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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 23:03

Le président-candidat Nicolas Sarkozy a annoncé ce soir sa candidature à l’élection présidentielle. Il a voulu se présenter comme un « président des valeurs » ; mais nous n’avons pas les mêmes…

 

 

http://evajoly2012.fr/2012/02/15/le-president-des-valeurs-nous-navons-pas-les-memes/

 

 

 

 

Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 22:55

Chers amis,

Mesdames, Messieurs,

 

Tout d’abord permettez-moi de remercier les intervenants qui ont accepté ce matin de venir discuter avec nous de leur vision d’une autre politique du logement et de leurs propositions. Ces échanges avec les acteurs du logement sont pour nous essentiels. Car, nous le savons, nous ne pourrons changer radicalement la situation du logement en France qu’avec un dialogue, un échange et une compréhension mutuelle avec l’ensemble des acteurs de ce secteur.


Permettez-moi aussi de remercier Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, pour son accueil et son aide précieuse. J’ai visité ce matin avec des chantiers d’ampleur dans le quartier du Chaperon Vert et j’ai pu me rendre compte de la difficulté pour les élus locaux, en particulier les maires, d’agir en matière de logement.


Il faut le dire et le redire, la situation en France est extrêmement grave. Les associations, de nombreux experts font des constats implacables. Chaque année, elles nous décrivent des situations accablantes. Le 1er février prochain, la Fondation Abbé Pierre nous présentera de nouveau un tableau accablant du mal-logement en France. En matière de respect du droit au logement cela fait bien longtemps que la France a perdu son triple A.

Vous le savez, dans quelques semaines, le 15 mars, ce sera la fin de la trêve des expulsions. Des milliers de familles vivront avec la peur au ventre. A chaque coup de sonnette elles se demanderont si c’est la police qui vient pour les mettre à la rue. Cette année encore, plus de 10 000 ménages seront expulsés, sans solution de relogement durable. Des milliers d’autres auront quitté les lieux avant l’arrivée des forces de l’ordre.


Dans quelques semaines, ce sera la fin des plans « grand froid », pendant lesquels on ouvre des gymnases pour éviter que les personnes SDF meurent de froid. On va fermer 5 500 places de gymnases, en faisant semblant d’ignorer que les sans abris meurent toute l’année, souvent en été d’ailleurs. En moyenne, il y a chaque jour ce que les associations appellent un « mort de la rue ». Le seul fait de prononcer cette phrase, cela me blesse. Ces personnes ne meurent pas à cause de la météo, des vagues de froid ou de chaleur. Elles meurent à cause d’une politique du logement injuste.


Comment un pays aussi riche et démocratique que la France, a pu laisser dériver la situation au point qu’aujourd’hui, se loger soit devenu un luxe, y compris pour les classes moyennes ?


Disons le tout net : ce n’est pas un problème budgétaire. Les propositions des écologistes, celles que je reprends à mon compte et que je vais vous exposer, je les ai chiffrées et intégrées à mon contre-budget. Un contre-budget présenté en fin d’année dernière et qui montrait le chemin d’une sortie de crise par l’écologie, sans nous enfoncer dans la crise, sans nous engager dans l’impasse de l’austérité.


La crise du logement n’est pas un problème budgétaire. A la racine de cette injustice, il y a une vraie carence politique, qui ne date pas d’aujourd’hui. La gauche, par exemple, n’avait pas vu venir la pénurie de logements qui se profilait. Elle n’a pas assez agi. Mais la droite a dépassé toute mesure ces dernières années. Le gouvernement a outrageusement privilégié la rente foncière et immobilière.


Le gouvernement a multiplié les cadeaux fiscaux à ceux qui en avaient le moins besoin, les héritiers, les bailleurs, les professionnels de l’immobilier. En Chine, en Espagne ou aux Etats-Unis, la doctrine du « Tous propriétaires », que Nicolas Sarkozy avait prônée en 2007, a échoué. En France aussi, et ce n’est pas le moindre des échecs de ce quinquennat. Pire, ces avantages fiscaux ont grevé les finances publiques pour longtemps, alors qu’ils n’ont même pas produits les effets escomptés.


En 2006, une voix s’est élevée pour dénoncer l’indifférence. Une voix qui a réussi à susciter une mobilisation sans précédent pour trouver rapidement une solution humaine et durable pour tous les sans-abri. Cette voix, c’est celle d’Augustin Legrand, qui a su, avec les Enfants de Don Quichotte, nous faire sortir de notre torpeur et exiger que le droit au logement devienne un droit effectif.


Suite à cette mobilisation, une loi a été votée pour instituer un droit au logement opposable. 5 ans plus tard, le bilan n’est pas glorieux. Le gouvernement a sacrifié une fois de plus son engagement de réaliser le droit au logement. Il ne respecte pas sa propre loi sur le droit opposable. Aujourd’hui l’Etat est “hors-la-loi”. Ces termes, durs, ne sont pas de moi, C’est Bernard LACHARME, Secrétaire général du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, chargé d’analyser la mise en oeuvre du DALO, qui le répète inlassablement. L’application du DALO est un combat contre le renoncement, une démarche qui redonne du sens à l’action politique.

Et puis rappelez-vous : « Je veux que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid.  » C’était le 16 décembre 2006. Cette promesse, c’est celle de Nicolas Sakozy, qui l’a comme ailleurs, n’a rien fait. En 2012, les derniers chiffres montrent que nous sommes passés de 100 000 à 150 000 sans-abri. Et la crise risque d’aggraver cette situation dramatique.


Avant même d’essayer de sortir les gens de la rue, le plus simple serait de ne pas les y précipiter. Dès mai 2012, si l’alternance l’emporte, nous aurons tous ensemble, élus, militants, ministres, une tâche prioritaire : empêcher, interdire, les expulsions locatives sans relogement des ménages qui ne peuvent plus payer leur loyer. Mettre un terme également, comme en Allemagne, à la pratique détestable des congés pour vente, qui autorisent les bailleurs à expulser leur locataire simplement pour vendre un logement vide.


Laissez moi dire quelques mots sur la dernière mesure proposée par la majorité. Plutôt que les aider, l’Assemblée nationale a voté pour expulser les dizaines de milliers de personnes qui vivent à l’année au camping, faute de mieux. Dans quel but ? Pour éviter la formation de bidonvilles, a dit l’UMP. Mais, en France, dans les années 60, on n’a pas fait reculer les bidonvilles en les interdisant. On les a fait reculer en construisant massivement des logements sociaux.


Je voudrais dire aussi un mot particulier sur la situation des jeunes dans notre pays. Ils avancent dans leur vie mais la société qui est la notre ne fait rien pour donner les possibles nécessaires pour leur épanouissement. Emploi, santé, formation, tout leur est fermé. Et que dire en matière de logement ? Comment voulez-vous qu’un jeune puisse devenir autonome quand les loyers sont à ce niveau-là, que leurs parents n’arrivent déjà plus à payer le leur ? Qu’est-ce que cette société ou des jeunes salariés de 30 ans continuent de vivre chez leurs parents parce que personne ne veut leur louer un logement, et que les loyers pratiqués sont hors d’atteinte ? Savez-vous que 25% des hébergés en centre sont des jeunes ? 25 % ! Quant à celles et ceux qui arrivent à payer des loyers mirobolants pour des micro-surfaces, que leur reste-t-il pour vivre quand ils ont déboursé autant par m2 loué !

