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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 23:14

Réforme de l'éducation prioritaire à Colombes :

L’avenir de nos enfants mérite mieux

 

Créées en 1981, les Zones d'Education Prioritaires (les ZEP) avaient comme objectifs de  « corriger l’inégalité sociale par le renforcement sélectif de l’action éducative dans les zones et dans les milieux sociaux où le taux d’échec scolaire est le plus élevé ».

 

En 1990 une première relance de l’éducation prioritaire a été engagée, suivie d'une seconde relance en 1997 avec la création des Réseaux d'Education Prioritaire. En 2006, un nouveau plan de relance de l'éducation prioritaire est mis en œuvre avec les Réseaux de Réussite Scolaire. Elle est enfin reprise en 2014 dans le cadre de la loi de refondation de l'école de la République.

 

Trente-trois ans après sa création, et après 4 plans de relance, l'éducation prioritaire est au bout du compte mal en point, et parfois en danger.

 

A Colombes, les enseignants et les parents d’élèves des maternelles Reine Henriette et Ambroise Paré,  des écoles  élémentaires Ambroise Paré A et B, du collège Gay Lussac ainsi que ceux des lycées Guy de Maupassant et Valmy ont appris que leurs établissements ne bénéficieront plus des quelques moyens supplémentaires qui permettaient de faire un peu mieux, dans des quartiers subissant de plein fouet la crise sociale, environnementale et économique du pays. Cette information a été rendue publique hier par la ministre de l’Education nationale dans le cadre de la présentation de la nouvelle cartographie de l’éducation prioritaire.  

 

Pourtant, concrètement,  des moyens supplémentaires engagés pour ces établissements :

 

-  C’est permettre que le nombre d’élèves par classe soit allégé.

 

-  Ce sont des dispositifs d’aides et de soutien  pour les élèves en difficultés (assistants pédagogiques, réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficultés).

 

- Ce sont des directeurs d’écoles qui disposent du temps nécessaire pour accomplir pleinement  leurs missions envers des parents qui ne trouvent que ces derniers au sein de l'institution scolaire pour répondre à leurs interrogations, qui aident par ailleurs les au quotidien dans leurs difficultés sociales, en complémentarité des acteurs sociaux du quartier.

 

- Ce sont des conseillers principaux d'éducation en nombre pour répondre aux besoins des élèves.

 

- Ce sont des équipes d'enseignants qui restent plus stables qu'ailleurs et  agissent sur la longue durée en mettant souvent en place des dispositifs pédagogiques adéquats.

 

Aujourd’hui la sortie du dispositif est un mauvais signal adressé à la communauté éducative et aux familles déjà le plus durement touchées par la crise. Les enseignants, ont l’impression que le travail mené dans des conditions souvent difficiles est récompensé … par une dégradation de leurs conditions d'exercices, et, pour les parents d'élèves, par une dégradation des conditions  d'apprentissage de leurs enfants.

 

Elle traduit pour la collectivité et les familles un sentiment d'incompréhension, car si les mesures favorisant la mixité sociale parviennent à donner des solutions satisfaisantes pour certains, elles tendent à laisser au bord de la route et à reléguer d'autres parties de nos populations, leur faisant comprendre que, quelque soit leur choix d'habitation, ce choix serait de toute façon un mauvais choix. 

 

Aujourd’hui il s’agit de maintenir les moyens déjà existants, moyens qui sont malheureusement souvent insuffisants.

 

Le problème de la réforme de l'éducation prioritaire est qu’on attribue des moyens non pas en fonction des besoins des établissements et de leurs élèves, mais essentiellement en fonction de logiques  comptables.

Certes un soutien financier va être maintenu, mais qui sera dégressif  et aura disparu dans 3 ans.

 

 L’avenir de nos enfants mérite mieux.

 

Certains aides financières (l'actuel Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS), ou encore la réussite éducative,  dépendent de la politique municipale en direction des établissements du premier degré.

 

C’est pourquoi  les écologistes, demandent au Ministère de l’Education Nationale et au Rectorat :

-  de conserver les moyens supplémentaires aux établissements classés actuellement en Réseau d'Education Prioritaires à Colombes, établissements scolaires qui en ont bien besoin.

- de pérenniser les aides financières pour les écoles primaires et maternelles de ces secteurs encore classés en Réseau d'éducation prioritaires

 

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Published by patrick - dans colombes
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