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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 15:48

Le socialiste Eric Loiselet rejoint Europe Ecologie

Voici un cas qui illustre l'attraction des écologistes. Le premier secrétaire fédéral de la Haute-Marne et co-fondateur du Pôle écologique, mini-courant du PS pourrait figurer sur la future liste du rassemblement écologiste en Champagne-Ardenne, aux prochaines régionales.

Rose ou vert, vert ou rose. «Question de dosage, au final.» Lui a décidé de changer de dominante. Eric Loiselet, patron de la fédération PS de la Haute-Marne, s’apprête à rejoindre Europe Ecologie. Il doit l’annoncer ce mardi, lors d’une conférence de presse à Reims. Et devrait aussi proposer sa candidature sur la liste du rassemblement écologiste pour les régionales de mars prochain en Champagne-Ardenne.

Lundi, le cofondateur du Pôle écologique au PS - créé en janvier 2008 - a prévenu les militants de sa fédération et adressé une lettre à Martine Aubry, «amicale et précise». Il n’en veut pas à la première secrétaire qui avait rencontré, à leur demande, les membres de ce mini-courant (1,59% des voix au congrès de Reims), le 13 septembre. Un «signe de dégel». Aubry avait même «envoyé des signaux positifs, notamment sur la fiscalité écologique. On a eu l’impression qu’elle avait fait un vrai travail dans l’été.»

Ce qui n’a pas suffi à nuancer son diagnostic: sur les questions écologiques, «le PS n’est pas en pro-action», assène Loiselet. «Or, à un certain moment de sa vie politique, on ne peut plus se sentir dans une position réactive».

Avec ses amis du Pôle, dont le député Christophe Caresche et Géraud Guibert, il a bien tenté de presser le pas socialiste sur ces problématiques. Mais «les petites victoires précédaient souvent un recul, voire des batailles d’arrière garde». Et le passage à la vitesse supérieure ne s’annonce pas pour tout de suite: «les régionales vont occuper les énergies jusqu’en mars», la rénovation sera à l’agenda pour «la suite du premier semestre», «ces enjeux seront abordés au mieux après cela, si les primaires ne reportent pas encore ce débat.»

«Cette idée de dépassement l’a convaincu»

Et puis, le chamboulement du jeu à gauche a fait le reste. A côté d’une «famille politique réactive», «une composante en train de recréer une dynamique». Après la percée d’Europe Ecologie, le 7 juin, le Pôle a accusé réception de «l’appel à l’ouverture» de Daniel Cohn-Bendit — «Message reçu Dany, parlons-en». «On t’attend», ont encore lancé pour plaisanter certains écolos à Loiselet, invité comme porte-parole du Pôle aux universités d’été des Verts à Nîmes. Il a aussi évoqué le sujet avec Jean-Vincent Placé (Verts), les eurodéputés Yannick Jadot et Sandrine Bélier qu’il connaît depuis des années, avec l’association des «Amis de Dany Cohn-Bendit» et la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot.

«Il a longtemps essayé de pousser ses idées au PS mais a fait un constat d’échec et, parallèlement, il a vu qu’il y avait une vraie dynamique de rassemblement autour d’Europe Ecologie qui allait au-delà des Verts, ouvert aux autres sensibilités, aux autres histoires politiques, raconte Yannick Jadot, ex de Greenpeace France. Il n’avait pas à se fondre dans une culture existante. Cette idée de dépassement l’a convaincu.»

Assurant qu’il «reste à gauche» et même «fidèle aux valeurs socialistes», Loiselet minimise, du coup, son transfert, qui ne passe pas par la «formule classique d’une prise de carte d’adhésion». Il avance que «la gauche française est en cours de recomposition» et dit travailler à son «dépassement», non à son effritement. Mais il met en garde son ex-parti: «le 7 juin, certains adhérents du PS ont voté pour Europe Ecologie, puis sont partis aussi, sur la pointe des pieds, sans se fâcher. Et il y en a d’autres encore qui feront de même.»



