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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 08:43

 

« Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude. L'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes » (Article 4 Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948)

 

http://www.esclavagemoderne.org/008-l-esclavage-moderne/13-page.htm

 

 

 L'esclavage a été aboli depuis longtemps. Pourtant il existe encore aujourd'hui, au 21ème siècle dans le monde entier. Chaque jour, des dizaines de millions de personnes vivent dans le désespoir et la servitude. Ces esclaves modernes constituent une main d'œuvre sans voix, sans défense et corvéable à merci. La misère et l’espérance d’une vie meilleure poussent ces hommes, ces femmes et ces enfants dans les mains des exploiteurs sans pitié qui les affament, les maltraitent, les terrorisent. Brutalisés, retenus par la force et par la contrainte, ils sont abandonnés à leur sort.

Esclaves dès leur plus jeune âge ou tombés un jour en servitude, enfantsfemmes et hommes s'épuisent dans les champs, les fabriques, les mines, les plantations, les maisons, les ateliers ou les bordels. Esclaves pour dettes, victimes de négriers modernes ou clandestins pris au piège de la traite des êtres humains, ils subissent les pires traitements, réduits au statut d'objets. Contrairement à l’époque de la traite transatlantique, le critère déterminant n’est pas la couleur de la peau, ni l’origine ethnique mais la vulnérabilité qui permet une emprise totale sur une personne.

 

     Les principales formes contemporaines d’esclavage sont l’esclavage pour dettes, le travail forcé, l'esclavage sexuel, le mariage forcé, l’esclavage traditionnel, et le travail exorbitant des enfants… Si elles se rencontrent le plus souvent en Asie et en Afrique, l’Europe et l’Amérique sont également concernées. Il existe des esclaves dans les immenses plantations du Brésil, des femmes sont victimes de trafic et d’esclavage sexuel en Europe, de jeunes enfants sont asservis comme domestiques dans des pays occidentaux. Ce fléau n’épargne aucun pays. En France, cette nouvelle servitude se retrouve notamment dans l'esclavage domestique, les ateliers clandestins, la mendicité forcée, et la prostitution forcée…

 

  L’esclavage pour dette Il touche des millions de personnes dans le monde. Quand la misère est trop grande, un père ou une mère de famille, un adolescent ou un vieillard peuvent contacter une dette que leur « prêteur » leur demande de rembourser en travaillant pour lui. Ils ont parfois besoin d’un peu d’argent pour acheter de la nourriture, ou des médicaments, ou des semences… Toute la famille ou une partie d’entre eux - enfants, jeune femme, ou père - se retrouve ainsi aliénée jusqu’au remboursement de ce prêt. Les esclaves travaillent sept jours sur sept, tout au long de l’année, contre un peu de nourriture et un abri pour dormir. Le plus souvent leur travail n’arrive jamais au bout de la dette qui peut même se transmettre à leurs enfants. Ce système existe depuis longtemps, dans certains pays d’Asie, comme l’Inde en raison du système de caste. 

(Photos tirées du film de Tina Davis "Modern Slavery")


  

 Le travail forcé Il  concerne les personnes contraintes sous la menace d’effectuer des travaux difficiles dans des conditions parfois dangereuses. Leur rétribution est inexistante et ils sont souvent enfermés, privés d’identité, soumis à des violences physiques et psychologiques. Ils travaillent à la limite de leurs forces. Les enfants en sont les principales victimes, mais les adultes, hommes et femmes sont aussi concernés. Il se pratique dans les mines, les ateliers, les champs, les fabriques, Ces esclaves constituent une main d’œuvre docile, sans recours. Ils sont des centaines de milliers, des briqueteries de l’Inde aux champs de Cacao du Bénin, en passant par la mendicité forcée ou le vol à la tire dans les capitales européennes, les courses de chameaux dans les pays du golfe et la servitude domestique dans le monde entier. (photo Marc Beziat in Esclaves Encore)

 

 

     L’esclavage sexuel   L’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, personnes particulièrement vulnérables, constitue une des formes les plus connues du travail forcé. Souvent piégées par des trafiquants, les jeunes femmes sont victimes d’une extrême violence. On a beaucoup parlé de ces pratiques criminelles concernant les enfants dans certains pays d’Asie du Sud Est, et concernant les jeunes filles, dans l’Est de l’Europe. Il s’agit généralement de réseaux criminels qui pratiquent la traite des êtres humains.

 

  Le mariage forcé   Il peut signifier pour la fillette ou la jeune fille une vie de servitude domestique, de travail esclave dans les champs ou  de prostitution forcée. 

 

    L’esclavage traditionnel  Dans quelques rares pays demeure un esclavage par ascendance, ce qui signifie que un groupe de population ou des individus sont considérés comme asservis de par leur naissance. Bien que ayant officiellement aboli l’esclavage, des pays comme la Mauritanie, le Niger, le Soudan, ou certains pays du Golfe Persique continuent à tolérer cette pratique d’un autre âge.

 
   Par ailleurs, l'Organisation Internationale du Travail, l'agence de l'ONU chargée d'élaborer les normes internationales du travail, estime que 215 millions d'enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent. Parmi eux,  53 millions de jeunes de moins de 15 ans font un travail particulièrement dangereux. Selon l'OIT, plus de 8 millions  sont esclaves soit en servitude pour dettes, contraints à un travail forcé, recrutés dans des conflits armés ou prostitués.
 

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Published by patrick - dans société
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