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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 23:02

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2012-2017 : socialistes et écologistes, ensemble pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble

 

L'avenir de la planète et celui de l'humanité s'écrivent aujourd'hui. C'est maintenant que se dessinent

le rôle et la place de l'Europe dans la mondialisation. En France, l'urgence est de redonner un sens à

l'idée même de progrès et d'abord pour la jeunesse, les précaires, les couches populaires et les

classes moyennes. Pour les Français, la législature 2012-2017 peut être la première d'un horizon

nouveau : selon les priorités fixées et les décisions prises, le chemin ne sera pas le même. 

 

Ou bien c'est la fatalité qui l'emporte et alors les mêmes choix, portés par les mêmes responsables

aboutiront aux mêmes résultats, en pire : la surexploitation des ressources naturelles, l'épuisement

des matières premières et l'appauvrissement de la biodiversité ; la confiscation de la richesse par

une minorité ; la mise en concurrence des individus, des entreprises, des territoires, des Etats ; la

financiarisation de l'économie et le démantèlement des solidarités ; l'oubli des fins humaines et

l'argent devenu la mesure de toute chose. C'est l'impasse néolibérale empruntée par les droites

européennes dont le sarkozysme est l'aiguillon. Pour les peuples, c'est la certitude de vivre dans la

peur, les inégalités et les divisions. 

 

Ou bien c'est l'espoir et le sursaut qui prévalent. Pour produire autrement d'autres richesses et les

partager vraiment la richesse. Pour combattre les inégalités et donner à chacun les moyens de

réussir sa vie. Pour rassembler les citoyens et les faire participer à la décision. Pour faire de l'Europe

le moteur d'un sursaut de civilisation qui préserve la paix, le climat et l'emploi pour toutes et tous.

Pour que la démocratie impose ses lois aux marchés et que le temps long de la construction

collective prime sur la dictature de l'instant. C'est le chemin que nous proposons au pays pour la

prochaine mandature.

 

Sur ce chemin de progrès, avec les Français, nous n'aurons pas à affronter un banal aléa de

conjoncture, mais la faillite de la finance capitaliste et des dogmes qui l'ont établie. La période que

nous traversons est en réalité une accumulation de crises. 

 

Crise économique avec la disparition de millions d'emplois industriels avec le déchaînement d'un

productivisme sans frein ni règles parmi les nouvelles puissances émergées et avec l'aggravation de

tous les indicateurs français après dix ans de majorité UMP : croissance nulle et menace de

récession, balance commerciale historiquement déficitaire, chute des investissements pour préparer

le futur, délocalisations d'activités en cascade dont l'impact brise les travailleurs et abîme la planète.

 Crise sociale, toujours plus profonde, quand 40 % des Français renoncent à se soigner faute de

moyens, quand un quart des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, quand un salarié sur

quatre touche moins de 750 euros par mois, quand 150 000 postes d'agents publics ont disparu

depuis 2007 au point de démanteler comme jamais nos services publics, quand plus de huit millions

de nos concitoyens survivent sous le seuil de pauvreté, quand les ménages les plus modestes

consacrent 15 % de leur revenu aux dépenses énergétiques, soit 2,5 fois plus que les ménages les

plus fortunés. Pour nous, la préservation environnementale est inséparable de la justice sociale.

 

Crise écologique, sanitaire et alimentaire dont la sécheresse dans la corne de l'Afrique, qui touche

13 millions de personnes, ou les récentes inondations en Asie sont les plus tragiques manifestations.

Partout sur la planète, les alertes se multiplient : un milliard et demi d'individus n'ont pas accès à

l'eau potable et près d'un tiers de la population mondiale souffre de sous-nutrition. Les pays les plus

riches portent la responsabilité la plus lourde dans cette crise planétaire aux conséquences

écologiques et géopolitiques potentiellement  dévastatrices. Qui peut croire que la France et ses

voisins sont à l'abri ? 

 

Crise énergétique, aussi, source de tant de tensions pour la paix et la sécurité du monde : alors que

la demande mondiale d'énergie pourrait augmenter de moitié d'ici 20 ans, les ressources en pétrole

manquent déjà. Après Tchernobyl, Fukushima  a confirmé les failles dans la maîtrise de l'atome.

Entre les nations, une course de vitesse est engagée pour réussir la mutation écologique et la

transition énergétique. C'est une urgence et nous allons en faire une chance. La France, forte de tant

d'atouts, a pris un retard inquiétant au cours de la dernière décennie, qu'il s'agisse du soutien aux

énergies renouvelables ou de la baisse des consommations. Face à la droite, nous l'affirmons :

ajourner les réponses à la crise écologique et énergétique, c'est retarder la résolution de la crise

économique.