Robert Lion rejoint Europe-Ecologie

Robert Lion ,délégué général de l’Union des HLM entre 1974 et 1981, membre fondateur de l’Agence pour les Economies d’Energie (ADEME) directeur de cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy en 1981, directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations de 1982 à 1992,  militant associatif depuis 1992  (Earth Council, Energy 21, Médecins du Monde, Coordination Sud, Greenpeace...), président d’Agrisud depuis 2002, il a aussi participé activement, en tant que membre de l’Alliance pour la Planète, au Grenelle de l’environnement. Il quitte la présidence de Greenpeace France pour rejoindre Europe Ecologie et sera candidat aux régionales de mars, aux côtés de Cécile Duflot, tête de liste en Ile-de-France.

"C’est un engagement, un pas de plus, dans un parcours qui a commencé dans les années 70", "C’est le combat qui m’intéresse", explique Robert Lion qui déclare "trouver plus d’écho à ses préoccupations fondamentales du côté d’Europe Ecologie" que des socialistes "qui ont raté le coche en matière d’environnement".

 

Politiques 09/11/2009 à 00h00

Gatignon : «C’est le PCF qui m’a quitté»

Intervie Par MATTHIEU ECOIFFIER

Stéphane Gatignon, 40 ans, est maire PCF de Sevran (Seine-Saint-Denis) depuis mars 2001. Il confie en exclusivité à Libération son choix d’être «candidat aux élections régionales sur la liste d’Europe Ecologie». Et ambitionne - «pourquoi pas ?» - d’être tête de liste en Seine-Saint-Denis.

Vous êtes la première figure communiste à rejoindre ce rassemblement. Qu’est-ce qui motive votre décision ?

Depuis la chute du mur de Berlin, on est resté dans le tunnel de la fin du communisme. L’explosion du réacteur de Tchernobyl aurait dû être refondatrice, en ce qu’elle remet en cause le productivisme et l’industrialisation planificatrice. Mais nous n’avons jamais travaillé sur ce qu’a représenté pour nous l’écroulement du monde soviétique. Ni réussi à remettre en cause notre matrice marxiste-léniniste, y compris en termes d’organisation du parti. Entre-temps, des éléments nouveaux ont surgi, comme le réchauffement climatique, la finitude des ressources de la planète.

Vous quittez le parti ?

C’est plutôt le parti qui m’a quitté. Mais je reste communiste.

Avez-vous rencontré Marie-George Buffet ?

L’ambiance était chaleureuse, il ne manquait que le thé et les boudoirs. Elle est sympa, Marie-George. Sur le fond, elle a trouvé que je n’avais pas tort. C’est tellement le marasme intellectuel et le désarroi dans le parti… Tout le monde est gêné, car les questions posées par mon départ sont de vraies questions. Je pense que le parti devra participer à la recomposition qui se fera après les régionales autour d’Europe Ecologie. Sinon il mourra.

Comment réagissent vos camarades ?

Ceux qui viennent me voir en me disant «c’est compliqué mais intéressant» ont moins de 45 ans. Pour les autres, c’est plus dur. Au PCF, quand tu es dissident, c’est : «Tu restes et tu te tais» ou «tu t’en vas et tu te tais».

Vous tirez la leçon de l’échec des communistes refondateurs ?

On a fait de très belles choses. Il y a eu des écrits très justes et très forts, notamment entre 1989 et 1993. Depuis, on tourne en rond parce qu’on n’a pas su aller au bout de la rupture. Il n’y a que l’Humanité pour écrire, la semaine dernière, que la RDA, c’était mieux ! Depuis trente ans, la direction du PCF a mis tous ses dissidents dans un ghetto intellectuel et l’extrême gauche s’est enfermée dans la pureté révolutionnaire.

Le paradigme écologique oblige à repenser la question sociale ?

Pour moi, l’écologie est d’abord une question sociale. Au sein de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), aucun élu de droite comme de gauche ne s’est battu pour financer des appartements à basse consommation et des réhabilitations HQE (haute qualité environnementale). A la cité des Beaudottes aujourd’hui, on est entre 150 et 200 euros de charges mensuelles, alors qu’on peut livrer des appartements à 150 euros de facture annuelle.

Vous allez incarner l’écologie sociale de banlieue au sein d’Europe Ecologie ?

Ce qui est intéressant avec Europe Ecologie, c’est que cela crée un cadre où chacun peut apporter son histoire, sa vision du monde et des éléments concrets pour un projet. Si on veut s’en sortir demain, on doit mettre au cœur la transformation sociale et écologique de la société.