La crise du logement n’est pas une fatalité mais le résultat d’une politique. Et si nous voulons changer ce résultat, nous devrons changer radicalement de politique.


Sur quels principes bâtir un autre politique du logement en 2012 ?


Ma conviction profonde est que le logement n’est pas un bien comme un autre. Il ne doit pas être livré aux lois du marché. Au contraire, le marché du logement a besoin d’être strictement encadré. Plutôt que de laisser faire et d’alimenter la demande à fonds perdus, nous régulerons les cycles de l’immobilier en aidant ceux qui en ont réellement besoin. La hausse des prix entraîne en effet des inégalités majeures, entre ceux qui ont la chance de réaliser des plus-values et ceux qui subissent les effets de la bulle immobilière.


Une régulation plus juste consiste d’une part à capter une partie de cette rente pour lutter contre le mal-logement et d’autre part à instaurer des mécanismes qui découragent la hausse des prix, en taxant les plus-values, les héritages et les donations. En arrêtant de faire des cadeaux fiscaux sans contrepartie sociale.

Sur ces principes je construirai une politique du logement assise sur trois piliers : construire, encadrer, rénover. Construire des logements abordables et de qualité ; encadrer les loyers pour arrêter la spirale infernale du logement cher ; rénover nos bâtiments, pour réduire notre consommation d’énergie, nos émissions de gaz à effets de serre, et créer des emplois qualifiés et non délocalisables.


Construire d’abord.


Pour réaliser 500 000 logements par an, dont 160 000 logements vraiment sociaux, il faut une impulsion de l’Etat. Cette impulsion, c’est une augmentation du quota minimum de HLM dans la loi SRU. Aujourd’hui fixé à 20 % je propose qu’il passe à 25 % et même à 30 % en Île-de-France. Nous renforcerons aussi les sanctions contre les communes qui refusent de construire des logements sociaux et font de l’exclusion sociale leur fonds de commerce.


Mais pour construire là où sont les besoins, là où la population vit, nous devons adopter une nouvelle gouvernance du logement, plus démocratique, plus décentralisée. La plupart des compétences doivent être confiées aux intercommunalités, sans quoi la balkanisation à l’extrême des centres de décisions, au niveau des 36 000 communes de France, nous mène tout droit à l’éclatement des villes, étalées, ségréguées et inégalitaires. Ce sont les intercommunalités qui pourront planifier l’urbanisation, délivrer les permis de construire là où c’est nécessaire et imposer des secteurs de mixité sociale face aux promoteurs, avec des prix de sortie maîtrisés.

Le parc de logements sociaux est une richesse collective, accumulée par les efforts financiers de plusieurs générations : argent des contribuables, argent des salariés, argent des locataires de HLM. Ce patrimoine doit être considéré comme un véritable « bien commun ». C’est un « patrimoine de la Nation », qui doit être préservé des convoitises et enrichi. Pour cela, le mouvement HLM doit réfléchir à son évolution vers l’Economie Sociale et Solidaire, pour associer toutes les parties prenantes : collectivités locales, salariés, locataires, actionnaires.

Nous ne pourrons pas construire les 900 000 logements qui manquent immédiatement. Cela impose donc d’adopter des réponses urgentes : réquisitionner et taxer fortement les logements et les bureaux vides par exemple. Dans une situation d’urgence il n’est plus acceptable de laisser tant de logements vacants là où la demande est la plus forte.


Réguler, ensuite.


L’urgence, c’est aussi la maîtrise des loyers. En dix ans, les loyers ont augmenté en moyenne de 40% quand les salaires ne progressaient que de 20%. Ici, en Ile-de-France, on est même à 50% d’augmentation et combien de familles dépensent plus d’un tiers de leurs revenus pour se loger ?.


L’encadrement des loyers, c’est le moyen de stopper cette spirale infernale. C’est pour cette raison, que nous instaurerons un moratoire de trois ans sur les hausses de loyer, pour compenser la hausse des dernières années. Et dans les zones les plus tendues, comme Paris, il faudra même baisser les loyers de 20 %. Pour cela, nous alignerons les loyers des premières locations et de relocation sur ceux du voisinage. Comme vous le savez cela se pratique avec succès dans un petit pays exotique qui s’appelle l’Allemagne.


Cette proposition fait réagir, le ministre du logement la juge stupide et dangereuse : « Les bailleurs pourraient laisser leur logement vide » nous dit-il. Vraiment ? Au risque de perdre une année de loyers et d’être soumis à une taxe sur les logements vacants augmentée ? Ce n’est pas sérieux. Il dit aussi que les bailleurs risqueraient de se détourner de l’immobilier. Vraiment ? Au risque d’aller jouer leurs économies en bourse, alors que l’immobilier les a généreusement rémunérés au cours des dix dernières années ? J’en doute. Et si certains vendent, les prix baisseront, et c’est aussi notre objectif.


Rénover, enfin.


Le dernier défi, c’est celui de la rénovation. Ce défi est social et environnemental. 30% des gaz à effets de serre sont produits par les bâtiments. La volonté politique du passé, cela a été d’imposer partout des chauffages électriques dans des batiments mal ou peu isolés. Le résultat est là : 3,5 millions de personnes victimes de la précarité énergétique, précarité qui a des conséquences terribles. Car un logement mal chauffé, c’est un logement qui se détériore plus vite. C’est une famille qui a plus de problèmes de santé et moins de revenus.

C’est pourquoi, une des mesures phares de notre projet est de lancer un plan national de rénovation qui pour nous permettra, d’ici 2050, de rénover l’ensemble des bâtiments de notre pays, logements comme bureaux. A partir de 2020, près d’un million de logements devront être rénovés chaque année. A la fin du quinquennat, en 2017, ce chiffre atteindra 500 000. Les bâtiments publics et les logements des ménages à revenus modestes seront prioritaires, grâce à l’aide de Sociétés publiques de Tiers Financement qui accompagneront la rénovation en anticipant les gains de la réduction des dépenses énergétiques. La société d’économie mixte Ile de France Energies nouvelles que l’on doit à l’opiniâtreté et à la force de conviction de nos élus au conseil régional ile de France et notamment à Hélène Gassin, illustre cette nouvelle politique.


Les compétences de demain seront peut-être moins spectaculaires que celles des ingénieurs du CEA. Mais elles seront tout aussi importantes. Je pense aux compétences des couvreurs, des charpentiers, des plaquistes, des conseillers en rénovation, des professeurs en lycées techniques. Les grandes inventions sont celles qui sont partagées, qui sont mises en œuvre au quotidien.


La rénovation énergétique est une révolution. Elle nous aidera à diminuer la facture énergétique des ménages, à redonner du pouvoir d’achat, à limiter nos émissions de gaz à effet de serre, à sortir du nucléaire en désintoxiquant nos logements du chauffage électrique, à réduire notre dépendance énergétique et cerise sur le gâteau à créer des centaines de milliers d’emplois non-délocalisables. Excusez du peu ! Je viens de chiffrer dans mon Pacte écologique pour l’emploi le nombre d’emplois que l’on pourrait créer avec cette nouvelle politique de rénovation des logements : 440 000 d’ici 2020. Quelle tristesse de voir la France rater cette révolution.