 

Crise démocratique et crise de la dette, enfin. Si à l'heure de solliciter la confiance de nos

concitoyen-ne-s, nous lions les deux réalités, c'est que dans l'accumulation de leurs effets, se joue

l'idée même de souveraineté. Quand, après dix ans de politique de droite, la dette de la France

représente 90 % de sa richesse, que les plans d'austérité se succèdent sans perspective de réelle

relance, que les efforts sont toujours réclamés aux mêmes tandis qu'en sont exonérés les privilégiés,

comment s'étonner que l'abstention et l'extrême droite soient les valeurs refuges de tant jeunes

relégués, de salariés déclassés, de retraités précarisés ? Pour nous, femmes et hommes de gauche et

écologistes, il n'y a pas de  fatalité ! Il n'y a pas qu'une seule politique possible, celle des marchés

financiers dans le monde et celle du directoire conservateur Sarkozy-Merkel en Europe :en démocratie,

la seule agence de notation légitime, c'est le peuple. Parce qu'il prive l'action publique des moyens de

mener les politiques attendues par les citoyens, l'endettement est l'ennemi desgouvernements et des

majorités progressistes. Parce que la France souffre non pas d'un, mais deplusieurs déficits – des

comptes publics, d'emploi, de compétitivité, de préparation de l'avenir par l'éducation, l'enseignement

supérieur, la recherche, la formation, ainsi que d'un déficit de qualité des conditions d'existence et de travail

à tous les âges de la vie –, il faut changer de politique, donc de majorité politique au Parlement.  

 

Ensemble, nous voulons combattre la crise par des mesures d'effet immédiat qui amélioreront la vie

quotidienne. Emploi et pouvoir d'achat, école, santé, logement, transports, sécurité, justice : dès

l'entame de l'alternance, les Français constateront la réalité du changement. Avec une valeur

cardinale : la défense et le développement des services publics qui sont la République laïque et

sociale en actes. Mais nous voulons aussi imaginer un nouveau modèle pour l'après-crise

économiquement viable, socialement équitable, écologiquement durable. Reprise en main du

secteur bancaire et financier, transition énergétique, conversion écologique de l'appareil productif,

approche qualitative de l'urbanisme, multilatéralisme refondé : ces avancées ne donneront leur

pleine mesure qu'à l'horizon d'une législature, certaines exigeront une décennie voire une génération

pour être achevées. Mais nous nous engageons, dès 2012, à décider et à engager leur mise en oeuvre

en France et dans les instances européennes et internationales. C'est cette ambition d'intérêt général

pour la France et pour le monde qui fonde le projet que nous présentons au pays. 

 

La législature 2012-2017 peut être celle du redressement et du rassemblement. En France bien sûr,

mais aussi en Europe où la solidarité doit prévaloir face aux dettes souveraines qui asphyxient les

Etats et les peuples, où l'investissement doit être mobilisé pour préparer les projets scientifiques,

industriels, technologiques, énergétiques du futur, où une plus grande cohésion doit prévaloir quand

il est question des politiques fiscale, sociale, monétaire et commerciale. Seule une plus grande

intégration économique et démocratique, seul une perspective fédérale, permettra à l'Europe non

seulement de s'affirmer comme une puissance majeure du 21ème siècle, mais de réorienter la

marche du monde vers les exigences du progrès : droits sociaux, droits environnementaux, droits

culturels, droits politiques. Seule une majorité de gauche et des écologistes en France en 2012, puis

en Allemagne en 2013, aura la force d'entraînement pour une Europe solidaire et volontaire. 

 

Pour relever ces défis, il faudra dire la vérité et rétablir l'équité. Mais il faudra surtout faire vivre la

démocratie. N. Sarkozy n'a pas  seulement été le Président du temps perdu et des promesses non

tenues : il a été celui des divisions exacerbé entre les Français et du pouvoir confisqué au profit d'une

minorité. L'alternance en 2012 sera d'autant plus forte que les pouvoirs seront rééquilibrés,

que la justice sera indépendante, l'action publique contractualisée, la République décentralisée, que

des droits égaux seront reconnus à tous et à chacune et à chacun, que les habitants seront acteurs du

changement. C'est une nouvelle page de la démocratie que nous voulons écrire fondée sur la

transparence, le débat et la responsabilité. Ces principes prévaudront dans l'action de la majorité

parlementaire cimentée tant dans la collégialité de l’élaboration que de l'adoption du projet de loi de

finances et du projet de loi portant sur le financement de la Sécurité sociale. A l'heure où chaque

Française et chaque Français va décider de l'avenir de la nation, nous sommes convaincus de la

force de nos solutions face à l'urgence des aspirations populaires. Ce sont elles qui ont rencontré

l'adhésion et démontré leur efficacité dans les collectivités locales et d'abord dans les Régions. 

 

Plus que jamais, le Président sortant et sa majorité en échec cherchent à diviser les catégories, à

opposer les générations, à préserver les avantages de leurs clientèles. Depuis 2002, tout a été fait

pour une minorité, tant a été accordé aux privilégiés ! Il est temps pour les citoyens qui aspirent au

changement de se mobiliser : ouvriers, employés, salariés de la fonction publique comme du secteur

privé, mais aussi artisans, commerçants, agriculteurs, entrepreneurs, créateurs, innovateurs, éco-

citoyens, chercheurs, artistes, jeunes et seniors, doivent unir leurs votes, leurs énergies et leurs

efforts pour vivifier et rassembler la France dans la justice. C'est avec eux que nous voulons

construire. C'est pour eux que nous voulons agir.

 

Lire la suite sur  http://idf.eelv.fr/files/2011/11/accord-2012-EELV-PS.pdf

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Published by patrick - dans Europe Ecologie
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