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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 21:01

c5905c28e9-copie-3.jpgHier soir, le conseil municipal a délibéré sur le PLU. Le bilan de la concertation a été tiré, et le PLU arrêté. La présentation et le débat ont duré près de 2 heures. Un power-point a été présenté au membres du conseil et au public, indiquant les évolutions réglementaires entre le POS et le PLU. J'ai présenté dans une première intervention  le bilan de la concertation, puis les orientations du PLU. . Voici cette intervention.

 

 

Par délibération du 11 décembre 2008, le conseil municipal a prescrit la révision générale du POS valant prescription du PLU. Il a défini les principaux objectifs de la révision qui ont guidé l'élaboration du PLU. Ceux-ci  visent à conforter les orientations générales suivantes :

-        Renforcer l'attractivité et le rayonnement de Colombes,

-        Accompagner le développement économique,

-        Généraliser les pratiques environnementales,

-        Construire une ville unie et diversifiée,

-        Favoriser la mobilité,

 

Les enjeux pour Colombes à horizon 2020 ont été dégagés et le Projet d'Aménagement et de Développement Durable a été défini.

Cinq ambitions ou grands objectifs ont été précisés :

-          Une ville évolutive et solidaire,

-        Une ville accessible, au cœur du réseau de transports de la boucle Nord,

-        Une ville active et attractive,

-        Une ville verte et durable,

-        Une ville mosaïque,

Ces objectifs se déclinent eux-mêmes en orientations et en actions.

L’ensemble constituant le PADD a été débattu au conseil municipal du 1er juillet 2010.

 

Par la suite, la municipalité a dû intégrer dans son projet de ville des éléments nouveaux impactant fortement le territoire communal tels que : les avancées sur le prolongement du tramway T1, le réseau du Grand Paris, la requalification du Stade Yves du Manoir  et le départ annoncé de l’entreprise Thalès (2012-2014).

En conséquence une traduction graphique du projet de ville a été exprimée au sein du PADD complémentaire qui a fait l'objet d'un second débat au conseil municipal du 6 juillet 2011, après concertations avec les conseils de quartiers et la population. .

 

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable est le fil conducteur du PLU à partir duquel le règlement des zones a été décliné, nécessitant des adaptations, des évolutions des règles prescrites ainsi que du zonage élaboré par rapport au document du POS en vigueur aujourd’hui.

 

Depuis trois ans, la municipalité a travaillé à la réalisation du PLU. Celui-ci délimite les zones urbaines et naturelles de Colombes, ainsi que les projets de développement spécifiques. Il définit les prescriptions relatives aux constructions et à l’usage de chaque parcelle.

 

Le Plan Local d’Urbanisme est ainsi un document essentiel pour le citoyen :

-           Il fixe les grandes orientations d’aménagement qui dessineront la ville de demain,

-          Il  précise les affectations générales des sols,

-          Il organise le développement de l’espace

-          Il exprime, dans le cadre d’un projet de développement durable visant la réduction des émissions de CO2, les priorités pour nos 10 quartiers en matière d’aménagement. 

 

Il prend en compte l'urbanisme, l'habitat, les déplacements et la desserte en transports collectifs, les activités économiques, les équipements publics mais aussi le paysage et le patrimoine, tout ce qui fait la spécificité d'une commune. Sa finalité est de définir les droits à construire pour chaque parcelle. 

 

LE PLU dessine  le visage de la commune à l’horizon 2020 

Il exprime, et c’est sa principale différence avec le POS, le projet de Ville tel qu’il a été défini dans le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD).

Il est obligatoirement compatible avec le Plan Local de l’Habitat et prend en compte le Plan de Déplacements de Colombes.

 

PLU et PADD sont donc deux documents fondamentaux qui racontent le devenir de notre territoire. Car Colombes évolue. Signe d’un engagement appuyé de la municipalité en faveur d’une ville solidaire et écologique, le Projet de Ville entend renforcer la mixité des fonctions, des populations et des générations au sein de chaque zone d’habitat,  définissant ce que peut être une cité solidaire et durable.

 

Un processus concerté pour une ambition urbaine

À travers un ensemble d’initiatives de concertation, dont nous venons de débattre dans le cadre du bilan de la concertation, les Colombiens ont pu s’approprier durant sa conception les enjeux essentiels du PLU qui traduit l’ambition de la municipalité de faire de Colombes une ville attractive, solidaire, accessible et durable : une ville mosaïque

Cette ambition mêle le souci partagé des habitants en faveur du développement maîtrisé de la mixité sociale et de la densité urbaine, de la construction de logements neufs et de la rénovation de l’ancien, de l’aménagement des espaces publics, de la création de nouveaux équipements, d’ implantations commerciales et de zones d’activités, d’espaces paysagers.