Vous l’aurez compris, les écologistes sont porteurs d’une autre vision pour le logement que celle simpliste du « Tous propriétaires ». Nous prônons un plus grand équilibre entre propriété, locatif privé et parc social. Pour donner à chacun le choix de sa façon d’habiter sans se ruiner, près des transports, de son emploi ou tout simplement de ses proches.


Je voudrais finir avec une innovation à laquelle je tiens beaucoup car elle est fonctionne dans mon autre pays la Norvège, ce sont les coopératives d’habitants et l’habitat participatif. Si la gauche gagne, nous ferons voter une loi autorisant et favorisant les coopératives d’habitants, et tous les projets qui dessinent un logement non-spéculatif, une réappropriation de la ville par les habitants, une mise en commun d’espaces comme une laverie, une chambre d’amis, un jardin partagé. La ville de demain est encore embryonnaire, mais elle existe.


Mes chers amis,

 

Notre pays traverse une crise historique. La perte du triple A vient sanctionner la politique d’austérité du Président : c’est une impasse. La santé et l’éducation ont été mises à mal, les collectivités locales ont été contraintes de palier au désengagement de l’Etat, notamment sur le logement. Et dans le même temps, l’endettement s’alourdissait à coup de cadeaux fiscaux aux plus riches.


L’austérité est une impasse, que même les agences de notation dénoncent. Je ne sais pas si vous avez lu l’analyse de Standard&Poors. Ils disent « la politique d’austérité budgétaire seule est vouée à l’échec ». Je ne fais pas de la politique pour faire plaisir aux agences de notation. Mais parfois, sur certains points, nos diagnostics peuvent se rejoindre. C’est l’austérité qui est dégradée.


Maintenant, quelle nouvelle voie prendre ? Lors de la présentation de mon contre-budget l’an passé, j’ai montré chiffres à l’appui comment trouver le bon équilibre entre une réduction progressive et effective des déficits publics et une politique d’investissements qui protège, crée des emplois et prépare l’avenir. Je suis la seule à avoir proposer un contre budget. Je suis la seule à jouer carte sur table quand tous les autres entretiennent un flou dangereux pour la démocratie.


Nous devons investir, dès aujourd’hui, pour sortir de la crise et préparer l’avenir. Nous devons investir dans la transition écologique, pour créer une société plus durable, pour créer un million d’emplois non délocalisables, pour en finir avec le gaspillage dont sont victimes les Françaises et les Français.


Dans cette transition écologique, le secteur du logement occupe une place essentielle. Car il est un vecteur puissant de cette transition, capable de créer plus de 400 000 emplois, de réduire les loyers, de diviser les charges énergétiques qui pèsent sur nos concitoyens, de mettre un terme aux injustices qui touchent les plus précaires.

Nos propositions pour le secteur du logement sont le symbole de l’écologie des solutions. Des solutions qui fonctionnent dès aujourd’hui et qui construisent demain. Ensemble, construisons l’avenir.


Je vous remercie.

 


Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 22:33

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le programme de la journée:

 

9h30    L’Île-Saint-Denis  Visite de la micro-crèche associative

                        Micro-crèche La Farand’île, 14 rue Arnold-Géraux

Accueil par Michel Bourgain, maire, Véronique Saint-Aubin, directrice de l’association SFM-AD, gestionnaire de la micro-crèche

             

10h00  L’Île-Saint-Denis   Echanges avec les Îlodionysien-ne-s autour d’un café

                        Salle de quartier Joliot-Curie, 14 rue Arnold-Géraux

           

 10h30-10h45  Déplacements à pied de L’Île-Saint-Denis à Saint-Denis

 

 10h45-11h15  Saint-Denis  Déambulation dans le secteur de la gare de Saint-Denis (dispositif PNRQAD)

                       

 

11h15-11h30  Saint-Denis     Centre-ville

                      

 

11h30-12h00  Saint-Denis   visite de l’exposition 100 ans de logement social

                        Salle de la Légion d’honneur

 

12h15-12h30  Saint-Denis     Visite du Marché

                        Place Jean-Jaurès, rue Jean-Jaurès, marché couvert

 

12h30-13h45  Saint-Denis     Restaurant Au roi du Marché

                        1 cours des Albalétriers

 

14h00  Saint-Denis Université  Meeting à Paris 8

 

Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 23:45

    image sarko Dans une interminable intervention télévisée, aux accents parfois pathétiques, le Président de la République a annoncé un certain nombre de mesures dont l'application n'aura, si les Français en décident, aucune conséquence : elles sont prévues pour n'entrer en œuvre qu'après les élections présidentielles et législatives et une nouvelle majorité aura à cœur de les remette à plat.


Mais au delà de ces écrans de fumée, il est une mesure qui, si elle était adoptée en février comme le président l'a annoncé, pourrait venir bouleverser la vie quotidienne de nos quartiers. Le président a en effet annoncé son intention de voir la constructibilité de tous les terrains et immeubles augmentée de 30 % pour les trois années à venir.


Si une telle modification des règles d'urbanisme pourrait faire le bonheur des promoteurs, elle pose un certain nombre de questions.


En effet,  les règles de constructibilité sont la résultante de décisions des collectivités locales - communes et intercommunalités. La détermination des PLH (programme local de l'habitat) et des PLU (plan local d'urbanisme) est soumise à des procédures de concertation publique, qui associent les services des collectivités territoriales, les élus, ainsi que les habitants. Au final, ce sont les assemblées locales qui adoptent les règles, après enquêtes publiques. Cette annonce présidentielle s'apparente à un ultime et désespéré coup politique destiné à cacher l'échec de la politique menée par le gouvernement en matière de logement. En bouleversant ces règles de manière abrupte, le président de la république méconnait le principe constitutionnel de la libre administration des collectivités locales. 


De manière très concrète, on mesure chaque jour sur le terrain à quel point, dans certaines zones urbaines denses et attractives, la multiplication des projets immobiliers suscite des interrogations légitimes de résidents, qui appellent l'attention des pouvoirs publics sur les conséquences de nouvelles constructions en termes de qualité de vie, de circulation, de capacité des réseaux techniques existants. J'ajoute que la nécessaire construction de logements neufs qui passe par le renouvellement urbain et une certaine densification, ne peut pas être menée correctement sans que soient anticipées les conséquences de l'arrivée de nouvelles populations en termes de services de proximité (crèches, écoles, réseaux de transports publics, commerces notamment).


C'est toute la grandeur - et la difficulté - de la tâche des élus locaux que d'allier la réponse aux besoins en termes de logements et la protection de l'environnement et du cadre de vie ou l'amélioration de la qualité de vie.
A qui fera-t-on croire que c'est depuis un bureau parisien - fût-il situé à l'Elysée - que peuvent se régler à la hussarde des questions aussi lourdes de conséquences pour  la vie quotidienne des habitants des villes ou des communes péri-urbaines ? 


