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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:00

Que ce soit lors de la primaire de la gauche ou du 1er tour des élections présidentielles, je vote et j'appelle à voter en faveur de l'écologie.

En novembre dernier, nombre de sympathisants de gauche, de militants de gauche, de militants écologistes ont voulu participer à la la primaire de la droite. Officiellement, pour faire barrage à Sarkozy et éviter un duel entre l’ancien Président et le FN, duel jugé plus favorable à Le Pen mais aussi parce qu’ils avaient intériorisé une défaite possible, probable de la gauche. Pire, parce qu’ils la souhaitaient, à cause des illusions qu’ils avaient mis dans la gauche en 2012, oubliant les années Mitterrand ou les années Jospin, faites d’avancées sociales, démocratiques, écologiques, mais aussi de reculs.

Je n’ai pas aimé à ce moment-là la rage de vouloir balayer un parti socialiste traité de tous les noms, jugé responsable de tous les maux, comme si 10 ans de gouvernements de droites n'avaient laissé aucune trace, comme si le monde n’était pas en mouvement, comme si le PS n'était pas balloté par la tempête des représentations politiques. Ce qu’on avait pu vivre après les élections municipales et régionales étaient un signal, le social-libéralisme a été désigné seul coupable. Etait-ce sérieux?  Je n’ai pas compris le sens historique que pouvait prendre la guérilla menée par les frondeurs socialistes et une partie des écologistes au Parlement dès 2012, même si j’en déchiffrais le sens politique. Cela a conduit à des erreurs de jugements, des contresens politiques et à ne plus avoir de représentation politique de gauche ou écologique dans de grandes régions, telles les Hauts-de-France et PACA

Le bilan a été édifiant ; tous ces gens n’avaient pas vu venir et su interpréter la lame de fond qui traverse le pays, mais aussi l’Europe, mais aussi le monde. Et la primaire de droite a donné le résultat que l’on sait.

Je suis aussi sidéré de voir comment certains thuriféraires de l’anti-hollandisme sont depuis quelques semaines aimantés par la candidature Macron, après avoir fait l'apologie de Juppé lors de la primaire de la droite, sans même lire leurs programmes respectifs. Il est vrai que la nature humaine peut être des plus mystérieuses.

La primaire de la gauche va prochainement essayer de renouveler une offre politique centrée sur le PS après le renoncement de F. Hollande, la chasse aux sorcières dont il a été à la fois la cause et la victime, et les règlements de comptes d’apothicaires dont il a fait les frais. Cette offre pourra-t-elle émerger ? C’est aux électeurs de le dire.

Pour ma part, j’ai décidé de participer au 1er tour de cette primaire-là. Non pas pour choisir un socialiste parmi d’autres, non pas pour affaiblir la gauche et les écologistes au profit de l’extrême-droite, mais pour dire et affirmer ma volonté d’écologie, d’une écologie qui s’adresse à tous et propose des solutions pour demain qui n’excluent personne.

En effet, parmi les 7 candidats figure un écologiste que je connais depuis longtemps et dont les convictions écologistes sont incontestables, François de Rugy, député et Vice-président de l’Assemblée Nationale. On peut être en désaccord sur tel ou tel point de son projet,et je le suis, Mais pas sur le fond de son engagement écologique. François de Rugy a quitté EELV en 2015 pour cofonder le parti écologiste plutôt partisan d’une écologie réformiste. A cette époque, déjà favorable au rassemblement de la sphère écolo la plus large possible, j’ai pensé que sa démarche n’allait pas dans le bon sens et était inappropriée malgré la crise profonde que traversait EELV due à des positions extrêmement radicales, voire sectaire de la majorité de ses militants, provoquant une évaporation des adhésions. Je suis d’ailleurs depuis longtemps  dans la minorité de ce parti pour ces raisons. Ce désaccord stratégique avec François de Rugy, mes divergences avec certains points de son programme présidentiel ne m’empêcheront pas de voter pour lui et d’appeler à voter pour lui au premier tour de la primaire de la gauche, pour que l’écologie soit entendue.

S’il est sain que d’autres candidats s’écologisent (il y avait eu Juppé, il y a désormais Mélenchon et Hamon), je considère qu’un vote pour un changement de modèle de développement passe par le vote clair et net en faveur de l’écologie. Donc pour François de Rugy dans le cadre de la primaire de la gauche.

Il est probable que celui-ci ne passera pas la barre du 1er tour (ou alors ce serait une formidable surprise). En conséquence de quoi je ne participerai pas au second tour de la primaire de la gauche.

Et je me rabattrai alors sur l’élection présidentielle, ou tout au moins sur son premier tour. Le second tour reste pour moi pour l’instant une inconnue. Et sur le seul candidat porteur alors d’écologie.

Je faisais partie de ceux qui militaient pour que eelv participent à la primaire de la gauche, proposition pas du tout acceptée au sein de EELV à mon grand regret. EELV a organisé sa propre primaire, ce qui ne me convenait pas.

J’ai toutefois fait le choix, très récent,  de soutenir quand même la candidature de Yannick Jadot, seule candidature véritablement écologiste dans le panel des candidats potentiels le 23 avril prochain. Comme lui mon obsession est la victoire de l’écologie.

Seule une forte mobilisation de l’électorat lors de primaires de la gauche et du premier tour de l’élection présidentielle peut permettre d’éviter le duel annoncé entre le candidat de la droite et celui de l’extrême-droite. Et si cette mobilisation s’oriente vers l’écologie, c’est que les électrices et les électeurs sauront donner du sens à leur vote, et éviteront un vote par défaut.

L’écologie, c’est le vote de conviction. C'est ma conviction. Ce peut être la votre.

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