Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:58

 

Le contexte urbain du quartier Charles de Gaulle est né il y a deux siècles avec la percée de la « route impériale de grande communication » de Paris au Havre

Jusqu’au 19ème siècle, la vocation du secteur, appelé Petit-Colombes (le centre-ville est appelé par les habitants le "Grand-Colombes"), était une zone rurale à proximité de la Seine, traversée par quelques chemins qui reliaient les villages entre eux.

Aujourd’hui on remarque l’incroyable persistance du réseau des rues puisque celui-ci est parvenu jusqu’à nous, pratiquement sans modification de tracé.

 A l’époque industrielle, avec la construction de la voie ferrée de paris à Rouen et celle de la construction de la digue sur la Seine, la route impériale est devenue le boulevard du Havre, support d’activités économiques et industrielles.

En 1900, une ligne de tramway est installée sur le boulevard pour relier la Porte Maillot, Neuilly, Courbevoie et Bezons.

 Du début jusqu’au milieu du 20ème siècle, l’urbanisation se développe de part et d’autre du boulevard, nommé boulevard Charles de Gaulle en 1944 : les usines fonctionnent, les premiers bâtiments publics sont édifiés, les premiers logements sociaux sont construits dont certains sur d’anciens bidonvilles. Une cité de transit est alors créée pour résorber les bidonvilles et l’habitat insalubre.

Le nouveau centre du quartier devient « le carrefour des Quatre Chemins » au croisement du boulevard Charles de Gaulle et du chemin de Nanterre (rue Gabriel Péri).

A la fin de la deuxième moitié du 20ème siècle, le quartier Charles de Gaulle est marqué par le développement massif de sa fonction résidentielle à caractère social, par la diminution des activités industrielles et leur transformation au profit des activités tertiaires et de stockage et par l’impact des projets et travaux d’infrastructures routières :

  - le passage de l’A86 condamne l’accès attrayant au bord de Seine (le bac pour traverser et les guinguettes pieds dans l’eau),

- les servitudes d’élargissement du boulevard Charles de Gaulle (de 120m à 150 m puis ramené à 46m), entre 1950 et 1987, ont gelé l’évolution des projets sur le boulevard et ont entraîné la dégradation des façades.

Aujourd’hui le boulevard Charles de Gaulle se définit de nouveau comme un élément fédérateur pour le renouvellement du quartier grâce à son rôle de support de transports publics, le tramway T2 puis dans quelques années le T1.

  La Marine Nationale occupait le terrain d’une ancienne friche industrielle, l’usine Amiot, fabriquant des avions de 1916 à 1949. Au sein d’une enceinte entièrement murée, cet îlot était une réelle fracture sur le territoire qui enclavait la zone nord ouest du quartier Charles de Gaulle, accolé à une autre « barrière », l’enceinte de l’hôpital de Nanterre.

La disparition de cette emprise militaire permet aujourd’hui un aménagement alliant une cohérence urbaine et une cohésion sociale. Plusieurs projets ont été imaginés jusqu’à présent sans vision globale des besoins à l’échelle du quartier. L’enjeu vise à reconnecter le tissu urbain existant tout en apportant une complémentarité d’habitation, d’équipements et d’espaces verts publics.

Les anciens terrains de la Marine devaient accueillir initialement un projet de musée des transports et le site de maintenance et de remisage (SMR) de la RATP. La question du maintien du musée des transports n’a pas trouvé de réponse et a été rejetée par l’ancienne équipe municipale. Le choix de privilégier le SMR a donc été confirmé par l’arrêté inter préfectoral du 22 décembre 2005 déclarant d’utilité publique le prolongement du tramway T2 de la Défense au Pont de Bezons.
         

 
l'éco-quartier:

La ZAC de la Marine possède environ deux cents mètres de façades sur le boulevard. Elle confortera le profil et l’animation du boulevard par des bâtiments d’habitation et leurs rez-de-chaussée de commerces et de services, desservis par les tramways T2 et T1.

 L’emprise de la Marine s’avère complexe : elle est composée de 3 îlots de tailles différentes, l’îlot principal couvre 4 hectares sur les anciennes installations de la Marine Nationale.

Le projet s’inscrit dans un tissu urbain hérité des différentes phases de densification de la ville, majoritairement résidentiel, présentant toutefois une typologie hétéroclite : pavillonnaire au Nord autour de la rue Champy, aire d’accueil des gens du voyage entre la limite communale et la zone pavillonnaire, linéaire de logements sociaux sur le boulevard Charles de Gaulle et tours de logements sociaux au Sud.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by patrick - dans ma délégation
commenter cet article

commentaires