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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 22:53

Emmanuel Macron a été élu président de la République. C'est bien. Les électeurs, 20,7 millions d’entre eux, soit parce qu’ils aspiraient au changement,  soit pour faire barrage au Front National, soit par dépit de l’absence de leur candidat du 1er tour, mais décidés à faire vivre les institutions, ont fait ce choix. J’étais l’un d’eux, et je ne le regrette pas.

Ils ont eu raison. Nous avons eu raison. On a vu, lors du débat entre les 2 tours, que Marine Le Pen n’avait pas envie réellement d’être présidente et se foutait complètement de cette élection. Que son but est de faire tout simplement péter le pays. On le savait avant. Une grande partie des français ont partagé cette évidence. Sauf les 10,6 millions de français qui ont voté pour l’extrême-droite.

Ils ont été hélas été rejoints de fait par les abstentionnistes (12,1 millions), par celles et ceux qui ont voté blanc (3 millions) et par le million de bulletins nuls.

Nos institutions sont telles qu’il nous faut plébisciter plus ou moins un Président, avant d’élire un parlement avec un mode de scrutin qui interdira à une partie des français de s’y sentir représentés.

Ce système ne peut plus durer. Il est périmé, obsolète, déliquescent. Et ce n’est pas parce qu’Emmanuel Macron est élu largement pour des motifs multiples qui ne sont pas tous l’adhésion à son projet que cela va changer la donne. Ca ne marche pas comme cela, si je puis dire. La République n’a pas besoin d’incarnation. Elle a besoin de plus de démocratie.

Je partage l’idée que sa candidature répond à une attente que l’on rencontre dans de nombreux pays dans le monde et en Europe, particulierement dans l'union européennes. La mondialisation sans règles, sans régulations et sans protections exaspère les peuples et les citoyens. En France, Macron essaie d’apporter une réponse qui bouleverse les anciens codes et attire toutes les couches de la population, sans nécessairement toucher tous les territoires nI convaincre là majorité des français.

Les crises climatiques ajoutent de nouvelles peurs car nos gouvernants sont frileux pour prendre les décisions qui garantiront un futur, qui assureront un avenir aux générations prochaines, et un présent à ceux qui se sentent menottés et impuissants face aux défis écologiques. Les propositions d’E. Macron, à ce stade, ne sont pas inexistantes mais semblent s’arrêter au milieu du gué.

Je ne suis pas un défenseur inconditionnel du programme social issu du conseil national de la résistance de 1944. Mais il n’empêche qu’il a structuré la prospérité de la France pendant 50 ans. Les propositions du nouveau Président qui s’orientent vers des contrats peut-être pas très sociaux, risquent d’aller à l’encontre d’un modèle qu’il faut néanmoins rebâtir en y intégrant les nouvelles solidarités permettant à chacun d'avoir un revenu décent permettant de se loger, de se déplacer, de se nourrir, de se vêtir, et de bénéficier des protections sociales et des retraites dignes. Je ne retrouve pas ces préoccupations dans son projet. De ce point de vue je trouve E. Macron plutôt « dégagiste ».

Et moi, je ne suis pas adepte du vocabulaire autour de l’oligarchie, de l’antisystème, du dégagisme, ou des révolutions. Je suis un écologiste modéré, mesuré : les sociétés mutent et doivent muter, mais en préservant ceux et celles qui les composent, et en protégeant notre bonne planète. Des dirigeants doivent orienter un pays, permettre les adaptations en préparant, formant, accompagnant celles et ceux qui sont les plus fragiles et les moins prêts au changement. La precarite ne peut etre un avenir radieux. Là encore, j’ai des doutes sur le projet d’E. Macron.

Parce que je crois à la chose politique, je ferai partie de ceux qui auront à cœur l’avenir de notre pays et je soutiendrai E. Macron et son gouvernement dès lors que je partagerai les mesures que je jugerai utiles. Au contraire, je n’hésiterai pas à critiquer, voire à m'opposer à celles qui iront à l’encontre de ce que je crois juste. Cette attitude, que j’ai eue sous le quinquennat Hollande, je la renouvellerai sous le quinquennat Macron. Il n’y a aucune raison que je sois à priori dans une opposition permanente et théorique. Il n’y a aucune raison également que je sois à priori le thuriféraire d'E. Macron et de ses prochains gouvernements.

Et évidemment, l’écologie et l'Europe seront deux de mes chemins d’appréciation des politiques publiques qui seront mises en œuvre.

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