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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 21:00

Ces derniers mois, nous venons de subir en Ile-de-France de nombreux pics de pollution. Celle-ci est responsable de 48 000 morts par an en France. C'est la 3ème cause de mortalité après le tabac (78 000 décès) et l'alcool (49 000 décès). Alors que tous les décideurs le savent, beaucoup - c'est le cas à Colombes - tardent à s'attaquer à la pollution atmosphérique, à réduire la dépendance aux énergies fossiles, à favoriser des chauffages plus écologiques, à favoriser des modes doux de mobilité en ville.

La qualité de l’air concerne le bien-être, la vie quotidienne de nos concitoyens, mais c’est avant tout un enjeu sanitaire majeur. Comme dans d’autres métropoles françaises, cette question se pose avec acuité en Ile-de-France, qui connaît une pollution chronique au dioxyde d’azote et aux particules fines, et des dépassements fréquents des seuils réglementaires définis au niveau européen.

Face à cette question de santé publique, des réponses fortes sont nécessaires. Les mesures d'urgence ne suffisent plus. En Ile-de-France, la pollution de l’air provient principalement de la circulation automobile et notamment des rejets de particules fines produits par les moteurs diesel.

La réduction des niveaux de polluants uniquement en cas de pics de pollution ne permet pas d’assurer une prévention efficace des dommages sur la santé. Car les Franciliens, et donc les Colombiens, sont exposés quotidiennement aux polluants, et pas seulement quelques jours dans l’année. Même à des niveaux peu élevés, les particules fines ont des effets inflammatoires et contribuent au développement de maladies chroniques. Une récente étude attribue à la pollution de l’air une amputation de 6 mois d’espérance de vie en moyenne à Paris, 15% des cas d’asthme, et des maladies cardio-vasculaires.

La pollution de l'air est aussi une aberration économique. Elle coûterait plus de 100 milliards d’euros par an à la France en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises ou baisse des rendements agricoles.

Aussi, nous devons nous attaquer aux racines de la pollution et penser la ville de demain, pour que de telles situations ne se reproduisent plus.

Nous devons prendre un tournant qui laissera derrière nous les autoroutes urbaines et qui en finira avec les heures perdues dans les bouchons qui empoisonnent la vie comme l’air que nous respirons. Nous devons proposer aux automobilistes des solutions nouvelles pour remplacer ces véhicules polluants, en développant les transports en commun et des alternatives à l’usage de la voiture individuelle polluante.

A Colombes, la municipalité revoit à la hausse les normes de stationnement dans les documents d’urbanisme, prévoit de réaliser des centaines de logements avec des places de stationnement en trop grand nombre, conduisant à asphixier encore plus notre ville qui n’en peut plus, favorisant le stationnement sauvage sur tous les trottoirs pourtant destinés aux piétions.

A Colombes, la municipalité refuse de passer la voirie communale en zone 30, pour apaiser l’ensemble des déplacements, mieux partager l’espace public, réduire la pollution de l’air.

A Colombes, la municipalité refuse de créer de vrais itinéraires pour vélos reliés les uns aux autres sur l'ensemble de la ville.

Alors, à Colombes, nous devons agir pour que notre commune entre résolument dans une nouvelle ère : celle d’une ville plus économe, plus juste, plus respectueuse des modes de vie des uns et des autres,où la pollution est diminuée, où l’espace public est mieux partagé, où les bâtiments produisent de l’énergie plus qu’ils n’en dépensent, où la démocratie est revalorisée.

C’est le projet des écologistes à une échelle locale, à l'échelle de Colombes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by patrick - dans tribune
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