En décrétant de manière aveugle et autoritaire une modification générale des règles de constructibilité des terrains et des immeubles, ce n'est donc pas seulement la démocratie locale que le Président de la République met en cause : il casse les équilibres  murement réfléchis des documents d’urbanisme.. Il livre encore plus nos villes à l'appétit incontrôlé des promoteurs immobiliers. Il fait des promoteurs les véritables aménageurs du territoire. C'est l'ultra-libéralisme appliqué à l'urbanisme!


Qui  gèrera demain cette absence d'anticipation dans la dégradation de la qualité de vie, la non-programmation des espaces et des services publics ? 


Comment se traduira ce droit à construire relevé de 30%? Par des hauteurs d'immeubles augmentées de 30%? Par la suppression totale des espaces verts de ces nouveaux immeubles ?


La première conséquence concrète de cette annonce sera une plus grande spéculation sur les terrains constructibles dans les zones attractives et un renchérissement immédiat du prix des terrains : cela rendra l'accession à la propriété ou la construction de logements sociaux encore plus difficile !
 

 

On ne peut que s’inquiéter des  détails et des voies légales par lesquels le gouvernement entend mettre en œuvre cette lubie présidentielle annoncée sans aucune concertation avec les élus locaux et les professionnels du logement.


Nous devons, dans les prochaines semaines, être très attentifs aux mesures gouvernementales et être prêts à s’opposer  à cette atteinte à la démocratie locale et aux droits des citoyens qui s'annonce aussi brutale qu'inefficace pour résoudre une crise du logement à laquelle Sarkozy et les siens  ont étés incapables d'apporter, au cours des cinq dernières années, des réponses pertinentes .

 

NB: merci FDR

Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 21:18

evadon.png Evaluation positive du budget 2012 d’Eva Joly

Un exercice inédit

C’est la première fois que les écologistes font évaluer par des experts économiques indépendants leur politique économique. Une équipe de chercheurs a utilisé le modèle macroéconomique ThreeME de l’OFCE pour évaluer l’impact de nos choix budgétaires sur l’emploi, le déficit public, la croissance, les émissions de CO2, etc. Un exercice de vérité qui n’a été mené à ce jour par aucun autre candidat à l’élection présidentielle.

Des résultats qui changent la perception de l’écologie

 

Pendant longtemps, certains ont voulu opposer écologie et économie. Mais aujourd’hui, lorsque des experts indépendants évaluent l’impact économique du budget proposé par Eva Joly le 4 octobre 2011, les résultats sont les suivants : les politiques écologiques sont meilleures pour les Français, meilleures pour l’économie et meilleures pour la planète.

 

Cette évaluation indépendante montre que l’écologie est la meilleure solution pour sortir de la crise. Elle dessine un nouveau chemin, crédible, chiffré, financé et, surtout, efficace.


Les résultats clés

 

Le projet d’Eva Joly : plus d’emplois, moins de CO2 et une relance de l’activité compatible avec une réduction du déficit public et la réduction de l’empreinte écologique.

 

Une baisse du chômage

Le chômage est la première préoccupation des Français. Nicolas Sarkozy va laisser la France avec un taux de chômage au plus haut depuis 10 ans. 4 millions de chômeurs aimeraient aujourd’hui travailler plus pour gagner plus. Une austérité renforcée ne pourrait qu’aggraver cette situation. Les mesures budgétaires proposées par Eva Joly sont créatrices d’emplois. A l’horizon 2015, ce sont 400 000 emplois en plus. Ces créations d’emplois supplémentaires permettraient une baisse du chômage à 8,3% en 2015. Dès 2012, le budget d’Eva Joly permet d’avoir un taux de chômage plus faible qu’avec les politiques menées actuellement.

 

Des économies d’énergie pour moins de CO2

L’augmentation progressive de la fiscalité écologique couplée au programme d’économies d’énergie va fortement réduire la consommation d’énergie des ménages. Ainsi les émissions de gaz à effet de serre baissent de 4% la première année. En poursuivant la même politique, la baisse des émissions de CO2 serait de 32% d’ici 2020. Ainsi, la France pourrait atteindre les objectifs de réduction de CO2 préconisés par le GIEC.

 

Une diminution de la dette grâce à un retour progressif à l’équilibre budgétaire

Les choix budgétaires d’Eva Joly permettent de ramener le déficit public sous les 3% en 2014. Ce retour plus progressif à l’équilibre budgétaire est compatible avec une stabilisation de la dette française en pourcentage du PIB. En 2015, elle est inférieure de 5 points de PIB au niveau qui aurait été le sien si le budget vert n’avait pas été adopté (elle s’élèverait à 91% du PIB contre 96% dans le scénario de référence en 2015), et elle se stabilise. La trajectoire de dette de la France est donc mieux contrôlée, grâce à une croissance du PIB fondée sur des activités utiles.

 

Une croissance du PIB fondée sur des activités utiles

Contrairement aux idées reçues, le programme d’Europe Écologie Les Verts aurait un effet positif sur la croissance. Les créations d’emplois et les investissements verts créent un effet d’entraînement favorable à l’activité économique. Dès la première année, ces mesures auraient un impact positif de 0,9 point de PIB et 1,8 point de PIB sur deux ans. Les propositions écologistes permettent de relancer l’économie sans creuser les déficits publics.

 

Téléchargez le document-résumé


Téléchargez l’étude complète des économistes

Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 23:04

La candidate écologiste, à la peine depuis le début de la campagne, espère que le premier grand meeting deFrançois Hollande permettra d'ouvrir le débat entre ses
« solutions nouvelles » et la « gauche classique ».
En marge de cet entretien, elle nous confiera son étonnement de se voir sans cesse demander quand elle va se retirer. Et, sirotant son martini rouge, elle a assuré sa volonté d'aller au bout. Sa marque de fabrique ? D'abord et avant tout l'écologie. Entretien.

Quel bilan faites-vous du premier grand meeting de campagne de François Hollande ?
Eva Joly. J'y vois des possibilités de convergences. Je pense au non-cumul des mandats, à la parité, au droit de vote des étrangers, à la fin des privilèges. Mais François Hollande n’a pas dit un mot d'écologie dans son discours. Cela me donne une obligation de résultat ! Parce que c’est important que quelqu’un porte les idées nouvelles. Lui, c’est le candidat classique de la gauche classique. Moi je suis la candidate des solutions nouvelles et de la transformation écologique. Je veux que nous changions de vision.
Quand François Hollande dit que son ennemi est la finance, j'en prends acte. Mais si on veut réellement agir, on ne peut pas faire croire que la finance vit toute seule, alors qu’elle a été promue à cette place par des régimes politiques, soumis au libéralisme, et plus précisément par la droite ces dix dernières années.
C’est le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a freiné des quatre fers lorsque j’ai porté au parlement européen les idées de limitation des institutions financières. La France ne nous a pas du tout soutenus !
Or là, c’est bien de Nicolas Sarkozy qu’il s’agit, mais François Hollande ne le dit pas...

Pourquoi ne le dit-il pas selon vous ? Est-ce un manque de volonté politique ?
Un manque de clarté. Du coup, sa dénonciation semble un peu facile... Mais je n’entrerai pas dans les procès d’intention. Moi j’aurais dit que ce sont mes adversaires politiques qui ont créé  cette situation et que la finance n’a pas pu prospérer seule.