L’écologie n’est pas qu’une préoccupation de bobos ?

C’est une façon d’offrir un débouché politique, aux bobos comme aux précaires. Le vide de projet à gauche est insupportable vu le chaos, la tempête que l’on vit aujourd’hui en banlieue sur la question de la violence, du trafic. Quand je dis : posons la question de la réglementation du cannabis, la gauche s’arc-boute sur l’interdit.

Jean-Paul Huchon (PS) se pose comme «le meilleur gestionnaire d’une région solidaire et compétitive». Comment jugez-vous son bilan ?

En 2004, la gauche s’est engagée à faire la carte Orange à tarif unique sur l’ensemble de l’Ile-de-France. C’est la condition pour se sentir habiter la même métropole. Cette promesse, financièrement jouable, n’a jamais été tenue. C’est très symbolique de tout ce qui a été loupé. Aujourd’hui, la gauche a un genou à terre parce que le PS, à force d’accompagner la social-démocratie, s’est fondu dans le social-libéralisme et que le PCF a été incapable de proposer autre chose. Même en étant au pouvoir, on a structuré une société profondément inégalitaire

Un conseiller géneral pcf rejoint Europe écologie dès le premier tour.
dimanche 8 novembre 2009 (11h03)


Mais que se passe t il au Pcf ? Que leurs arrive il ? Le PCF, un parti comme les autres tout simplement...

 

Christophe Cavard s’affiche Europe Ecologie

RAPPEL : Le conseiller général du canton de Saint- Chaptes élu PCF, après un passage par la Gauche unitaire, rejoint Europe Écologie aux côtés de José Bové

« Du passé faisons table rase », chantèrent des masses de camarades travailleurs. Et bien, Christophe Cavard, conseiller général du canton de Saint-Chaptes, élu sous la bannière du Parti communiste français et qui siège actuellement sous celle de la Gauche unitaire à l’assemblée départementale, semble faire sienne cette antienne. En effet, l’élu gardois rejoint officiellement Europe Écologie dont l’un des eurodéputés est l’Aveyronnais José Bové. Un élu qui justifie sa bifurcation par son intérêt pour « l’écologie politique » et son envie « de dépasser le cadre partisan des partis politiques ». Sans renier son parti originel, il avoue qu’entre le discours et l’application, il y avait parfois des nuances...

Quant à choquer ses électeurs par son changement de cap politique, Christophe Cavard souligne que, dans son canton, « près de 20 % des électeurs ont voté pour Europe Ecologie. Il y a une véritable attente des gens en matière d’écologie politique à laquelle nous devons répondre collectivement ».

Dans la perspective des élections régionales de 2010, le Gardois sera donc en campagne aux côtés de Jean-Louis Roumégas, tête de liste en Languedoc-Roussillon, avec pour les écologistes, l’objectif de dépasser le stade de la participation au scrutin. « Les élections régionales seront l’occasion de montrer ce que l’écologie peut réaliser en matière de politique locale », souligne l’eurodéputé José Bové. A l’exemple de la région Nord-Pas-de-Calais, où Didier Plant, vice-président Verts en charge des transports, a mis en place des bus circulant au méthane.

Réaliste, l’ancien leader charismatique de la Confédération paysanne s’attend à un score moins élevé à l’occasion des régionales que le "carton" réalisé lors des Européennes. Mais ne désespère pas d’arriver en bonne position au soir du premier tour, voire en tête, des partis de gauche. Car précise-t-il : « Il ne faut pas se tromper d’objectif, l’adversaire c’est la droite libérale. » Et le prochain scrutin doit être l’occasion « de présenter un vrai projet écologique de territoire prenant en compte la reconversion économique avec une vision à 20 ou 30 ans ».

Christophe Cavard précise : « Il faut apporter une réponse écologique et sociale. C’est le principe même de la coopérative qui permet de relocaliser les activités. La puissance publique doit accompagner l’économie. » Et de prendre l’exemple de la filière bois : « Si on met le paquet, la Région peut insuffler quelque chose de puissant. » Prochaine étape dans la campagne régionale : demain avec l’inauguration du local de campagne des Verts à Nîmes.

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Published by patrick - dans Europe Ecologie
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