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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 13:29

Nicole Gouéta vient de se fendre d’un courrier aux parents d’élèves. Les termes de ce courrier sont étonnants.

 

Elle affirme que « le gouvernement a imposé par décret l’application de la réforme des rythmes scolaires ». Que je sache, un décret met en œuvre la loi, et reprocher au gouvernement de faire appliquer la loi est un peu fort de café. D’ailleurs, lors du conseil municipal du 3 juillet, elle avait indiqué « être légitimiste et appliquer la loi » même si elle est en désaccord avec celle-ci. Drôle de double discours ! Elle avait d’ailleurs  transmis son projet d’organisation hebdomadaire au DASEN le 5 juin faisant le chois de concentrer les activités périscolaires le vendredi après-midi, et abandonnant ainsi l’idée de raccourcir la durée d’école de l’enfant afin de diminuer sa fatigue ;  le conseil départemental de l’éducation nationale avait rendu son avis dès le 19 juin.

 

Elle indique que la ville est obligée de régulariser la prime de nouvelle bonification indiciaire (NBI), en réponse à des préconisations de la Cour des Comptes. Or les remarques de la Cour des Comptes sont des observations qui ne valent pas mises en demeure et le maire garde la maitrise des solutions proposées qui sont diverses.

 

Pour ce qui concerne la mise en œuvre des Temps d’Activité Périscolaires (TAP),  elle évoque des activités de qualité pour le temps périscolaire (au conseil municipal de juillet, L. Leghmara évoquait des activités artistiques, culturelles,  citoyennes, en lien avec les écoles, les clubs sportifs, les associations, des intervenants spécialisés, mettant à profit les 18 mois précédant de concertations avec l’ensemble de la communauté éducative.

 

Résultat des courses: très peu d’enseignants se sont engagés dans ce temps périscolaire du vendredi après-midi ; les personnels d’animation de la ville sont mécontents et sont en grève. Les parents d’élèves découvrent que les groupes d’activité ont des tailles importantes (parfois jusqu’à 22 élèves) montrant qu’il y a des problèmes d’encadrement non résolus. Ils constatent  que le contenu des activités est des plus flous et sont de ce fait dubitatifs. Ils ont  aussi à organiser leur journée de travail puisque les élèves ne sont pas accueillis cet après-midi.

 

Au-delà, les associations de parents d’élèves pointent de gros disfonctionnement sur les conditions d’inscription aux cantines, qui se sont rigidifiées, et les quotients familiaux, pourtant votés en juillet, n’étaient pas disponibles pour les familles.

 

En fait, dans toutes les priorités municipales de la rentrée, il semble que l’organisation des rythmes scolaires et la qualité de l’accueil des élèves en soit absente.

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Published by patrick - dans colombes
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