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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 13:04

Aujourd’hui, nous faisons toutes et tous le même constat, les inégalités et les discriminations prospèrent : discriminations raciales et sociales, différences de traitement entre hommes et femmes, absence de respect des droits des étrangers, fin de l'égalité d'accès à l'emploi, au logement, à la santé.

L'injustice environnementale est une double peine car ceux qui la subissent sont aussi les plus pauvres. Qui habite à proximité des autoroutes polluantes et bruyantes ? Qui doit faire les courses remplie de produits toxiques pour la santé ?

La crise et le contexte politique actuel, où racisme et homophobie sont banalisés, exacerbent les inégalités et discriminations.

Aussi, la collectivité doit jouer pleinement son rôle et accentuer son action pour défendre nos valeurs, notamment l'égalité entre les femmes et les hommes.

La démocratie s'est construite en tenant les femmes à l'écart et n'a longtemps concerné que les hommes. La journée internationale des femmes du 8 mars est l'occasion de réaffirmer que l'égalité entre les hommes et les femmes est un droit, qui doit encore progresser.

Qu'il s'agisse de l'accès à l'emploi ou de l'égalité professionnelle, les femmes restent les perdantes. Seulement 12% des métiers sont mixtes, le salaire d'une femme est 25% inférieur à celui d'un homme, 1femme salariée sur 4 touche un bas salaire contre à peine un homme salarié sur 10 ! Quand la précarité et le temps partiel se généralisent, avec leur cortèges de petits salaires, ce sont les femmes, jeunes et moins jeunes, qui sont les premières et le plus touchées: 80% des emplois précaires sont occupés par des femmes, augmentant par là-même leur isolement.

En ce qui concerne leur santé, les inégalités face à la dépression sont dues en partie à des situations économiques et sociales plus précaires qui les exposent davantage à la dépression et leur fait consommer 2 fois plus d'antidépresseurs que les hommes.

Leurs pensions de retraite sont inférieures de 40% à celles des hommes.

Pour plus d'égalité, il faut aussi favoriser l’accès des femmes à l'emploi et aux postes à responsabilité y compris politiques, contrecarrer la représentation sexiste des métiers, agir sur les écarts de salaires, permettre un plein accès des femmes ayant de jeunes enfants à la formation continue, lutter contre les stéréotypes dès l'école et au niveau de l'orientation professionnelle, organiser la mixité des emplois, collecter des données genrées et les rendre accessibles, continuer à soutenir les centres IVG et les centres de santé fréquentées plus par les femmes que par les hommes, en particulier celui de Colombes, gravement attaqué ces derniers mois par la municipalité UMP et où les actions de planning familial sont remises en cause.

Les droits des femmes acquis de haute lutte - depuis le droit de vote en 1944 jusqu'aux batailles des féministes dans les années 1970 pour disposer de leur corps comme elles l'entendaient et pas seulement procréer, et les revendications de la société dans son ensemble durant les 30 glorieuses- sont peu à peu remis en cause depuis quelques années et une ambiance de violence est d'autant plus prégnante à leur égard que la la parole féminine se libére et s'exprime au grand jour.

Coups, harcèlement, viol, prostitution, mutilations sexuelles…Les violences faites aux femmes sont multiples et ne diminuent pas.

Blagues sexistes, publicités dégradantes, agressions, viols, harcèlement et autres frotteurs dans les transports, les violences à l’encontre des femmes prennent de multiples formes et font chaque année en France de nombreuses victimes.

Le harcèlement sexiste auquel les femmes doivent faire face dans l’espace public et qui empoisonne leur quotidien est inacceptable. L’espace public, la rue, appartiennent à toutes et tous. Les femmes doivent pouvoir circuler et occuper librement les lieux publics sans être mises en danger ou menacées de l’être.

Le mariage exige le consentement mutuel entre les futurs époux. Une femme est libre de se marier, elle est également libre de refuser le mariage. la loi protège celles qui veulent échapper à un mariage forcé.

Et puis la violence directe:

Elles sont plus de 200 000 femmes à déclarer avoir subi des violences, physiques ou sexuelles en 2013. 16% seulement ont porté plainte. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon; en France

Ce sont 75 000 femmes majeures qui sont violées chaque année, soit 200 femmes par jour; 11 000 sont victimes de tentatives de viol. En 2013, 121 femmes sont décédées des violences faites par leur conjoint ou ancien conjoint, c'est-à-dire qu'une 1 femme est assassinée tous les 3 jours.

Tous ces faits ne sont pas nouveaux. Ils sont graves, ils sont inadmissibles.

A Colombes, dès 2011 la municipalité s'est engagée, avec les autres communes de la boucle nord, à faciliter le départ des femmes victimes de violences conjugales de leur domicile en les relogeant durablement, alliant politique du logement, politique sociale et droit des femmes.

Tous les jours, pas seulement le 8 mars, un réseau d'associations, de professionnels de la santé, du social, de l'éducation se mobilise pour l'égalité des sexes.

Tous les jours, et pas seulement le 8 mars, nous devons aussi être solidaires, et soutenir les avancées féministes pour toutes les femmes, partout dans le monde. Parce que la vérité, c'est que si nous n'agissons pas, il faudra attendre 75 ans avant que les femmes puissent prétendre à la même rémunération que les hommes, à travail égal. Dans les seize ans à venir, 15,5 millions de filles seront mariées avant même d'être pubères. Et, au rythme où vont les choses, toutes les petites Africaines qui vivent à la campagne n'iront au collège qu'en 2086.

La journée des femmes du 8 mars est l'occasion de réaffirmer que l'égalité entre les hommes et les femmes doit encore progresser. Pas seulement ce 8 mars, mais tous les jours.

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Published by patrick - dans tribune
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