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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 18:18

1642_1218_CaissesVid-copie-1.jpg  Mercredi 31 mars, un conseil municipal assez long s'est déroulé, les élus de Colombes ayant siégé plus de 6 heures d'affilé. La raison: le vote du budget pour l'année 2010. Tous les groupes politiques ont pu s'exprimer, l'UMP comme d'habitude s'exprimant à 3 voix, ce qui comme d'habitude, fait désordre. La préparation de ce budget n'a pas été facile. Depuis plusieurs semaines,  la majorité municipale a construit toute une série d'hypothèses financières et budgétaires, parallèlement  à la réalisation, pour la première fois à Colombes, d'un PPI, c'est-à-dire d'un Programme Pluriannuel d'Investissement, permettant d'avoir un regard à 5 ans des dépenses de la ville. Grâce à cet exercice, nous avons une vision assez précise des capacités de dépenses et de recettes, en investissement et évidemment pour 2010 en fonctionnement. Ce travail nous a conduits à approuver le budget proposé par la majorité municipale, en pointant le fait que les enjeux sociaux et écologiques, étroitement liés, ne devront  pas être perdus de vue dans les prochaines années.

 

Voici la position ders élus Verts, exprimée par la présidente du groupe, Claire Gagnière.  

« Nous votons aujourd’hui le budget de l’année 2010 de notre ville. Ce budget est le reflet de la politique que notre équipe porte, il est le début de la traduction de notre programme municipal, et au-delà, de la mise en œuvre d’une politique qui prend à bras le corps les conséquences d’une situation sociale, environnementale, et économique des plus dégradées à l’échelle nationale.

Nous assistons à la réduction des moyens de la protection sociale, de l’éducation, et plus généralement à la baisse des dépenses publiques, tandis que sont injustement maintenus les dispositifs préservant les personnes favorisées, tels que le maintien du bouclier fiscal, bien que contesté aujourd’hui même dans les rangs de la majorité présidentielle. Nous constatons également, en la déplorant comme des milliers d’élus locaux de toutes tendances politiques, la réduction des marges de manœuvre des collectivités, dont la suppression de la taxe professionnelle est un des derniers exemples en date.

Ainsi, le soit disant "gouverner juste" du gouvernement n’est pas mené dans le sens d’un partenariat loyal avec les collectivités locales, qui vont devoir payer le prix de la casse engagée. Il n’est pas mené dans le sens d’un progrès social qui permettrait de réduire autrement que par un jeu statistique les taux de chômage et de sous-emploi. Il n’est pas mené dans le sens de l’écologie : l’édulcoration grave du Grenelle de l’Environnement et la suppression toute récente de la contribution carbone, malgré les précédents engagements forts du Président de la République, en sont quelques exemples.

Cependant, la politique gouvernementale n’est pas l’unique facteur qui a guidé l’élaboration de ce budget. Nous héritons de la situation léguée par la municipalité qui nous a précédés. Celle-ci nous a certes transmis une situation saine sur le plan de la gestion de la dette. Mais une situation assainie du fait d’un manque de courage politique, négligeant de procéder aux investissements nécessaires pour répondre aux besoins indispensables à l’ensemble de la population colombienne, tels l’éducation ou le logement accessible. L’augmentation importante de la population était largement prévisible puisque déjà entamée sous la précédente mandature. Cela a bien sûr des conséquences budgétaires que nous sommes contraints de porter, et nous l’assumons pour notre part avec détermination.

Alors que le désengagement de l’Etat était déjà connu, les perspectives sombres, et, le bilan de Mme Goueta et son équipe non fait, notre groupe avait exprimé des réserves quant à la baisse des impôts adoptée l’an dernier. On voit que cette prudence était justifiée.

D’autre part, Les Verts ne souhaitaient plus, comme cela avait été le cas dans une période antérieure, avoir recours de manière excessive à l’emprunt, engendrant un autofinancement quasi nul des projets et un fort endettement de la Ville.

L’une des premières mesures nécessaires est en conséquence le recours à la hausse des taux de la fiscalité locale. Nous le déplorons mais en affirmons la nécessité. C’est un impératif si nous voulons avoir la capacité d’investir pour construire les classes qui font réellement défaut dans plusieurs groupes scolaires, mais aussi dans le renouvellement urbain des quartiers nord, et également pour donner corps à l’Agenda 21 et ne pas en rester au stade des intensions.

Lors du Débat d’Orientation Budgétaire, plusieurs scénarii concernant les impôts ont été évoqués devant notre assemblée. Les Verts ont souhaité faire partager l’idée qu’avec les difficultés financières que vivent au quotidien les colombiens, si l’augmentation était nécessaire pour préparer le futur, elle se devait d’être limitée.

