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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 22:31

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Le rapport de développement durable, instauré par la loi Grenelle 2, est désormais obligatoire pour les collectivités de plus de 50 000 habitants. Il constitue une excellente occasion de faire un point régulier et précis sur nos activités en matière de Développement durable. Il donne une vision d’ensemble de notre politique municipale en la matière, et il met l’accent sur le caractère transversal et partenarial des démarches liées au développement durable sur le territoire colombien. Au moment même du budget, il constitue un outil utile pour en évaluer l’évolution et éclairer nos choix budgétaires.

C’est une bonne chose, nous nous félicitons, bien sûr, des progrès qui ont pu être réalisés dans notre ville ces dernières années en matière de développement durable et nous remercions les services pour l’élaboration de cette « photographie » de notre action.

A des degrés divers, toutes les délégations et tous les services municipaux sont concernés par le développement durable, et nos délégations EELV ont largement contribué à ce bilan (urbanisme respectueux du cadre de vie, gestion plus écologique de la ville, cadre de vie plus vert, réseau d’Economie Sociale et Solidaire, projet culturel intégrant le développement durable…), nous nous en réjouissons. Nous sommes heureux, malgré un contexte budgétaire extrêmement tendu, de la réussite relative de ce point d’étape. La Ville de Colombes n’aura jamais été autant au fait du développement durable et marque de ce point de vue une véritable rupture avec la mandature précédente. Nous pouvons avec fierté nous en satisfaire.

Mais ce rapport souligne aussi tous les progrès qu’il nous reste à faire. Nous devons en effet aussi être conscients du chemin qu’il reste à parcourir et des axes de progrès.

La transversalité doit pouvoir progresser et s’ancrer toujours plus. Nos efforts en matière de mobilité durable sont insuffisants au regard de la place trop importante encore accordée à la voiture. Nous manquons de zones 30 et de km de linéaires cyclables. Un meilleur partage de la voirie, une meilleure accessibilité handicapée, et un meilleur maillage des transports en commun s’imposent, comme en atteste encore récemment l’insuffisance de bus occasionnée par l’arrivée du tram.

Nous regrettons toujours l’absence de solution réelle d’auto partage sur notre ville au profit de l’absurde système Autolib dont les effets sont tout à fait minimes au regard du coût. Nous resterons vigilants à ce que la mise en place du plan de déplacement dans l’administration soit en cohérence avec l’objectif de réduction de l’automobile et de report sur des modes de transports doux et non polluants.

Nous sommes en retard sur la mise en place d’un Plan Climat territorial. Il est en effet impératif que nous puissions, à partir des diagnostics des émissions de gaz à effet de serre actuelles de notre commune, mettre en œuvre les potentiels en énergies renouvelables sur notre territoire.

La finalisation des diagnostics énergétiques doit désormais nous permettre d’assurer la préparation d’un plan pluriannuel d’investissement d’économies d’énergie, auquel nous n’échapperons pas. Le Programme d’Intérêt Général (PIG) précarité énergétique et habitat indigne, doit être une vraie priorité. Nous redisons la nécessité d’intégrer la rénovation et l’isolation de nos bâtiments et de notre patrimoine dans nos actions d’économies d’énergies, au détriment de l’enfouissement et de la réfection de voirie qui ont déjà été trop largement investis.

Nous sommes également en retard sur la mise en place d’un Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement mêlant outils de réglementation (plan de déplacement urbain, schéma d’orientation et de cohérence territoriale, plans locaux d’urbanisme…), réflexions sur la perception du calme, audits et travaux d’isolation et de revêtement voirie.

Enfin, la lutte contre les incivilités mériterait que l’on fasse un meilleur usage de la verbalisation.

Le contexte difficile de crise qui s’éternise et se complexifie, rend plus impérieux que jamais les changements de comportements et de pratiques, et les solutions alternatives. Les enjeux de développement durable sont de véritables moteurs de notre développement et non des freins comme certains le croient. L’Economie Sociale et Solidaire, dont la contribution à ce bilan est significative, doit de ce point de vue pouvoir passer à une étape supérieure. C’est un chemin nécessaire pour construire une société plus juste et équilibrée. Il suppose des transformations en profondeur. Osons-les ! L’écologie doit être plus présente dans les choix que dans les discours !

Claire Gagnière et Dominique Frager

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Published by patrick - dans colombes
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