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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 21:27

 photo-conseil-municipal-copie-1.jpgOui, si l’on se fit au déroulement du dernier conseil municipal.

 1er épisode : La déclaration d’intérêt général  (DIG) pour l’ARENA92 (voir mon billet précédent). Comme à son habitude, Nicole Gouéta n’a pas complètement intégré le fait qu’elle avait été battue il y a deux ans et qu’elle n’est plus le maire de Colombes. Mais il faut bien exister. Profitant de la guerre des clans au sein de la droite départementale, elle s’est auto-érigée en  égérie  du conseil général. Diable diantre : sommes-nous face à une conseillère municipale d’opposition, ou à une vice-présidente du CG en terre de mission dans l’enceinte municipale ? Car la voici en train de voter pour le projet de Nanterre, se distinguant de ses colistiers de l’UMP qui s’abstiennent, préférant mettre en avant le devenir du Stade Yves du Manoir. Visiblement, c’est le cadet des préoccupations de l’ancienne Maire. C’est vraiment nul.

2ème épisode : Rama Yade

Malgré la canicule et la chaleur régnante dans la salle, R. Yade vient rejoindre - de manière éphémère, il est vrai- le conseil municipal, dans son imper gris « façon pauvre spécial Colombes », assez injurieux pour nos habitants, très différent des vêtements qu’elle porte en couverture des magazines people.

Mais la plus grande honte n’est pas là. Profitant de deux rapport relatifs aux relations entre la ville de Colombes et l'association Lagardère Paris Racing sections athlétisme et natation, et les nouvelles associations « Athletic Club Colombes (ACC) et "Colombes natation", R. Yade demande enfin la parole. Va-t-elle parler de sport ? D’éthique ? Non, ce mot, elle ne connaît pas. Car elle a fait venir quelques jeunes dans la salle et intervient sur un sujet certes passionnant mais ne figurant pas à l’ordre du jour du conseil (les antennes jeunesse). Comme d’habitude (décidément l’UMP a pris beaucoup de mauvaises habitudes), elle cherche à créer l’incident et provoque une suspension de séance.

Après quoi, elle est partie et on ne l’a plus jamais revue de la soirée alors que ses colistiers, continuaient à assurer, plus mal que bien il est vrai, leur mandat d’élu local. Quel nullité.

 

 

3ème épisode : les Compte-Rendu d’Activité de la CODEVAM à la Collectivité Locale (CRACL). Après ma présentation de ce dossier, N. Goueta, à mon grand regret au vu de la longue litanie d’erreurs énoncées par elle, se lance dans une longue énumération de faits et d’analyses erronées, amalgamant des données qui n’ont rien à voir entre elle, reprochant pratiquement à la commune la crise financière mondiale, tronquant les chiffres présentés. Quel embrouillamini!

Je m’étais d’ailleurs déjà aperçu de cette propension à tordre les faits : c’était déjà vrai quand elle était maire, cela a  aussi été le cas lors d’une réunion de l’UMP organisée à Colombes à laquelle j’avais assisté du début à la fin. Rongeant mon frein face à ses présentations tendancieuses, je n’avais pu m’empêcher de prendre la parole pour rectifier des inexactitudes concernant la ZAC de l’Ile Marante – mais après-tout, pourquoi  serait-elle honnête sur ce dossier  dont elle fait une affaire personnelle dépassant tout entendement pour une personne normalement constituée (elle avait présentée les deux pignons des programmes Nexity et I3F et fait croire qu’un des deux programmes était  la future crèche)? Pour quelqu’un qui prétend maîtriser ses dossiers, c’est plutôt nul.

Je passe sur la ZAC de la Marine et les balourdises énoncées, pour m’arrêter un instant sur la ZAC du pont de la Puce, que N. Gouéta avait largement bloquée du fait du manque de dialogue avec les riverains, et de la manière dont elle avait commis plusieurs erreurs dans la gestion financière et juridique de cette opération . Aujourd’hui, elle reproche à la municipalité le fait d’être parvenue à relancer et clore une opération d’aménagement qu’elle avait gravement mise à mal. Mais ce qui transparait aussi dans son attitude, c’est la détestation, voire la haine que ces élus de droite ont vis-à-vis du logement social, et ce sentiment fort, partagé par l’UMP et… l’UMP, rejaillira un peu plus tard à travers une vive altercation  à ce sujet.

Poursuivant sur les CRACL, N. Goueta essaie de critiquer la ZAC de l’Ile Marante. Oubliant encore une fois son rôle d’élue locale, et se faisant la gardienne de la majorité UMP du Conseil Général dans notre assemblée municipale, confondant son point de vue et la position du président du Conseil Général, elle a émis des menaces à peine voilées à l’égard de notre équipe, ce qui est proprement scandaleux et nullisime.

4ème épisode : débat sur le Plan d’Aménagement  et de Développement Durable, parti intégrante du futur Plan Local d’Urbanisme. Un sujet sur lequel, il peut y avoir, des nuances plus ou moins importantes, des désaccords sur certains thèmes, mais au cours duquel on peut essayer de trouver des convergences entre majorité et opposition, pour le bien de la ville, son devenir et celui de ses habitants. Et bien non, tout ce que fait la majorité municipal n’est à ses yeux pas acceptable. Par principe. C’est cela qui est nul.

Après que j’aie présenté les enjeux du débat, N. Goueta – encore elle, intervient sur le sujet. Avant nous, c’était elle et c’était mieux. Le projet d’intercommunalité, qu’elle n’a jamais su impulser tellement la guerre de tranchée était active à l’égard de son ennemi préféré l’ancien maire d’Asnières, le sarkoziste Aeschliman, ou encore avec le maire UMP de Bois-Colombes.

 

Les différents thèmes traités par le PADD :développement économique et emploi, logement, déplacements, environnement…  Tout sera du même acabit.

 

Puis vient le tour de L. Rainfray. Deux interventions du même groupe pour redire les mêmes inepties démontrent que ces élus ne roulent pas pour Colombes mais pour leurs ambitions personnelles. Il n’y a pas à dire, la majorité est vraiment cool et patiente. Mais à force de se regarder sur l’écran de contrôle installée dans la salle du conseil, qu’il cause ou se taise (ça vire au tic : L. Rainfray se regarde sans cesse dans la télé : il doit y avoir un petit côté narcissique), il perd la mesure, le ton et le fil de son propos. Au final, pas de débat sur le fond, mais une posture de l’UMP. Très nul.

En conclusion :

Les 33 premiers dossiers ont été présentés et discutés en 4h30, puis, la fatigue aidant,  les 27 suivants en une heure à partir de minuit.

Et l’UMP, effectivement, dans la diversité de ses égos, de ses clans et sous-clans, a fait preuve de nullité.

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Published by patrick - dans colombes
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