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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 23:20

je suis étonné par un article paru dans le Parisien de ce jour, faisant référence à l'expropriation d'une personne âgée, madame Astroth, et du manque d'humanité de la municipalité à son égard.


Cela fait plus de 3 ans que l'équipe municipale s'est attelée à la mise en œuvre de la requalification de la partie Est du boulevard Charles de Gaulle, entre le Leclerc et la gare de la Garenne-Colombes. Pour ceux qui connaissent l'endroit, nul doute qu'il y en a besoin.


Dès 2009, le POS a été modifié pour réduire le périmètre d'études institué sous l'ancienne municipalité, et mieux protéger la zone pavillonnaire.


Lors d'une concertation engagée à l'hiver 2010, les habitants, commerçants et associations ont été informés que cette importante opération portant sur la réalisation de logement, de bureaux, d'un hôtel, de commerces, d'un groupe scolaire, …,  jusque là en sommeil, serait progressivement développée sur plusieurs ilots, et prendrait plusieurs années: entre 5 et 10 ans selon les secteurs.


Des études ont été engagées, un processus opérationnel mis en place qui a aboutit à la création d'une ZAC et à la tenue d'une enquête publique relative à plusieurs ilots, qui s'est achevée il y a une dizaine de jours.

Durant ces 3 années écoulées, les services de la ville, et ceux de la Codevam ont rencontré nombre d'habitants, dont madame Astroth ou ses enfants. J'ai moi-même été en contact avec un certain nombre d'entre eux et suis parvenu - ce n'est pas toujours le cas - à solutionner quelques situations difficiles ; celle de madame Astroth ne m'est pas inconnue. En effet dès la fin 2010 son fils a été informé lors d'une réunion publique que son pavillon serait concerné par la réalisation d'un nouveau groupe scolaire.  Il est évident qu'on ne reçoit pas de gaité de cœur une nouvelle comme celle-là.  Je l'ai rencontré, croisé à plusieurs reprises, et j'ai alors pris l'engagement  que la ville prendrait toutes les dispositions pour essayer de trouver une solution appropriée pour leur relogement. En 2012, je leur ai écrit pour les informer du processus qui se mettait en place qui a aboutit à une prise de contact entre la Codevam et Monsieur Astroth et à une évaluation du service de France Domaine .


Fin 2012, informé par un riverain qui faisait construire une maison un peu plus loin dans le quartier qu'il mettait en vente son habitation, j'ai proposé à M. Astroth de visiter ce bien; le prix convenait, la superficie convenait mais l'organisation des lieux risquait de rendre leur usage difficile pour madame Astroth.


Enfin, une rencontre avec la Codevam a eu lieu il y a quelques jours.


J'ai tenu à faire ce long développement pour dire mon étonnement du reproche du manque d'humanité. Au contraire, je suis persuadé que les consignes données à l'ensemble des services de la ville et de la Codevam vont à l'encontre de cette assertion.


Il n'en reste pas moins que c'est une situation difficile parfois à vivre pour certains  et que nous faisons tout notre possible pour atténuer ce qu'ils vivent comme une épreuve.


Encore un mot, sur l'expropriation. A ce jour, et on l'aura bien compris à la lecture de ma réaction, cette dame n'est pas expropriée et aucune action d'expropriation n'a été engagée, ni à son encontre, ni envers personne d'autre.  Une enquête publique, préalable à une déclaration d'utilité publique,  vient d'avoir lieu et dans quelques semaines, c'est le préfet des Hauts-de-Seine qui se prononcera sur le bien fondé de cette  déclaration d'utilité publique.


Pour conclure ce billet, je voudrais rappeler qu'une opération d'aménagement de l'importance de Charles de Gaulle Est, qui se fait dans un quartier à la fois constitué mais aussi très déstructuré, va sans doute bouleverser la vie de nombreux riverains. Mais pour autant doit-on laisser les choses en l'état?  Je ne le crois pas. Et si certains habitants sont alarmés, soyez convaincus que la résolution de leur situation se fera avec la plus grande humanité, comme nous le faisons toujours à Colombes.

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Published by patrick - dans colombes
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