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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 19:29

arton672-copie-1.jpgOn peut lire l'ensemble des interventions des élus eelv sur le site  eelv de Colombes

 

Lors du débat d’orientation budgétaire, j’avais rappelé le contexte national et les orientations municipales : solidarité, écologie et démocratie, que nous développons pas à pas depuis 3 ans. Ce budget en est la preuve, c’est la raison pour laquelle notre groupe le votera.

 

Mais nous connaissons aussi l’inquiétude des Colombiens.

 

Fins de mois difficiles, augmentation du coût de la vie, pouvoir d’achat sacrifié, logements étriqués et sur-occupés, insalubres ou indignes, chômage forcé faute d’offre décente d’emploi adapté, temps de transports habitat-travail dépassant le raisonnable, nuisances du cadre de vie, au premier rang desquelles, le bruit…Voilà ce que nous entendons et avons entendu fortement lors de la récente période électorale.

 

Sans changement radical de cap, sans questionnement sur le modèle productiviste, qu’il soit bleu, rose, orange ou rouge, nous continuerons d’alterner entre des bulles d’enrichissements pour quelques uns et des périodes de rigueur et de crise pour le plus grand nombre. La gauche doit foncièrement questionner non seulement la répartition des richesses, mais aussi la manière dont elles sont produites. Les collectivités comme la nôtre, mais aussi les associations, sont de plus en plus sollicitées, en guise de matelas pour amortir la chute de ceux qui subissent de concert la crise et les choix du gouvernement.

 

C’est pourquoi, les cadres budgétaires qui nous sont imposés, du fait notamment du gel des dotations de l’Etat, ne doivent pas mettre à bas notre ambition. Celle qui a donné corps et force à notre Agenda 21, celle qui a habillé notre Plan de Déplacement, et que nous devons tenir sans fléchir et sans lésiner. C’est le premier point sur lequel notre groupe souhaite insister.

 

Je rappelle que mener à bien notre Plan de Déplacement suppose notamment d’engager une véritable réflexion sur la place de la voiture en ville, donc d’assumer tant l’action de contravention au stationnement que le déploiement progressif du stationnement payant.

 

De la même manière, et malgré l’important dispositif déjà en place, nous sommes confrontés à des incivilités et des dépôts sauvages qui ralentiront l’efficacité des services de la propreté, s’il n’est pas procédé à leur verbalisation.

 

Chaque année, la crise environnementale et sociale nous presse davantage. Et ce d’autant plus que ne cesse de croître la menace d’une vague extrême gonflée du désespoir de celles et ceux qui ne savent plus vers qui se tourner.

 

Nous devons donc fournir, outre les réponses traditionnelles attendues par les habitants, celles que nous avons formulé dans notre agenda 21 et, que nous devons privilégier plutôt que d’apporter de fausses bonnes réponses.

Je pense par exemple aux importants montants que nous consacrons à l’enfouissement des réseaux alors que la démographie des familles colombiennes nous conduit déjà à prévoir, en investissement comme en fonctionnement, l’accompagnement de la population scolaire sans cesse croissante.

 

Je pense également au Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement, que nous tardons à mettre en place alors que le bruit est la première nuisance citée par les habitants, et qu’il serait déjà possible d’en doter la ville sans surcoût.

 

Je pense aussi au système Autolib’ dans lequel nous nous engageons, alors qu’il serait plus judicieux et plus créateur d’emplois stables de favoriser l’auto-partage.

 

Nous devons certes être collectivement rigoureux, mais prioritairement là où la Ville peut éviter les gaspillages et gagner en sobriété. Notre action en matière d’économies d’énergie mériterait d’être sérieusement amplifiée.

 

Nous manquons à ce titre cruellement d’une politique dynamique en matière d’isolation du logement social pour lutter contre la précarité énergétique. Une telle politique permettrait de réduire les charges, d’alléger la facture de l’usager et donc d’amoindrir les effets terribles de la crise sur le budget des ménages. Tous nos projets devraient d’ailleurs faire systématiquement le choix de l’efficacité énergétique. Il faudra notamment investir pour l’avenir avec de nouvelles écoles à énergie positive (BEPOS).

 

Compte tenu de l’urgence et du cadre budgétaire contraint, il nous faut aller bien au-delà en investissant dans des solutions innovantes et durables, en osant des expérimentations. Et ce, tout en gardant à l’esprit que nos investissements d’aujourd’hui doivent permettre les économies et le bien-être de demain et des générations futures.

 

Chaque année, à Colombes comme ailleurs, les arbitrages de conversion écologique et sociale nous démontrent qu’il existe des réponses aux urgences que nous traversons, et que les Colombiens sont de plus en plus nombreux à en être convaincus.

 

Un exemple emblématique d’innovation engagée durablement à Colombes est bien entendu l’écoquartier de la Marine pour lequel nous venons de poser la première pierre le 23 mars dernier.

 

Mais la ville doit aussi permettre aux habitants de Colombes de développer des initiatives sociales, solidaires et écologiques pour et avec les colombiens, par un soutien actif au monde associatif. En développant notamment les éco-filières et en favorisant, partout où cela est possible, l’émergence d’une économie sociale et solidaire créatrice d’emplois non délocalisables, et des systèmes d’échanges locaux de services, de biens, et de savoirs.

 

Notre budget 2011 doit nous permettre ainsi de construire l’avenir ensemble !

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Published by patrick - dans ma délégation
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