Dans ce budget qui nous est présenté ce soir nombre d’économies ont été faites. Il reste néanmoins des marges à explorer : il est parfois possible de faire mieux avec moins, en particulier avec la mutualisation des moyens. Un exemple, l’auto-partage des véhicules communaux, pour lequel nous déplorons que le sujet n’ai pas été sérieusement envisagé. Autre piste, la formation et la valorisation des compétences des personnels, pour appréhender l’émergence de nouveaux métiers, favorisant des réorientations d’activités, le tout en s’appuyant sur les partenaires sociaux, interlocuteurs indispensables à toute réflexion de fond. Dernière piste que je citerai ce soir, l’amélioration de l’isolation des bâtiments et les économies d’énergie, l’investissement d’aujourd’hui permettant les économies de demain. Dans ce domaine, ne rien faire, c’est mal faire !

Nous avons toujours défendu des orientations basées sur la démocratie, la solidarité et l’écologie, que le budget reflète.

Ainsi, sur le plan écologique nous saluons l’accent porté :
 sur la mise en application de l’agenda 21 en ce qui concerne le bilan carbone, prémices d’un plan climat communal que nous appelons de nos vœux,
 sur les choix d’aménagement urbains repensant la place de la voiture au profit des circulations douces
 sur l’application de charte de développement durable pour la construction de logements et de bureaux,
 sur les actions concernant le patrimoine social, éléments du projet de Colombes Habitat Public, qui devront prendre de l’ampleur…

Sur le plan social, nous soulignons l’augmentation du financement du CCAS, lequel en a un impérieux besoin pour maintenir les aides engagées auprès des familles de plus en plus précarisées, et plus généralement nous soulignons la préservation des services publics essentiels. Nous nous félicitons de la mise en œuvre d’une politique de réduction de l’habitat indigne au travers du PLH, d’objectifs de constructions de logements qui sont de mieux en mieux identifiés. Nous pointons la diversification des équipements culturels en particulier une nouvelle médiathèque dont la première pierre sera posée dans l’année.

Sur le plan économique, le soutien financier aux Colombiens acquéreurs d’équipements producteurs d’énergies renouvelables est un pas vers la nécessaire transformation écologique de l’économie. Nous serons attentifs à ce que la ville amplifie son effort d’année en année sur ce sujet, permettant l’émergence d’une économie verte. Nous serons attentifs à ce que les initiatives s’inscrivant dans le domaine de l’Economie Sociale et Solidaire, secteur par essence fortement lié au territoire qui le porte, soient soutenues.

Contrairement à nos prédécesseurs, nous sommes parvenus, malgré des contraintes évidentes, à présenter ici un budget qui entend répondre aux enjeux actuels.

Ce budget est le signe que notre municipalité respectera ses engagements pour améliorer le quotidien des Colombiens sur les plans sociaux, économiques et environnementaux, ceci dans chacun de nos quartiers.

C’est pourquoi les élus Verts voteront le budget qui nous est proposé. »

 

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Published by patrick - dans colombes
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said 09/04/2010 18:18


Ce n'est pas très correcte ce que vous avez fait à M. Belgourch, je ne pensais qu'un mouvement comme le vôtre pouvait participer à une cabale envers un jeune élu. Les jeunes de Colombes s'en
souviendront, Salem c'est un des nôtres que vous avez foutu à la porte !


patrick 10/04/2010 23:06



Saïd, je ne vois pas ce qui vous fait dire que les Verts participent à une cabale à l'égard de Salem Belgourch. Je n’ai d'ailleurs pas parlé de lui dans mon billet. Alors, mettons les points sur
les "i".


Au dernier conseil municipal, un échange a eu lieu au sujet de la situation de l’ES colombienne football.  Lors de cet échange, P. Sarre a fait état des difficultés rencontrées
par le club,  du fait d’agissement de Salem en tant qu’éducateur sportif. Sa responsabilité étant avérée et reconnue par lui, et parce qu’il a une fonction publique, le maire
lui a demandé de démissionner, ce qu’avait accepté Salem, sans doute à contre-cœur.


Mais lors du conseil municipal, il est revenu sur cette décision difficile, en prétextant un règlement de comptes politique parce qu’il se serait opposé aux options budgétaires présentées ce
soir-là. Cette position n’est pas tenable, car à aucun moment Salem n’a émis un tel point-de-vue lors des débats de la majorité municipale.


Pour ma part, je crois que Salem a commis des fautes importantes, et qu’il en a déjà été puni par le monde sportif, ce qui est la moindre des choses. Lourde punition, lourde à porter. Sa
principale bataille à mener dans les prochains mois est celle qu’il doit d’abord mener vis-à-vis de lui-même, en toute vérité, et vis-à-vis du monde sportif, en toute honnêteté. Ce n’est pas un
sprint, mais une course de fond, qui prendra du temps. Salem a toutes les qualités pour gagner cette bataille. A condition que…


Pour être désigné par ses pairs socialistes et figurer sur la liste municipale, j’imagine que Salem avait fait montre de convictions. J’espère pour lui qu’il ne sera pas tenté, par dépit, par
rancune, d’y renoncer, qu’il conservera les valeurs qui ont été siennes ces dernières années et qu'il ne tournera pas casaque à la première grande épreuve de sa vie.


Patrick Chaimovitch



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