Elle propose également doter chaque quartier des services de proximité indispensables à l’épanouissement de la vie collective.

 

Développement durable et renouvellement urbain 

La municipalité considère que Colombes est riche d’une grande diversité urbaine et sociale et que s’il faut renouveler certains secteurs, il faut néanmoins pérenniser et préserver ceux pour lesquels nous avons un fort attachement.

 

Au centre de nos préoccupations figure le développement durable, moteur d’un développement urbain respectueux de l’environnement, des espaces et de l’équilibre des quartiers. Mais il doit s’accorder avec le renouvellement urbain, car Colombes ne dispose plus de foncier non bâti de taille importante. Ainsi,  nous profitons du départ du groupe Thalès, et du projet Yves du Manoir pour intégrer ces sites au projet urbain, et les fondre dans les réflexions relatives à ce secteur de la commune.

 

Colombes, par sa qualité de vie et l'ensemble des opportunités économique et sociales qu'elle offre, est déjà une ville attractive. Il faut s’intéresser à la fois aux nouveaux habitants, mais aussi  aux Colombiens qui occupent hélas dans de mauvaises conditions leur logement ou font face à des difficultés d’emploi.

 

Le renouvellement urbain, ce sont aussi les projets de l’ANRU, notamment celui des Fossés-Jean, ou bien encore le secteur Charles-de Gaulle Est, pour lequel une ZAC à été créée lors d’un précédent conseil municipal.

 

Préparer les évolutions démographiques :

L’évolution démographique de la ville implique que d’ici 10 ans, Colombes passera de 84 000 habitants à environ 90 000 habitants. Le PLU définit donc le cadre nécessaire pour pouvoir densifier la ville dans cette optique, sans affecter la qualité de vie.

 

La densité permet de rentabiliser au maximum les infrastructures déjà construites au cours des décennies passées (routes, réseaux divers, transport en commun...),  tout en favorisant au maximum la perméabilisation des sols et l’orientation au soleil, respectant les objectifs du Grenelle de l’environnement en terme d’économie d’énergie et de diminution des gaz à effets de serre. . Mais cette densification ne doit pas être mise en œuvre n’importe comment.

 

Des dispositions, que nous mettons d’ores et déjà en œuvre ponctuellement ,  existent pour faire bénéficier d’une majoration de COS tel propriétaire, ou tel constructeur s’il réalise des équipements énergétiques économes en ressources, ou bien des logements sociaux.

 

Plus généralement les possibilités de densification se concentreront plutôt le long des grands axes de la ville, cela sans faire appel à la loi votée par l’ancien parlement relative à l’augmentation de 30% du COS, loi qui va à l’encontre d’une démarche urbanistique de qualité.

 

Je pense d’ailleurs, si les Français donnent une majorité parlementaire conforme à leur vote du 6 mai, que cette loi sera abrogée.

 

Les objectifs du PLU

 

De la protection des zones pavillonnaires au soutien des activités économiques, le PLU définit les stratégies de la municipalité pour faire de Colombes une cité évolutive, dynamique et durable.

 

En réalisant en 2010 son Projet d’Aménagement et de Développement Durable, la Ville a mis en avant des principes de développements clairement identifiés pour les dix années à venir : équilibre dans l’utilisation des espaces, pluralité des fonctions, mixité sociale dans l’habitat.

 

 - Préserver le secteur pavillonnaire

Avec 9742 maisons recensées, Colombes possède un secteur pavillonnaire essentiel, qui ne doit pas être « abîmé » par une densification excessive. Le PLU introduit donc plusieurs mesures dans ce sens : présence d’une surface minimale d’espace vert et de pleine terre sur chaque parcelle, recréation des places de stationnement supprimées par de nouveaux projets de construction, limitation des coefficients d’emprise au sol pour permettre l’infiltration des eaux pluviales… L’objectif est de valoriser ce paysage urbain qui attire régulièrement de nouveaux habitants.

 

- Densifier les grands axes

Pour pouvoir répondre à la demande des logements et favoriser l’accession à la propriété, le PLU prévoit la restructuration et la densification de certains grands axes : avenues de Stalingrad et Henri Barbusse, boulevard Charles-de-Gaulle, rue Gabriel Péri… Là où le bâti est ancien ou en mauvais état, le long de ces voies, de nouveaux programmes de logements, notamment collectifs, permettront de créer un patrimoine architectural contemporain et de qualité.

 

- Renforcer les centralités

Lieux d’échanges, d’activités commerciales et de rassemblement, les secteurs de centralité désignent évidemment le centre-ville mais aussi la place Aragon, le carrefour de la rue des Vallées, la place Facel Vega, l’avenue de l’Europe, l’angle Stalingrad-Michelet… Le PLU maintient un droit à construire très encadré dans ces zones pour en protéger la physionomie et l’attrait visuel.

