude d’impact adoptée par le conseil municipal en juin 2016,  qui était globalement et par ilôt de 40%  et passe à :

  • 45 % sur l’ilot Cook, soit 6 943 m² sur une superficie totale de 15 430m², et 40% d’espaces plantées (85%)

Au regard des documents figurant dans l’étude d’impact (volume 1, p 14), on constate que ce sont 347 m² (5%) du terrain Cook qui sont transférés en emprises au sol soit 11,2% des 3075 m²  de la lisière verte (205mx15m), c’est-à-dire la zone non aedificandi, sachant que ce terrain est impacté par le PPRI zone C, avec une cote casier  de 28,95m NGF, mais aussi est soumis à des remontés de nappe phréatique, sans parler de la zone de danger liée au Trapil.

 

  • 40% sur l’ilot Colombus, soit  18 026 m²   sur une superficie totale  de 45 066m²,  et 40% d’espaces plantés. (80%). Les emprises restent inchangées. Ce terrain est est impacté par le PPRI zone C, avec une cote casier  de 28,80m NGF, mais aussi de remontée de nappe phréatique  sans parler de la zone de danger liée au Trapil

 

  • 50% sur l’ilot Magellan, soit   24 100 m²   sur une superficie totale  de 48 200m², et 30% d’espaces planté (80%) .

Au regard des documents figurant dans l’étude d’impact, on constate que ce sont 4820 m² (10% du terrain Magellan) qui sont transférés en emprises au sol soit 210% des 2310m²  de la lisière verte (205mx20m), c’est-à-dire la zone non aedificandi, sachant que ce terrain est impacté par le PPRI zone C, avec une cote casier  de 28,95m NGF, mais aussi de remontée de nappe phréatique  sans parler de la zone de danger liée au Trapil. Il est donc probable que le parc, initialement calibré à 7600m², sera considérablement réduit au profit des emprises bâties.

 

UF10 ( hauteur) : la hauteur  est toujours limitée à 27 m( R+8) pour le logement, à 32 m pour les autres produits (par exemple bureaux) c’est-à-dire 10 étages (R+9), ce qui correspond à une marée de béton compte-tenu du plan masse indicatif  présenté lors de la dernière réunion publique.  De plus, la différence d'épannelage entre habitation et bureaux ne s'explique pas.

Aussi, il me semble que toutes les hauteurs maximales de tous types de constructions devraient plafonner à 27 m.

Deux tours sont prévues à l’angle Paparenborde/Valmy et Argenteuil/Valmy d’une hauteur de 39m (R+12). Il n’y a pas si longtemps, quand elle était dans l’opposition, N. Gouéta s’était opposée à des immeubles de 10 étages boulevard Charles de Gaulle  parce que trop hauts. Au plan urbain, ce type de signal n’apporte rien à ces endroits si ce n’est de rapporter de la charge foncière en façade de l’autoroute A86. Encore une fois, l’approche environnementale du projet d’aménagement, en particulier son impact paysager à différentes échelles, de loin, de près, laisse à désirer (l’avis de l’autorité environnementale du 1er avril 2016 ne fait référence qu’à une tour, et il n’y a pas de réponse de la commune à ce jour sur ce point).  Quelle inconstance. Cette question des hauteurs mérite d'être mieux traitée pour revenir à un urbanisme à taille humaine.

Enfin le PLU est silencieux sur ce qui se passera sur l’ilôt Faber en entrée de ville, et sur l’ilot Audra, occupé actuellement par des jardins partagés, situés dans le périmètre de la ZAC.

En résumé, plusieurs points qui devront être modifiées pour que le PLU sur le secteur de l'Arc Sportif soit acceptable.

 

      IV. Passage en zone UCc de la zone UD entre les 58 et 74 rue Youri Gagarine (p34)

La zone UD (secteur pavillonnaire) située rue Youri Gagarine et concernée par le plan figurant p 34 est réduite de 3965m², le parcellaire évidemment constitué de pavillons passant en zone UCc (habitat collectif).Ceci est incompréhensible.

En effet, à proximité, la ville de Colombes a autorisé,  sur un terrain libre de toute construction auquel a été joint un terrain appartenant à une PME qui souhaitait changer de site pour son activité,  le programme des Terrasses de l'Europe de Nexity de 160 logements , entouré par le boulevard de l'Europe, la rue d'Athènes, et la rue Youri Gagarine ; un peu plus loin, elle a autorisé la réalisation du programme Oniris, au 94-96 rue Youri Gagarine de 31 logements. Entre les 2 sites, une grande copropriété d'habitat collectif, et une grande propriété de logement social appartenant à Colombes Habitat, l'OPH de la ville. Le secteur est donc bien servi en logement collectif .