Hollande évoque tout de même la création d’emplois liée à l’isolation thermique des
bâtiments...
C’est vrai. Je me retrouve aussi dans la limitation des loyers, mais François Hollande n’est pas très précis.
Moi je suis pour un moratoire de trois ans sur les loyers et je défends la création de 900.000 nouveaux logements sur neuf ans. En fait, nous sommes plus volontaristes que François Hollande. Globalement, il y a encore beaucoup de chemin à faire ensemble : sur la réduction de la consommation d’énergie, la lutte contre le dérèglement climatique… La gauche a besoin
d’une boussole écologique. Grâce à la transition énergétique, nous pouvons créer un million d’emplois d’ici 2020.

Mais dans le contexte de crise, avec la note de la France qui vient d’être dégradée et les menaces qui pèsent sur la zone euro, est-il vraiment possible de porter une alternative, et non seulement une alternance, et d’être justement cette « candidate des solutions nouvelles » ?
C’est bien pour cela que je suis toujours candidate et que je me bats dans des circonstances difficiles !
C’est parce que je pense que les solutions classiques ont vécu. François Hollande croit toujours qu’il va redémarrer avec la croissance. Nous, nous savons que ce n’est pas vrai. L’erreur serait de dire que la crise nous empêche d’investir. Il faut investir pour assurer l’emploi et l’avenir. Sinon nous allons être tirés vers le bas. Moi je veux créer un cercle vertueux qui va nous sortir de la crise. Je veux améliorer le pouvoir d’achat en réduisant les factures des familles : grâce aux travaux de rénovation, on peut réduire par deux ou trois la note d’électricité ! Les solutions au pouvoir d'achat, c'est de vivre mieux, pas d'avoir toujours plus.

Mais avez-vous l’impression que les électeurs que vous voyez sur le terrain sont pris dans un étau de contraintes ? Qu’ils sont résignés ?
La résignation est du côté des politiques. Les Français veulent que ça change. Beaucoup se vivent comme très exposés, au bout du rouleau, mais souvent c’est parce qu’ils ne sont pas entendus. Récemment, j’ai rencontré à Nantes des salariés de Pôle emploi : vous avez des agents qui étaient des accompagnateurs pour aider les chômeurs à se réinsérer. Aujourd’hui, les nouveaux critères d’efficacité empêchent ces agents de faire réellement leur travail. Ils ont un sentiment d’inutilité, de frustration et de souffrance.
Dans ce sens, le sommet social de Nicolas Sarkozy est une parodie ! Un sommet social de trois heures ? Mais une telle réunion devrait durer dix jours...
Il faut prendre le temps d’écouter, puis de chiffrer les besoins. Il faut construire avec ceux qui savent. Ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui et ça, cela crée de la souffrance. Moi je crois qu’il y a des souffrances qu’on peut soulager : on peut améliorer la vie des citoyens et donner du sens sans que cela soit nécessairement coûteux.

Vous dites parfois que vous voudriez importer le modèle social scandinave en France. Comment le définiriez-vous ?
C’est tout simplement le respect des citoyens. Quand on prépare une réforme, on ne s’attend pas à ce que le conseiller du ministre écrive ça un dimanche matin sur la table de cuisine ! Il faut discuter de cette réforme avec toutes les parties. Je prends l’exemple que je connais bien du code pénal : il faut parler avec les avocats, les juges, mais aussi les médecins, les travailleurs sociaux, les infirmières. Il faut les écouter, puis construire avec tous les éléments qui en ressortent...

Mais pour revenir sur l’atmosphère en France aujourd’hui : François Hollande est convaincu que les Français ont besoin d’apaisement. Jean-Luc Mélenchon, lui, dit qu’ils sont en colère. Qu’en pensez-vous ?
Je crois qu'avant tout les Français ont besoin d'espoir et d'avenir. Moi ce que j’ai entendu à Nantes, comme dans beaucoup d’autres endroits, c’est : “On ne me voit pas, on ne m’entend pas et on me traite avec arrogance.”

Comment expliquez-vous que votre projet qui est chiffré...
...et je suis la seule jusque-là. Ce projet porte par ailleurs sur une croissance de 0,8 %, ce qui montre que j’avais raison !

Mais vous peinez pourtant à être audible. Exemple, lors de la nuit de l’égalité, vous faites toute une série de propositions mais la seule retenue est celle de deux nouveaux jours fériés... Pourquoi ?
C’est la loi du système médiatique. Surtout, on a maltraité cette proposition : on a dit que ce n’était pas laïque. Mais c’est ne rien comprendre à ce qu’est la laïcité. Là aussi, il s’agit de supprimer un peu de souffrance. Celle de l’enfant juif qui fête Kippouret qui va marquer dans  son cahier d’absence pour l’école “raisons personnelles ou familiales”. Qu’est-ce
que cela coûterait d’avoir deux nouveaux jours fériés pour tous les enfants, un pour une fête juive, l’autre pour une fête musulmane, et qu’on réduise d’autant les vacances ? Dans les classes, ce serait une dignité, une égalité, une laïcité plus grandes. Quand on est réellement laïque, on admet que les religions aient les mêmes droits.
Aujourd’hui, les réactions à cette mesure montrent un repli de la société, une peur, une violence... Cela m’inquiète. C’est un rétrécissement de la société. Mes idées dérangent. Mais vous savez, je ne me suis pas engagée en politique pour mon intérêt personnel. Ce n’est pas une posture ! Car les postures sont méprisables. Comme dire qu’on est un résistant, comme le fait François Bayrou dans son dernier meeting. D’où tire-t-il ce titre de gloire ? Il n’a risqué
sa vie nulle part. Ou alors la langue ne veut plus rien dire. A mes yeux, il s’agit, là, d’une imposture.

Dans ce jeu de postures, vous avez du mal à imposer vos propositions ?
Je crois à l’intelligence des électeurs, aussi, j’ai fait l’effort dès le début de la campagne de chiffrer mes propositions. Désormais, François Hollande a mis des propositions sur la table : le débat est possible. Fraternel, mais vigoureux.

Hollande a affirmé son ancrage à gauche au Bourget. Sur quels thèmes peut désormais
s’imposer ce débat que vous espérez ?
Ce n’est pas une simple question de thèmes : c’est une logique globale. Je porte la transformation écologique de la société. François Hollande est un social-démocrate tempéré. La campagne est encore longue.
Mais chacun voit bien que l’écologie n’entre pas dans son champ de pensée. Sur la sortie du nucléaire, la montée en puissance des énergies renouvelables, l’agriculture biologique, l’abandon des pesticides, la fin des grands travaux pharaoniques, je veux réussir le rendez-vous de la France et de l’écologie.

Vous citez des éléments de programme qui ne figurent pas dans l’accord avec le PS. Ne pensez-vous pas que cet accord est, avec le recul, un énorme piège ? Pour l’instant, François Hollande dit qu’il n’en appliquera qu’une partie, abandonnant notamment la fermeture des 24 centrales nucléaires. Et si vous faites un mauvais résultat, l’accord électoral pourrait aussi être mis à mal aux législatives…
C’est la raison pour laquelle ceux qui veulent un vrai changement doivent voter pour moi. Il n’y a pas d’écologie sans les écologistes.

