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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 07:00

Tribune de septembre 2016 du groupe des élus Parti Socialiste, des élus Europe Ecologie–Les Verts, Parti Libéral Démocrate, Citoyens Autrement

Compte tenu de la gravité du sujet, nous avons décidé de faire tribune commune.

Dès cette rentrée, la municipalité a décidé de faire payer les Temps d’Activités Périscolaires (TAP), entre 3 € et 6 € par semaine et par enfant, selon le quotient familial, soit un tarif moyen de 4,50€.

Tous les élus de l’opposition, quelle que soit leur famille politique, se sont indignés de la mise en place de cette mesure et de la méthode employée.

1°) Après les élections de 2014, la nouvelle municipalité a modifié les modalités de mise en place des TAP en privilégiant le vendredi après-midi. La promesse de gratuité avait emporté de justesse l’adhésion des conseils d’école de la ville. La majorité n’a pas tenu parole. Cette tarification a été décidée sans concertation préalable avec les associations de parents d’élèves, qui expriment depuis lors leur indignation.

2°) La mise en place d’un tarif élevé, deux ans après cette promesse, est mystérieuse. Aucun élément nouveau n’impacte le budget de la Ville. L’Etat maintient son fonds d’amorçage au même niveau que l’an dernier.

3°) Il est difficile de comprendre les éléments financiers pour le moins sommaires présentés par la municipalité lors du Conseil Municipal du 24 mars 2016. Elle annonce un coût annuel de 1,3 M€ pour 6000 enfants inscrits aux activités. Or le coût réel pour la Ville doit prendre en compte les aides de l’Etat et de la CAF, soit respectivement 470 000€ et 324 000€. Le vrai coût pour le budget de Colombes n’est alors plus que de 504 000€. Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi déduire des dépenses qui n’existent plus ( pas de centres de loisirs le mercredi matin, pas d’étude le vendredi) et surtout intégrer la participation financière des familles.

En mars ,puis en juin, nous, élus d’opposition, avons demandé des explications . (voir les vidéos sur le site de la Ville ) Malgré les engagements pris nous n’avons toujours rien reçu.

La ville cherche-t-elle à cacher des informations ? On peut le penser.

En réalité: il n’y a pas de dépense nette, mais des recettes réelles sur le dos des usagers. En effet, sur la base du tarif moyen, le paiement imposé aux familles donnera lieu à une recette de 6000 enfants x 4, 5 euros x 36 semaines, soit 972.000 €. Il ne faut pas être un génie des mathématiques pour comprendre le subterfuge : la commune encaissera au moins

500.000 €.

Ce calcul très simple, réalisé sur la seule base des informations données par la municipalité, laisse songeur sur le modèle économique choisi par l’équipe du maire. La municipalité attend-elle des familles colombiennes le paiement d’un impôt dissimulé ? Qu’elle l’assume si c’est le cas… ou qu’elle produise des chiffres concrets et documentés, permettant de faire toute la lumière sur cette étrangeté budgétaire dont les familles vont faire les frais dès septembre.

Ce n’est pas tout …

Jusqu’à présent, les tranches du quotient familial étaient modifiées chaque année pour suivre l’inflation. Sans en faire de publicité, en mars 2016, les tranches ont été revues et de nombreuses familles vont basculer dès la rentrée dans la tranche supérieure à laquelle est appliqué un tarif d’activité qui parfois augmente aussi.

Prenons deux exemples : une famille A avec un couple, 2 enfants et un revenu mensuel de 3800€ ; une famille B avec une maman seule, 1 enfant et un revenu mensuel de 1250€.

La famille A passe d’un quotient familial de 5 en 2014 à 6 en 2016.

La famille B passe d’un quotient familial de 3 en 2014 à 4 en 2016.

Si les enfants fréquentent les activités après l’école, les TAP le vendredi et le centre de loisirs le mercredi,

  • la famille A payait 519,24€ en 2014, et paiera 850,20€ en 2016 soit + 64% en 2 ans.
  • La famille B payait 150,78€ en 2014, et paiera 290,40€ en 2016, soit +93% en 2 ans.

Et encore, on ne tient pas compte du prix des repas …

  • Si ces familles ont des enfants en collège ou lycée, elles supporteront aussi de fortes hausses pour des services comme l’aide aux devoirs.

Et il parait que les impôts n’augmentent pas ?

Chantal Barthélémy-Ruiz, Alexis Bachelay, Fatoumata. Sow, Michèle Etcheberry, Philippe Sarre, Patrick. Chaimovitch, Samia. Gasmi, Anne. Bourdu, Mohamed. Regragui, Veronique Monge,

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Published by patrick - dans colombes
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