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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:29

Une petite coupure dans une semaine très chargée, et visite samedi après-midi d’une très belle exposition au musée de Colombes


Le musée d’Art et d’Histoire a choisi de consacrer sa seconde biennale au travail à froid de la matière.  Près de 69 pièces exceptionnelles taillées, gravées, peintes, sculptées sont présentées.

La matière première est la même mais chaque artiste choisit de la travailler différemment, non seulement à chaud, pour la forme initiale mais aussi à froid. Et c’est cette intervention que le musée a choisi de mettre en avant à travers les différentes techniques qui permettent d’intervenir sur le verre a posteriori : la taille, le polissage, le sablage, le travail à l’acide, la métallisation ou la peinture. 21 artistes ont été mis à l’honneur par le musée pour l’originalité de leurs créations.


Les Colombiens Jean-Pierre Baquère et Franck Benito, Mathilde Caylou, Gilles Chabrier, Olivier Fonderflick, Denise Geisen, Ghislène Jolivet, Xavier Lenormand, Antoine et Etienne Leperlier, Matei Negreanu, Fabienne Picaud, Erich Schamschula, Joseph Tomecko, François Vigorie, Yan Zoritchak, Czeslaw Zuber, les perlières Catherine Cazes, Valérie Jan, Suzanne Nézot, Michi Suzuki rivalisent de savoir faire et d’imagination.


Afin de mettre ces créations en perspective, le musée a fait le choix d’exposer des pièces anciennes. On découvre ainsi sept pièces exceptionnelles prêtées par la Société Daum et tirées en édition limitée dans les cristalleries de Nancy. Créées entre 1974 à 2000 pour cette prestigieuse maison, elles sont signées Arman, Dali, Dan Dailey, Demarchi, Mc Connico, Topor, Bernard Citroën…


Pour compléter cet aperçu de la tradition verrière à la française, le musée présente douze pièces de la Maison Schneider. Formés notamment chez Daum à Nancy, les frères Ernest et Charles Schneider avaient ouvert à Epinay-Sur-Seine (93) en 1913 leur propre verrerie, qui a marqué la production internationale entre les deux guerres. Leur ligne, « Le verre français », s’inscrit dans la tradition de l’école de Nancy avec des motifs animaliers et végétaux gravés à l’acide sur verre coloré multicouches tandis que leur ligne « Schneider » s’ouvre au mouvement Art déco par ses formes épurées aux forts contrastes colorés.


Franchement, un régal pour les yeux et l’occasion de découvrir un art méconnu.

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Published by patrick - dans colombes
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