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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 09:05

En 50 ans, la poubelle des ménages a doublé de volume. C'est une évolution qui s'explique par les évolutions de nos habitudes de consommation. De nouveaux produits apparaissent très producteurs de déchets, plats tout préparés, objets sur-emballés, produits à l'obsolescence programmée. Retrouver le temps de cuisiner à partir d'aliments achetés en vrac, choisir des produits non packagés, réparer et réemployer plutôt que jeter sont des comportements vertueux que nous devons encourager.

C'est ce que nous devrions faire à Colombes pour résister à cette mode du tout-jetable. Or les Colombiens ont augmenté le tonnage des emballages et journaux de 3,99% et du verre de 5,21% du en partie à la livraison des programmes de la Marine et de l’Ile Marante.

La collecte des encombrants, quant à elle, a baissé de 6,66%. Parallèlement, on constate une augmentation de 68,87% du nombre de dépôts sauvages et une diminution de 34,64% de la fréquentation des déchetteries due à la suppression de la déchetterie mobile rue Ménelotte depuis octobre 2014.

En 5 ans, depuis 2010, les ordures ménagères ont augmenté de 220 tonnes et atteignent 291kg/hab (et 386kg/habitant tous déchets confondus). Les encombrants en porte à porte ont diminué de 10%.

On voit à travers ces quelques chiffres qu'il y a des marges de progrès en matière de traitement des déchets, et que l'efficacité de vos choix n'est pas optimale.

Quant aux déchets non ménagers ((commune) ils sont passé de 2094 tonnes à 1079 tonnes, soit une diminution de 49%.

Sur les 33 524 tonnes de déchets tous types confondus, 77% servent à la valorisation énergétique, et 21% sont recyclés.

Quant aux déchets verts, sur les 180 tonnes identifiées, 6 tonnes de déchets ménagers sont envoyés à la plateforme de compostage de Cesson en Seine et Marne, et 154 tonnes de déchets municipaux sur la plateforme de Montesson dans les Yvelines. Le rapport ne fait pas de corrélation avec le développement du compostage, et c’est bien dommage.

Il n’y a pas de données longitudinale sur les évolutions de l’enfouissement et de l’incinération, pour vérifier que Colombes contribue à la baisse de ce mode de traitement des déchets nocifs pour l’atmosphère ou les terres agricoles.

Comme nous l’avons vu tout à l’heure, votre volontarisme en termes de développement durable ne va pas assez loin. Vous devriez réfléchir, et les écologistes sont prêts à le faire avec vous, à un Plan de lutte contre le gaspillage alimentaire avec, pour objectif, de diviser par deux ce gaspillage d'ici 2020. Au bout de la chaîne du gaspillage, il y a la collecte des bio-déchets. Ainsi pourrait-on multiplier les initiatives de collecte des déchets alimentaires au sein des établissements de la ville et sur ses marchés. On pourrait réfléchir à la mise en place, depuis 2015, de la collecte des déchets alimentaires dans les écoles et, après le repas, les enfants trieraient le restant de leur assiette, ce qui peut se faire de manière ludique.

Parallèlement, on pourrait expérimenter la collecte des déchets alimentaires en porte à porte des ménages, développer les ressourceries, permettant de réemployer et de recycler quantité d'objets. La simplicité et la proximité sont des éléments clés de la stratégie du "zéro déchet".

On pourrait développer de la commande publique responsable avec la création de clauses circulaires portant notamment l'éco-conception pour réduire les déchets dès l'origine, notamment sur les marchés et dans le bâtiment.

Voilà quelques suggestions qui pourraient mettre Colombes sur le chemin de l’exemplarité en termes environnementaux et en termes d’économies d’échelle, avec les Colombiens et au sein de la Métropole.

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Published by patrick
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