 

- Développer les zones d’activités économiques

Le Plan d’urbanisme préconise un accompagnement volontariste du développement des grands quartiers d’activités, tels que la ZAC des Champs-Philippe, le parc d’activités Kleber ou la zone industrielle de la Prairie. Ces secteurs sont et doivent être synonymes d’emploi, au sein d’un territoire de plus en plus attractif, notamment grâce à l’arrivée du tramway. L’implantation de nouvelles sociétés, qu’elles soient à vocation artisanale, industrielle ou tertiaire, est un objectif majeur de la Ville. Le document intègre dans ce sens trois nouvelles zones d’activités industrielles ou artisanales : deux disséminées dans le tissu pavillonnaire, une dans le quartier des Fossés-Jean.

 

Développement durable et écologie pour améliorer le cadre de vie

 

La municipalité veut inciter, pour les projets à venir, à tenir compte des nouvelles exigences en matière de développement durable : utilisation d’énergies propres, de matériaux durables, gestion responsable des eaux et des déchets, protection des « poumons verts » de la ville, qu’il s’agisse de jardins privés ou publics. Le Plan met également l’accent sur l’importance de créer des « continuités écologiques », des trames vertes déjà imaginées par exemple au sein de l’éco-quartier de la Marine. Cet ensemble de mesures participe directement de la qualité du cadre de vie à Colombes.

 

Trois quartiers au cœur de la transformation

 

Les dix prochaines années seront marquées par plusieurs réaménagements : zone Thalès, restructurations aux abords des tramways, stade Yves-du-Manoir, Charles de Gaulle Est… Autant de projets constitutifs de la future identité colombienne.

 

Le Plan Local d’Urbanisme sert de guide pour les projets importants qui concernent la ville : des zonages spécifiques sont réservés à ces grandes orientations d’aménagement, qui pour certains, sont encore au stade de l’étude.

 

Logements et activités dans le quartier du Stade

 

Plus de 9 hectares vont être libérés d’ici fin 2014 avec le départ programmé de l’entreprise Thalès. Le PLU préconise une utilisation mixte de cet espace s’étendant des deux côtés de l’A86. Au nord, l’accent serait mis sur les activités tertiaires et industrielles. Au sud, la situation géographique de la zone permet d’envisager la création de nouveaux logements, pour environ 70 000 m2, ainsi que de nouveaux commerces. Une nouvelle école, un hôtel destiné à une clientèle d’affaires, une résidence étudiante pourraient également voir le jour. Un développement nécessaire et concomitant avec l’arrivée programmée du tramway T1, qui desservira ce nouveau quartier.

 

L’avenir va également être marqué par le départ du Racing Métro 92, et en conséquence, la restructuration du stade Yves-du-Manoir et des terrains attenants. Un projet ambitieux, à la mesure des 24 hectares de surface concernée. Comme annoncé, la Ville et le Conseil général se sont accordés sur le principe de créer en lieu et place de l’ancien site olympique le Centre national du handball, qui comportera une « Arena », salle sportive d’une jauge de 8 000 places. Sur les terrains appartenant à la commune, le long de l’autoroute, de nouveaux logements (côté boulevard de Valmy) sont envisagés, ainsi qu’un pôle hôtelier et économique où s’installeraient bureaux et commerces. Il est important de noter que dans cette opération, les terrains sportifs ne sont pas « déclassés » : le football ou l’athlétisme pourront être pratiqués de la même manière, dans des gymnases ou sur des terrains synthétiques.

 

Le tramway moteur du réaménagement

 

Deux axes urbains accueillent également de profonds bouleversements. À l’est du boulevard Charles-de-Gaulle, c’est un quartier complet qui va naître, avec 400 logements (dont 30 % de sociaux) prévus, un nouveau groupe scolaire, un square Colbert étendu, des commerces, un hôtel et de l’activité tertiaire. Au total, plus de 63 000 m2 vont être construits, avec le souci affiché de créer une trame aérée, aux hauteurs variées, et une transition vers le secteur pavillonnaire au moyens de petites avenues, typiques du paysage colombien.

 

Enfin, du côté des Fossés-Jean, l’avenue de Stalingrad devrait, avec les travaux sur voie nécessaires pour faire circuler le T1 prolongé, être elle aussi repensée, selon ce principe de densification de l’habitat maîtrisée. Des liaisons douces vers le parc Caillebotte sont aussi à imaginer.

 

Il est donc proposé au conseil municipal, à l’issue de l’ensemble du travail mené dans le cadre de la révision du POS,  d’arrêter le projet de PLU.

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Published by patrick - dans ma délégation
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