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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 23:37

images-copie-2.jpgAu-delà des transferts, les inter-saisons sont de plus en plus  rythmées par des affaires financières, judiciaires et  administratives. Et l’Ile-de-France n’échappe pas à la règle.

le Parisien GILLES TOURNOUX (avec b.m.) | 19.06.2010, 07h00
Au moins dix ans que ça dure, presque sans discontinuer, et la tendance n’est sans doute pas près de s’inverser. Des affaires en  tout genre ont pris l’habitude d’animer les intersaisons du football  
francilien. Trois nourrissent le quotidien cette année.

La première concerne une fraude sur identité en DH d’un joueur de Saint-Ouen-l’Aumône (en litige avec le Paris FC pour une montée en  CFA 2), et se trouve entre les mains de la Fédération.

Une décision est attendue la semaine prochaine.

L’UJA (CFA) est au centre de la deuxième, le club du Val-de-Marne cherchant à récupérer quatre points sur tapis vert auprès de la FFF pour accéder automatiquement en National. Saisi à ce sujet, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) devrait rendre un avis  (consultatif) lundi.

La dernière implique le Racing-Levallois, en proie à de sérieux problèmes financiers et retrogradé en première instance par la  Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG).
Comme ces deux dernières années d’ailleurs. Le club de Colombes (??? je crois qu'il s'agit du club de levallois, et pas de Colombes) est devenu l’un des agitateurs célèbres de ces intersaisons. A l’été  
2003, il se voit refuser l’accession en National par le gendarme  financier de la FFF. En 2005, le Racing, placé en liquidation  judiciaire, est rétrogradé en DH, et écope d’une interdiction  d’évoluer dans les championnats nationaux pendant trois ans. Il  repartira pourtant en CFA grâce notamment à la plaidoirie de Me  Didier Domat.

Le Red Star ou l’Entente SSG ne sont pas non plus en reste pour  alimenter la chronique. Rétrogradé en CFA 2 en 2002, le club de Saint- Ouen a depuis été repêché en CFA (l’an passé en récupérant un point  
perdu sur tapis vert pour jets de projectiles).

L’ESSG a, elle, été rétrogradée en première instance à chacune de ses  fins de saison de National (2003 à 2009) avant d’être réintégrée en  appel.
Pas simple d’y voir clair au regard de ces multiples imbroglios  financiers, judiciaires ou administratifs. Les nouveaux calendriers  étant publiés mi-juillet sans que certains verdicts ne soient rendus.

« Il faut un peu de sel dans la vie », sourit Michel Cavillier,  secrétaire général de la Ligue Paris-Ile-de-France. Et d’ajouter : «  
Les affaires sont en augmentation. Il y a vingt ans, les gens ne  plaidaient pas. Aujourd’hui, tout le monde conteste tout. » C’est la  conséquence d’« une évolution des mentalités assez manifeste depuis  
quatre-cinq ans », selon Didier Domat. « L’enjeu local, le trafic  d’influence de plus en plus important, sachant que les gens des  commissions des Ligues ou Districts sont eux-mêmes dirigeants de  
clubs, et la démocratisation de l’accès au droit explique cela »,  poursuit l’homme de loi. En résumé, « un bon avant-centre marque des  buts, un bon secrétaire de club fait marquer des points », conclut  
Michel Cavillier sur le ton de la boutade.

 

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Published by patrick - dans société
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