Le secteur UD proposé à la modification entre le 58 et le 74 rue Y. Gagarine est essentiellement occupé par des pavillons dont certains rénovés dans la période récente. Le côté impair est pareillement mixte avec de l'habitat collectif social et du pavillonnaire. Il quant à lui essentiellement pavillonnaire. Dans ce quartier, une véritable mixité urbaine et sociale existe et on ne voit pas l'intérêt de confier à la promotion privée le soin de construire encore des logements en accession en lieu et place de pavillons qui s'intègrent bien au caractère du quartier.

En résumé, il faut maintenir la secteur pavillonnaire en zone UD du PLU

 

        V. La modification propose de supprimer la protection au patrimoine bâti n°29 au titre de        l ’article L123-1-5-7. (p36).

 Il s'agit d'une construction datant du début du 20ème siècle  et reconstruite  par l'architecte Henry Chavany après la 2ème guerre mondiale. Une place du cour de ville de Colombes porte son nom.

Comme cela est écrit dans le descriptif, le parti retenu par l’architecte Henri Chavany après la guerre respecte l’esprit des cafés de faubourg, tant dans l’expression architecturale (façade en brique largement ouverte par la devanture au rez-de-chaussée) que dans l’organisation des bâtiments (entourant une terrasse en retour à l’est avec une tonnelle) ou encore l’aménagement intérieur de la grande salle, avec sa partie restaurant donnant au sud. Les pièces à l’étage peuvent faire penser à une activité de location de chambres meublées.

Il est difficile d’inscrire des bâtiments contemporains au patrimoine bâti. Cette suppression concernant un bâtiment témoignage d’une époque est dommageable. L’opération d’aménagement pourrait l’intégrer dans son périmètre opérationnel.

En résumé, il faut maintenir la protection au patrimoine bâti n°29

 

            VI.  Autres modifications proposées:

Zone UD :

Art UD 7.1.1. Lors de la modification du PLU de 2015, la municipalité avait limité les superficies développées des parties verticales de construction à 2 fois  90m² en bande principale de constructibilité. J'avais alors fait la remarque que cela ne correspondait pas aux besoins des jeunes ménages souhaitant vivre à Colombes en achetant un pavillon avec objectif de l'agrandir pour  dans un soucis de confort pour leurs enfants alors que leur demande était forte. La modification proposée de passer à 2 fois 100m² (un peu plus avec les règles de la bande secondaire), permet de mieux atteindre les hauteur maximale de 12m au faitage ( (4 niveaux, R+3). mais, la municipalité ne va pas jusqu'au bout de la réflexion;

En résumé,  en ne modifiant que ce seul article, on risque de voir de plus en plus des toitures à la Mansart en façade de voie large , les autres règles demeurant inchangées, ce qui risque de modifier en profondeur et négativement le paysage de la zone pavillonnaire de Colombes, la 1ère en Ile-de-France.

Art UD6 : ces dispositions de l’article UD11 ont été réécrites en article UD6

L'Article 11 des zones UA, UB, UC, UCm, UF  concerne l'aspect extérieur des façades commerciales : cet article ne consiste qu’en des recommandations et incitations, fort louables d’ailleurs, mais n’ont en aucun cas, un aspect réglementaire contraignant.

En résumé, ces recommandations n’ont rien à faire à l’intérieur des règlements, et devraient être maintenues en annexe dans le cahier de recommandations architecturales.

Documents graphiques :

Modification de zonage avenue de Stalingrad, rue d’Enghien, rue Lépine (p. 30) :

Une grande partie de la zone UG passe en  UAb : il s’agit d’une densification liée à la future arrivée du tramway. Ce secteur n’avait pas été modifié pour éviter la spéculation foncière. Il semble que cette préoccupation soit passée de mode.

Bizarrement, et à l’inverse, les constructions situées en zone UAb au bout de la rue Lépine Marcel passent en UD, alors que la pointe  Stalingrad reste en secteur pavillonnaire, ce qui n’est pas cohérent avec la densification du secteur

 

Transfert de l'Emplacement réservé n°15 rue Denis Papin pour la reconstruction de  l’école Denis Papin (p35)

 Lors du dernier conseil municipal du 22 septembre, j'avais entre autre soulevé le point suivant: (http://www.patrick-chaimovitch.org/2016/09/conseil-municipal-du-22-septembre-2016-rapport-35-nouveau-groupe-scolaire-rue-henri-barbusse-pup-entre-la-societe-provini-et-fils-l)

"Pour conclure, je signale aux membres de la majorité municipale qui doivent l’ignorer et aux habitants du quartier que dans le cadre de l’enquête publique de modification du PLU qui vient de débuter ce lundi, vous déplacez l’emplacement réservé pour le groupe scolaire, sans en informer les riverains (c’est à la page 35 du dossier du règlement du PLU), celui-ci se situant dorénavant entre le 80 ( à hauteur de la Villa Heurtault) et le 106 rue Denis Papin".