Et vous pensez devoir vous recentrer sur le coeur de cible de l’écologie ?
Ce n’est pas un recentrage. Ma campagne n’a jamais cessé d’être écologiste. J’ai juste élargi notre champ d’intervention. Cela a pu surprendre, mais je l’avais annoncé dès la primaire. Le PS veut imposer la thématique du vote utile, qui est un acte d’autorité sur le reste de la gauche. Quel vote est le plus juste ? Ce n’est pas l’alternance seule qui compte. L’alternance pour mener une autre politique d’austérité sans créer de marges de manœuvre serait décevante et désespérante. Je ne mets pas tant François Hollande en cause, personnellement. Mais l’alternative doit exister.

Au PS comme au Front de gauche, on dit ressentir une adhésion au vote Le Pen, sur les marchés et dans les porte-à-porte. Votre République irréprochable est-elle une réponse au “tous pourris” ?
Marine Le Pen n’a aucune légitimité pour s’arroger le monopole de la morale publique, bien au contraire.
Moi j’ai prouvé par ma carrière ce qu’était défendre la transparence. J’ai risqué ma vie pour ça. Elle, elle s’est donné la peine de naître avec une cuiller en argent dans la bouche, et va hériter de la fortune d’un ancien tortionnaire d’extrême droite, qui en a lui-même hérité dans des conditions sordides. Je ne demande pas mieux que de débattre avec elle.

Comment expliquez-vous que vous ayez du mal à trouver un espace dans la campagne…
Si on prenait un chronomètre, on se rendrait compte du temps que je passe à commenter les candidatures des autres ou mon éventuel retrait... C’était déjà le cas face à Nicolas Hulot. Une semaine avant, tout le monde me disait que j’allais être écrasée. C’est maladif dans les médias. Je crois qu’une fois encore, je peux créer la surprise.

Par rapport aux autres scrutins, vous ne semblez pourtant pas la mieux placée pour mobiliser ceux qui s’abstiennent d’habitude…
Je fais énormément de déplacements, et je suis très bien reçue dans les quartiers. Comment vous convaincre ? Si vous me suiviez dans le train ou dans la rue, vous verriez qui sont les gens qui m’arrêtent et me parlent dans la rue. Il se passe quelque chose.

Votre engagement pro-européen est-il compatible avec le vote de ceux qui se sont opposés à la constitution européenne en 2005 ?Admettez-vous aujourd’hui une critique de ce qu’est devenue la construction européenne ?
Aucun partisan de l’Europe ne peut se satisfaire de son état actuel. L’Europe reflète l’état politique des pays membres. Aujourd’hui, ils ne sont que trois à ne pas avoir un gouvernement libéral ou ultralibéral. Quand la crise financière et européenne a éclaté en 2008, le commissaire au marché intérieur était libéral. Mais cet aveuglement doctrinal collectif est sur la fin. Dans tous les pays, les élections sanctionnent les sortants.
Tout cela est conjoncturel, il n’y a rien d’illogique à ce que des institutions inter-étatiques ne protègent pas les citoyens, mais on peut s’organiser pour que cela change.
L’Europe souffre aussi aujourd’hui d’un déficit démocratique : le Parlement ne pèse pas assez. Ma volonté est de faire évaluer tout ça, notamment pour imposer des taxes écologiques aux frontières de l’Europe.

En quoi vous différenciez-vous des tenants de la démondialisation comme Arnaud Montebourg ?
Je défends davantage une Europe fédéraliste que je n’ai la volonté d’instaurer des barrières nationales.
Ma France ne se construit pas contre le reste du monde. Elle cherche à imposer d’autres règles dans la mondialisation.

Soutenez-vous les initiatives en faveur d’un audit de la dette européenne, et êtes-vous pour une annulation partielle des dettes liées au marché financier ?
Il faut voir et écouter les arguments avancés. L’endettement lié au renflouement des banques doit être traité à part, c’est une certitude.

Quand vous dites cela, vous êtes plus proche de Mélenchon que de Hollande ou de Bayrou…
Je suis plus proche de son volontarisme. Mais Mélenchon est anti-européen sur bien des aspects, et voudrait que la France s’isole. Or l’échelon européen permet d’agir dans le monde. Personne ne peut l’oublier.
Vous restez persuadée de la réussite de votre candidature ?
Oui, j’ai un mandat de tous les écologistes pour mener cette campagne. Et cette campagne est financée par les citoyens. Nous avons déjà recueillis 200.000 euros de dons, parmi lesquels beaucoup de dons de 5 ou 10 euros. Et je reçois des mails de RMIstes qui me disent « 5 euros, c’est beaucoup pour moi, mais je vous les donne ». Je ne me vois pas leur expliquer que je me
retire parce que des commentateurs médiatiques me le conseillent...

PAR STÉPHANE ALLIÈS ET LÉNAÏG BREDOUX
ARTICLE PUBLIÉ DANS MEDIAPART LE LUNDI 23 JANVIER 2012

Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 21:51

eva1-500x220-copie-1.jpgRéponse à l’interpellation des acteurs de l’Économie sociale et solidaire

 

Cher-e-s ami-e-s,

 

Je partage totalement les valeurs et les objectifs que vous énumérez, fruits de votre expérience et des États généraux de l’Économie sociale et solidaire : une initiative exemplaire, dont je vous félicite. Démocratie réelle, nouvelle conception de la richesse incluant la justice, volonté d’une Europe et d’une mondialisation solidaires, coopération plutôt que concurrence, besoins fondamentaux satisfaits par le non-marchand, respect des biens communs et des générations futures, rôle de l’éducation… Je vous accompagne totalement.
Je voudrais, pour vous répondre, combiner les deux plans de votre questionnement, en alternant les commentaires sur vos objectifs, et les réponses plus précises que vous me demandez, sur les moyens.
 
1. Transformer le système financier en le mettant d’abord au service des entreprises et des particuliers
La crise mondiale  que nous vivons, avec son cortège de catastrophes, n’est pas que financière. Elle est d’abord écologique et sociale : alimentaire et sanitaire, énergétique et climatique… Mais c’est bien la domination sans partage de la finance qui, ces trente dernières années, en est la cause principale.


L’exigence de transformation du système financier implique, d’une part, de modifier la composition du système financier français et sa gouvernance, et d’autre part de lui imposer de nouvelles règles prudentielles et de surveillance. Au premier chapitre, cela passe par le renforcement d’un pôle public et d’un pôle coopératif.
Le pôle public français n’est pas nul. Il comporte encore quelques restes, dont les plus beaux fleurons sont la Caisse des dépôts et consignations, et la Banque Postale. Si l’on ne s’en aperçoit guère, c’est que la gestion de ce secteur reflète les orientations dominantes depuis 30 ans, y compris dans les gouvernements successifs : des orientations libérales !


Avant de se poser la question de l’élargissement du secteur financier public, il convient donc de se poser la question de la gouvernance des organismes de ce secteur : ni États technocratiques dans l’État, ni pures entreprises (à capitaux publics) maximisant leur profit. Idéalement, le mieux serait de les doter d’une structure de SCIC, c’est à dire multi-partenariale (mais nous ne tenons pas forcément au statut de SCIC), avec représentation à la direction, de l’État, des collectivités locales, des syndicats, du patronat et en particulier du petit patronat (CGPME, UPA) et des usagers (associations de consommateurs, associations de défense de l’environnement).


