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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:54

La mort de Kim Jong Il fait plaisir. Après tout, il n'y a pas que le peuple coréen qui soit destiné à quitter l'enfer coréen, même si les membres de la dynastie familiale ne risquent pas de connaitre le m^me enfer.

Mais surtout, il faut essayer de comprendre si cette disparition, et la désignation de son fils pour lui succéder, est un élément d'évolution dec cette partie de l'Asie, au moment où la Chine a un rôle économique et géo-politique de plus en plus déterminent.


Vers la mi-août 2008, le leader nordcoréen Kim Jong Il a été victime d’un accident vasculaire cérébral.

L’absence d’héritier politique désigné a suscité des inquiétudes, en Corée du Nord et dans le monde, sur la stabilité du régime. Le 8 janvier 2009, Kim Jong-il a donc désigné, dans la précipitation, son troisième fils, Kim Jong-un, pour lui succéder et en a informé la direction du Parti du travail de Corée.


kim-jong-il.jpgLe 5 avril, la Corée du Nord procédait au lancement d’une fusée, malgré les mises en garde répétées de la communauté internationale. Elle a ensuite mené avec succès, le 25 mai suivant, un deuxième essai nucléaire souterrain.


L’instauration d’un « système de succession » pour Kim Jong-un ayant été accélérée pendant la première moitié de l’année 2009, l’héritier désigné de Kim Jong-il a commencé, à partir de l’été de la même année, à intervenir dans la politique extérieure du pays. Début août 2009, la Corée du Nord choisit d’assouplir sensiblement son attitude à l’égard des États-Unis et de la Corée du Sud. Mais Séoul et Washington ont alors ouvertement préparé des plans militaires destinés à intégrer la Corée du Nord en cas d’effondrement de celle-ci. Le régime nord-coréen a réagi en faisant monter les tensions militaires dans la péninsule pour montrer qu’il n’est pas aussi fragile que les autorités de Séoul le pensent.


La Chine est aujourd’hui le seul pays au monde à entretenir des relations étroites avec les deux Corées dans le contexte d’une péninsule coréenne divisée.


La politique chinoise vis-à-vis de la péninsule comprend trois tendances : réduction des tensions concernant le dossier nucléaire nord-coréen, maintien des liens traditionnels et des relations économiques avec la Corée du Nord et coopération économique avec la Corée du Sud.


Le principal souci de la Chine est en fait de préserver la stabilité et de prévenir un potentiel nouveau conflit sur la péninsule coréenne qui représente historiquement pour elle un véritable « verrou géopolitique » et constitue aujourd’hui un dossier complexe, ponctué d’incertitudes, sur lequel sa marge de manœuvre n’est pas sans limites. Le contexte de la division coréenne et son hypothétique future réunification oblige la Chine à anticiper divers scénarios qui rendent parfois sa politique envers la péninsule ambivalente.


Source : revue Hérodote, n°111, 2ème trimestre 2011.

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Published by patrick - dans démocratie
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