"D’ailleurs, ce n’est pas la seule cachoterie. J’invite les Colombiens à se renseigner et déposer leurs observations car il y a aussi de modifications discrètes rue Saint-Denis, sur l’ilot Cadran au pied de la gare, et un peu plus loin rue de la Concorde, mais aussi rue Youri Gagarine, et rue Champy"

Il m'avait été répondu qu'il n'y avait pas besoin d'informer les riverains et que l'enquête publique était faite pour cela. Sauf que personne ne se déplace s'il ignore que son quartier ou son habitation, en tout cas son cadre de vie, est modifié en profondeur.

VII. autres modifications

Les autres modifications n'appellent pas de remarques de ma part.

 

EN CONCLUSION, et après examen minutieux des modifications proposées au PLU de Colombes, je vous demande, monsieur le Commissaire-Enquêteur, de prendre en considération les points suivants:

I. Réserve générale:

1°)  émettre une réserve pour obtenir que la commune annexe les projets concernés par la modifications du PLU, en ce qui concerne les secteurs Cadran, Champy, Arc Sportif, Gagarine, Lépine, Papin.

II. Réserves par secteurs

Ilot Cadran:

2°) que la bande de constructibilité sur l'ilot Cadran soit maintenue,

3°) que le linéaire commercial soit maintenu à 35m,

4°) que les espaces libres soient créés au niveau du sol, et non pas en altitude,

 

5°) que les règles de stationnement soient adaptées à la législation en vigueur,

6°) que les accès voitures de l'opération de logement et de commerces (y compris les livraisons) à cet endroit soient  e plus éloignées de la rue Saint-Denis devenue voie  piétonne,

7°) que l'ensemble des articles concernées par ces demandes soient adaptés en conséquence.

ZAC de la Marine

8°) que les pavillons rue Champy restent en zone pavillonnaire, c'est-à-dire en zone UD, pour consolider le caractère historique de cette rue et éviter le grignotage de la zone pavillonnaire de Colombes.

9°) que les règles de stationnement de la ZAC de la Marine soient réécrites pour mieux correspondre à la législation en vigueur.

10°) que les hauteurs des constructions, plafonnées à 28m, soit abaissées à proximité de la rue Champy et sur les rives de cette rue.

ZAC Arc Sportif

11°) que l'équipement sportif de la ZAC Arc Sportif soit inscrit en zone US et non pas en UFh, et que soit précisées les directives relatives aux secteurs dénommés " de destination encadrée"

12°) que le coefficient d'emprise au sol soit maintenu à 40% en moyenne et par ilôt, comme cela figure dans le dossier d'étude d'impact transmis aux services de l'Etat et approuvé par le conseil municipal.

13°) que la tour maraichère soit considérée comme une activité commerciale, ce que permet le zonage UFh, et de ce fait, qu'il ne soit plus fait référence à des constructions à destination d’exploitation agricole et forestière

14°) que la hauteur de tous les bâtiments soit  limitée à 27 m ( R+8) que ce soit pour le logement, mais aussi pour le bureau ( à 32 m au projet de PLU modifié).

15°) De même, les deux tours prévues à l’angle Paparenborde/Valmy et Argenteuil/Valmy d’une hauteur de 39m (R+12), doivent être ramenées à 27m.

16°) que la protection au patrimoine bâti n°29 soit maintenue

Secteur Gagarine

17°) que les pavillons de la rue Gagarine demeurent en zone pavillonnaire, c'est-à-dire en zone UD, pour consolider le caractère de ces deux secteurs et éviter le grignotage de la zone pavillonnaire de Colombes.

Secteur Stalingrad

18) Que la modification de zonage avenue de Stalingrad, rue d’Enghien, rue Lépine soit cohérente sur tout l'ilot.

Autres dispositions

19°)  que les dispositions relatives aux façades commerciales, qui ne sont pas des prescriptions mais des recommandations, soient intégrées aux annexes du PLU

20°)  que les dispositions de l'article de l'article UD7.1.1. soient complétés pour les formes urbaines ne soient pas "homogénéisées" façon toiture Mansart, et permette l'intégration de matériaux et de formes contemporaines

Je vous souhaite bonne réception de ce courrier, et tout en restant à votre disposition, vous prie de recevoir mes sentiments les meilleurs.

 

Patrick Chaimovitch

Conseiller municipal

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Published by patrick - dans colombes
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commentaires

lerig 28/11/2016 15:48

Bonjour,

Est-il possible de visualiser le projet de 300 logements prévus sur la phase 2 de la Marine ?

Merci.

Cordialement,

patrick 30/11/2016 21:48

bonjour,,
Pour l'instant, la maire de Colombes ne montre aucun plan.J'ai pu apercevoir un vague plan-masse lors de l’enquête publique, sans plus. Il se peut même que ce plan-masse soit modifié en fonction des conclusions du commissaire enquêteur. Je pense qu'à cette date, il a du les rendre.
cordialement
Patrick Chaimovitch

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