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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 23:09

Un article du Parisien paru ce matin titre sur l'école Simone Veil, située dans l'écoquartier de la Marine, et sur le fait qu'elle aurait été mal conçue.

L'article fait état de graves dysfonctionnements acoustiques, bien réels, et aborde les plaintes des parents et la manière dont la municipalité veut engager des procédures devant le tribunal administratif avant de faire jouer son assurance dommage ouvrage.

Je n'avais pas eu à suivre directement ce dossier quand j'étais maire-adjoint, mais la manière dont la municipalité traite ce dossier est plus qu'exaspérant.

En effet, cet article est en partie inexact et visiblement la municipalité, hostile depuis le début à l'écoquartier au point d'en faire disparaître toute référence (cf le dernier conseil municipal), a tout fait jusqu'à maintenant pour que ce dossier soit réglé rapidement et dans de bonnes conditions. Il faut dire aussi que les ingénieurs et techniciens municipaux qui avaient suivi la conception et le chantier, du fait d' une politique du personnel inadéquate, ont quitté la ville!

L'école n'a pas été mal conçue comme le titre le Parisien, mais il y a une mauvaise mise en œuvre de plâtres acoustiques déjà utilisés et qui ont fait leurs preuves dans d'autres constructions. Cette mauvaise mise en œuvre est le fait d'une entreprise sous-traitante. Ce fait a très tôt été identifié par les bureaux de contrôle, et des solutions de correction ont été testées par l'entreprises donneuse d'ordre dans deux salles de classe, test qui ont donné satisfaction. Comme dans tout litige lié à un chantier, les assurances ont été saisies, des experts désignés, et si le diagnostic était bien identifié, un désaccord a porté sur la responsabilité de la mise en œuvre.

A ce moment-là, il aurait fallu que la mairie fasse jouer immédiatement sa garantie dommage-ouvrage, sans tarder, ce qui aurait permis à ce que l'ensemble des classes concernées soient traitées dès les vacances scolaires d'été, voire à celles de la Toussaint, au pire à Noel, au très pire aux vacances de février. La ville engageait la dépense et se faisait rembourser par les assurances une fois le litige tranché. Mais Nicole Gouéta n'a pas voulu procéder de la sorte et a préféré attendre mars 2017, pour finalement déclencher un référé au tribunal administratif, et proposer de transférer les élèves à la rentrée prochaine dans d'autres établissements alors que les travaux pourraient être réalisés pendant l'été.

Cette crispation incompréhensible lui permet alors d'incriminer l'architecte de cette opération, qui est pourtant quelqu'un de reconnu dans la profession, ainsi que l'ancienne équipe municipale, à l'origine de l'écoquartier. Le plus terrible, c'est que cette absence de prise de décision dès que la malfaçon a été identifiée a été irresponsable car préjudiciable à la scolarité des enfants du quartier et à la qualité du travail de l'équipe enseignante, alors que tout aurait pu être physiquement réglé depuis des mois.

Tout cela sent l'incompétence et la mauvaise fois. C'est petit, c'est minable, c'est Gouéta.

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Published by patrick - dans colombes
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