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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:59

Le prix Nobel de la paix 2011 a été décerné conjointement à Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, Leymah Gbowee, militante libérienne responsable de l'organisation du mouvement pacifiste « Women of Liberia Mass Action for Peace » et Tawakkul Karman, activiste yéménite fondatrice en 2005 du groupe « Femmes journalistes sans chaînes ».


Le prix Nobel de la paix 2011 a été conjointement attribué à Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Liberia, Leymah Gbowee, elle aussi Libérienne, et à la Yéménite Tawakkul Karman pour leur lutte non violente pour la sécurité et les droits des femmes.


Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir été élue présidente d'un Etat africain. Sa compatriote Leymah Gbowee est récompensée pour son travail de mobilisation et d'organisation des femmes de toutes ethnies et de toutes religions pour mettre fin à la guerre civile et garantir la participation des femmes aux élections. Avec la Yéménite Tawakkul Karman, le comité Nobel distingue une femme qui a oeuvré pour la paix, la démocratie et les droits des femmes avant et pendant le printemps arabe.

Le comité Nobel souhaite que le prix décerné à ces trois femmes puisse « contribuer à mettre fin à la répression dont les femmes sont toujours victimes dans de nombreux pays et à exprimer le grand potentiel que les femmes peuvent représenter pour la paix
et la démocratie
».

Il récompense trois femmes qui ont utilisé des moyens non violents en vue de résoudre un conflit.


Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir été élue présidente d'un Etat africain. Elle brigue un second mandat lors de la présidentielle du 11 octobre au Liberia, pays de quatre millions d'habitants traumatisé par des guerres civiles qui, de 1989 à 2003, ont fait quelque 250 000 morts, détruit ses infrastructures et son économie.


Leymah Gbowee «  a mobilisé et organisé les femmes au-delà des lignes de division ethniques et religieuses pour mettre fin à une longue guerre au Liberia et assurer la participation des femmes aux élections », a noté le président du comité Nobel norvégien.

Lancée en 2002, l'initiative originale de cette travailleuse sociale voit les femmes se refuser aux hommes tant que les hostilités se poursuivent, ce qui oblige le président Charles Taylor (1997-2003) à les associer aux négociations de paix peu avant sa chute.

Elle a invité chacun à être facteur de paix "dans sa communauté". "N'attendez pas un Mandela, n'attendez pas un Gandhi, n'attendez pas un Martin Luther King, mais soyez votre propre Mandela, votre propre Gandhi, votre propre Martin Luther King".

"Vous connaissez vos problèmes, vos motifs d'inquiétudes, vos priorités et vous êtes les mieux placés pour travailler à votre propre paix parce que personne ne le fera mieux que vous", a-t-elle ajouté.

Pour la lauréate, son prix est aussi "un hommage à Wangari Maathai", la première femme Africaine couronnée en 2004. Cette militante écologiste kényane, récemment décédée, avait menée un combat contre la déforestation.

http://memorix.sdv.fr/5/www.ladepeche.fr/infos/Evenement-afp_articles/251110757/Position1/SDV_LDM/default/empty.gif/556e794531557a376c30514142573848?motcle=karman&rub= 

 

Tawakkol Karman, première femme arabe à recevoir le prix Nobel de la paix, est une figure emblématique du soulèvement populaire qui secoue le Yémen dans le cadre du "printemps arabe". Militante depuis des années pour la liberté d'expression et les droits des femmes, elle a joué un rôle de premier plan dans le déclenchement fin janvier du mouvement de contestation populaire au Yémen.

Tawakkol Karman avait été brièvement arrêtée fin janvier pour son rôle dans le s manifestations. Elle est membre du Conseil de la Choura (équivalent du comité central) du parti d'opposition islamiste Al-Islah, au sein duquel elle est connue pour s'opposer au courant salafiste. Elle avait fait ses débuts dans le journalisme revêtue du voile intégral à l'instar de la plupart des femmes yéménites, mais s'est par la suite contentée de se couvrir la tête d'une voile de couleur. Tawakkol Karman avait fondé en 2005 le groupe "Femmes journalistes sans chaînes". Dans des déclarations aux chaînes satellitaires al-Jazira et al-Arabiya, la jeune femme a dédié son prix Nobel aux militants du "Printemps arabe".

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Published by patrick - dans démocratie
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