Ensuite se poserait la question de son élargissement. En 2008, l’État a volé gratuitement au secours d’un système bancaire en faillite, au lieu d’en reprendre le contrôle, ce qui était alors possible pour une bouchée de pain. Résultat : la banque requinquée est aussitôt retournée à ses mauvaises habitudes, au lieu de se mobiliser au concours de la reconversion écologique et sociale de notre économie !


Il ne sera plus question de faire ainsi. Tout secours public aux banques privées devra dorénavant prendre la forme d’une entrée de l’État au capital, avec droit de vote au conseil d’administration.
Quant au secteur financier de l’économie sociale, il ne se résume pas à la banque coopérative, mais comprend aussi par exemple le secteur assurance-vie des mutuelles. L’État pourrait favoriser son renforcement en accordant au secteur non lucratif le monopole de certains avantages fiscaux liés à la retraite sur-complémentaire individuelle (comme pour les mutuelles de santé). En contrepartie, le secteur financier coopératif ou mutualiste orienterait une partie de ces fonds vers l’ESS, le développement local et l’investissement responsable.
S’agissant des règles prudentielles, il est impératif de revenir à la distinction entre banques d’affaires et banques de dépôt. La monnaie est un bien commun, les dépôts appartiennent au public, il ne saurait être question de jouer avec. Le risque fait partie du métier bancaire, mais le risque extrême doit être géré par des banques d’affaires « assez petites pour faire faillite » sans provoquer de secousse systémique.
 
2. Encourager la réduction des écarts de rémunération au sein des entreprises, notamment en instituant une échelle des salaires raisonnée et raisonnable
Comme dans la crise des années 1930, l’incroyable polarisation de la richesse et des revenus (au niveau mondial comme au niveau national) est l’autre racine de la crise actuelle. Réduire les écarts de rémunérations est un des objectifs fondamentaux du « New Deal Vert » nécessaire pour en sortir.
Cet excellent objectif ne peut être délégué intégralement, « après coup », à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. La distribution primaire des revenus doit elle-même être régulée. Évidement, seul l’État est en mesure de s’imposer à lui-même et aux grandes entreprises qu’il contrôle une échelle des salaires, qui pourrait être fixée par la loi (par exemple de 1 à 8 ou 10). Pour les entreprises privées, la meilleure solution semble une taxe sur les inégalités, progressive, à partir de la norme fixée dans le secteur public. Il faudra alors éviter, par des comptes consolidés, le recours excessif à la sous-traitance.
Certes, cela n’empêchera pas les écarts avec les rémunérations non-salariales. Celles-là, toutes celles-là (primes, dividendes, jetons, stock-options…) devront être sujettes à la même fiscalité que tous les revenus, rendue universellement progressive par une fusion de l’IRPP et de la CSG.
 
3. Taxer les transactions financières internationales
Nous comprenons que vous voulez dire « entre la zone euro et les autres zones monétaires ». Il ne nous semble pas souhaitable de rétablir des barrières douanières entre les pays de l’UE, mais plutôt d’harmoniser leur fiscalité.
En revanche l’existence d’une taxe sur toutes les transactions financières d’une zone monétaire à l’autre nous semble offrir deux avantages : un frein à la spéculation, et une source de revenus conséquente pour la puissance publique, même à un taux dérisoire. Une telle mesure peut être sans risque de délocalisation si elle est décidée unilatéralement par le parlement et le gouvernement de la zone euro. En cas de difficulté à la décider collectivement, il vaut mieux, à l’échelle française, examiner une autre taxe bancaire.
Cette question doit cependant être bien distinguée de la lutte contre les paradis fiscaux, qui peut utiliser l’arme de cet impôt (plus fort pour les pays refusant la transparence), mais pas seulement cette arme.
 
4. Développer des pôles territoriaux de coopération économique avec tous ceux qui constituent le cœur de l’économie locale
Cette proposition est très importante. La coopération fait le succès des « régions qui gagnent » en Europe (l’arc alpin, élargi au Sud de l’Allemagne et au Nord de l’Italie), mais, bien au-delà, c’est par le territoire que passent les effets externes, non marchands, de l’économie vers la société et réciproquement. Ces effets peuvent être négatifs (pollutions, corruption), mais aussi positifs : entraide, formation professionnelle, circulation des innovations et des bonnes pratiques, etc.
C’est donc un point d’une importance toute particulière pour les écologistes. Ces pôles territoriaux ont existé en pointillé au sein du Réseau pour l’Économie Alternative et Solidaire (qui accueillait des collectivités locales soucieuses de promouvoir l’ESS, mais aussi des entreprises privées entendant assumer leur responsabilité sociale et environnementale) et bien sûr sont promus par le Réseau des Territoires pour l’Économie Solidaire. Mais votre proposition va plus loin, c’est tout le « cœur de l’économie locale » que vous souhaitez mettre dans le coup, et avec raison.
La mise en œuvre d’une telle coopération pourrait par exemple passer d’abord par des « Grenelles régionaux permanents », c’est-à-dire une forme décentralisée de ce qui fut l’esprit du Commissariat général du plan. Un lieu d’échange, permanent, multi-partenarial, débouchant sur des recommandations qui seraient une « ardente obligation » pour les collectivités territoriales, et un « horizon » pour les acteurs privés du territoire, cherchant à maitriser les effets locaux (négatifs et positifs) de leurs activités.
L’action publique territoriale pourrait ensuite passer, d’une part, par des conventions avec l’État central (et des négociations avec la Commission européenne) précisant, outre les contenus désormais traditionnels des contrats de plan État-région, le concours que l’un et l’autre pourraient apporter à l’ESS, mais surtout, d’autre part, des conventions territoriales avec les différents types d’acteurs économiques locaux (privés et ESS).
Enfin, la clause sociale d’insertion pourrait être systématisée dans les contrats publics,  mais il est possible aussi de prendre en compte une jurisprudence méconnue de la Cour de justice de l’Union européenne à Luxembourg, qui précise que le « mieux disant financier » signifie « pour l’intérêt de la communauté du territoire », et non, comme on le croit généralement, « le moins cher pour l’administration territoriale » ! Ainsi, un contrat public favorisant l’emploi local ou la qualité de vie locale peut être retenu dans le cadre des lois sur la concurrence.
 
5. Un développement des échanges non marchands, donnant toute leur place aux besoins fondamentaux des citoyens
Nous, écologistes, sommes partisans d’une économie plurielle. Cela signifie la coexistence de l’économie marchande privée, des grands services publics nationaux ou locaux, de l’ESS et de l’entraide familiale ou de voisinage. Sans négliger la lutte nécessaire pour l’amélioration des conditions de travail et la participation des salariés dans tous les secteurs, ni la lutte contre la technocratie dans les secteurs publics, ou contre le patriarcat dans l’économie domestique, il est clair que nous avons fait de la promotion de l’ESS, partout où nous sommes parvenus aux responsabilités, notre cheval de bataille n°1.
L’économie sociale et solidaire a souvent, mais pas toujours, une dimension marchande : elle a des usagers qui paient une partie du service qu’elle leur rend. Mais ce qui la caractérise, c’est qu’elle est au service de la communauté, et que le service rendu à une personne particulière, passant par un échange marchand, n’épuise pas l’utilité qu’il faut lui reconnaître. Par exemple, former de futurs salariés (pour tous les secteurs), assurer l’aide à domicile en libérant les femmes d’obligations séculaires auprès des personnes dépendantes de leur famille, entretenir les biens collectifs tels les abords des logements sociaux, assurer la création et l’interprétation artistique ; autant de services correspondant à des besoins fondamentaux, rendus gratuitement à la communauté, par-delà des clients ou usagers particuliers éventuels. C’est ce qui justifie à nos yeux les formes de soutien pérenne, et non au coup par coup, que la collectivité doit assurer à l’ESS.
 
6. Inscrire et financer l’innovation sociale dans les politiques publiques
L’innovation sociale ne se réduit pas à l’ESS, on y comptera sans doute aussi la politique de la ville, les nouveaux médias, etc. Il serait possible de les regrouper en un grand Ministère. Mais je souhaiterais surtout vous répondre sur ce qui en sera sans doute la forme juridico-économique principale : l’Économie sociale et solidaire.
Ce serait, aux yeux des écologistes, l’objet d’une loi-cadre, que parallèlement nous défendrions au Parlement européen. Quels en seraient les contenus ?
Tout d’abord, la reconnaissance de son statut particulier. Les chiffres impressionnants de ce que l’économie sociale et solidaire représente déjà dans l’emploi total (et, à ce stade il ne convient pas de distinguer l’économie sociale de l’économie solidaire), le fait qu’encore aujourd’hui l’ESS continue à créer des emplois : ces faits doivent être mieux mesurés par la comptabilité publique, et popularisés. Ce secteur doit avoir sa place propre au sein des organismes du dialogue social et du paritarisme.
Ensuite la reconnaissance de son autonomie. Ce n’est pas l’État qui crée l’économie sociale et solidaire. Ce sont les citoyens, les entrepreneurs sociaux. Créer une coopérative ou une association solidaire doit être une démarche aussi simple que de créer une entreprise ordinaire. Une démarche qui ne doit pas attendre l’autorisation d’un préfet. Seuls les pairs, les chambres de l’ESS, doivent avoir la responsabilité, en première instance, de reconnaître que telle « jeune pousse » satisfait bien au cahier de charge de l’économie sociale et solidaire, dans tel ou tel secteur, et qu’elle a donc le droit au soutien particulier que doit lui accorder la collectivité, au nom du service qu’elle lui rend et que j’ai évoqué au point 5.
Car enfin, troisièmement, ce soutien est le nerf de la guerre (la guerre au chômage, mais surtout à l’isolement social, à l’abandon par les services publics traditionnels). Mon principe est simple : les dépenses passives du chômage doivent être recyclées, sous formes de dégrèvements fiscaux ou de subventions, au fonctionnement des organismes de l’Économie sociale et solidaire, à la mesure des emplois pérennes qu’elle crée.
Vous l’avez compris, je cherche à concilier votre précieuse autonomie et le soutien nécessaire, pérenne et non au coup par coup, que la communauté nationale ou locale vous doit. Soutien qui n’est pas inconditionnel, mais justement précisé par des règles générales, contenues dans la loi-cadre. Cette loi fixera en quelque sorte le cahier des charges, réponse aux cahiers de doléances, que la société française assigne au tiers-secteur.
 
7. Le respect des ressources naturelles comme bien commun et le souci des générations futures
Ce thème est bien sûr pour les écologistes, le premier, et non le septième, de nos objectifs politiques ! Nous n’allons donc pas vous répondre : « Oui, oui, le respect de l’eau, de l’atmosphère, de campagnes pourvoyant une nourriture saine tout en entretenant leur patrimoine de détente et de respiration, de villes de moins en moins assiégées par le bruit et les pollutions multiples, cela est très important pour nous ». Tout le monde sait que c’est la responsabilité principale dont nos élus ont la charge, depuis une vingtaine d’années que les électeurs nous ont portés dans les lieux de décision.


J’insisterai plutôt sur trois points.


D’abord, ce respect n’est pas qu’une question de politique publique, mais le fruit de milliards de décisions individuelles qui nous concernent toutes et tous, avec bien sûr des responsabilités différenciées en fonction de la richesse et du pouvoir de chacun. Et cela passe fondamentalement par l’éducation et les normes sociales acceptées, ce qui implique la justice et la solidarité.


Ensuite, les « ressources communes » sont de moins en moins des ressources « naturelles » : les villes, les savoirs, la culture, les habitudes d’entraide, en font crucialement partie. Il y a une écologie de l’artificiel, qui est la réalité humaine aujourd’hui dominante.


Enfin, « les générations futures », sont les générations actuelles. Celles et ceux qui souffriront (et souvent atrocement) des désastres écologiques vers lesquels nous entraînent le libéralisme et le dirigisme productivistes depuis plus d’un siècle, sont, pour la plupart, déjà nés, et souvent déjà victimes. L’écologie n’est plus le luxe de nantis cherchant à être « responsables ». C’est une question de survie pour la majorité de l’humanité, y compris dans les pays riches.
 
8. L’éducation, la prévention et la culture comme enjeux déterminants de l’évolution de la société
Ce point fondamental, au sens propre du terme, est la conséquence directe de ce que je viens d’écrire sur « l’éducation » comme condition d’un vivre en société respectant les ressources naturelles et les générations futures.
Nous pensons, comme Montesquieu, que le principe de la Démocratie est la Vertu : les citoyens décident de bonnes lois en fonction de leur vertu, et ils y obéissent par vertu, et non par force. Mais qu’est ce que la vertu ? La synthèse des conceptions du bien, du bon et du beau dans la société.
Je l’ai dit : elle se rapproche de l’intérêt bien compris au fur et à mesure que les catastrophes écologiques se diffusent. On ne prévient pas les catastrophes par la peur de l’apocalypse, mais par la conscience que c’est notre devoir d’aider les autres (générations présentes ou futures) à vivre une vie belle, et que c’est ce qui rend notre vie belle, intéressante, digne d’être vécue, y compris dans sa dimension professionnelle.
Une politique ne se définit pas par les seuls intérêts, mais par des valeurs, et ces valeurs s’apprennent aussi bien par les œuvres et l’activité culturelle que par l’éducation. C’est pourquoi nous privilégions une culture participative, où les grandes initiatives institutionnelles seront enchâssées dans une intense activité artistique populaire, animée par des équipes de créateurs organisées selon les principes de l’ESS. Et de même nous privilégions dans l’éducation « l’apprendre à apprendre », avec des pratiques d’enseignement elles aussi secondées par le secteur éducatif populaire et périscolaire de l’ESS.

 

Et ces valeurs, quelles sont elles ? L’autonomie : que chacun puisse décider et voir le bout de ses actes ; la solidarité : que personne ne soit laissé sur le bord du chemin ; et la responsabilité : que nous devions répondre, chacun, des conséquences de nos actes, devant tous.
C’est ce qui relie fondamentalement l’écologie à l’Économie sociale et solidaire !

Par patrick - Publié dans : evajoly2012
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