Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:07

Les élections régionales auront lieu à la fin de l’année : il convient d’ici là de préparer la ligne politique d’EELV en Ile-de-France et de choisir les candidatEs qui défendront les couleurs de notre mouvement.

L’ensemble des adhérents d’EELV votent jusqu'au 16 avril pour choisir la stratégie qu’EELV devra suivre ainsi que l’homme et la femme qui composeront le binôme candidat à la tête de liste aux Régionales. Trois motions sont proposées au vote des adhérents EELV.

Hier 11 avril, avait lieu la présentation des 3 motions stratégiques devant plusieurs dizaines de militants EELV. Il faudra attendre début mai pour que notre mouvement désigne celle ou celui qui sera véritablement la tête de liste, lors du conseil fédéral, avant de désigner l'ensemble des candidats au second semestre.

les échanges ont été passionnés et néanmoins riches.

Pour être tête de liste lors de ces élections, 5 militantEs ont candidaté: au titre du collège Femme, Emmanuelle Cosse et Annie Lahmer. Au titre du collège homme, Stéphane Gatignon, Pierre Serne, Julien Bayou.

Toutes et tous sont venus présenter leur candidature, et les échanges avec la salle ont été d'une grande qualité.

Pour ma part, j'ai décidé de soutenir Emmanuelle Cosse et Stéphane Gatignon

Par ailleurs, j'ai participé à l'élaboration collective de la motion "l'Ecologie d'abord"

https://lecologiedabord.wordpress.com/

Notre choix est clair : nous voulons un rassemblement de premier tour des écologistes, avec les ONG et les associations environnementales.

L’ÉCOLOGIE D’ABORD

Au cours de ces trois dernières mandatures, nos élus/es régionaux, au sein de l’exécutif majoritaire, ont fait souffler le vent frais et tonique de l’écologie sur les politiques publiques !

Nous, écologistes, revendiquons un bilan majeur dans beaucoup des domaines de compétence et d’intervention de la région Île-de-France, et parmi les plus essentiels pour nos concitoyens, ou dans des secteurs innovants : santé-environnement, logement, transport, aménagement du territoire, solidarité, handicap, économie sociale et solidaire… Malgré les obstacles, les oppositions et parfois les échecs, nous avons impulsé, réorienté, infléchi la politique régionale, imprimé la marque de l’écologie. La création du Pass Navigo unique est emblématique de notre capacité à obtenir des succès au bénéfice des Franciliens. Un tel bilan ne saurait êtreminoré par l’opinion comme conséquence de l’affaiblissement électoral des formations politiques de la majorité sortante.

Faire gagner l’Écologie en Île-de-France

L’obligation faite par notre calendrier interne n’aura pas permis d’intégrer dans notre projet 2015-2019 l’analyse des résultats des élections départementales. Quoi qu’il en soit, il est malheureusement prévisible que la gauche et les écologistes cèdent nombre de sièges et de majorités dans les conseils généraux, que le Front national s’affirme premier parti de France, propulsé par une dynamique démagogique et dangereuse qui fait planer une lourde menace sur l’avenir de la démocratie dans notre pays.

Il est donc impossible de faire abstraction de cette réalité pour définir nos orientations et notre stratégie. Nous devons trouver les clés de la riposte et affermir notre opposition face à la menace d’une assemblée régionale qui serait dominée par la droite et l’extrême droite ; d’autant que les compétences des régions ont été élargies et renforcées.

Le mode de scrutin des élections régionales permet, à l’inverse du scrutin majoritaire qui prévaut aux élections législatives et départementales, de rassembler et d’élargir notre audience autour du projet écologiste.

Il n’est pas imaginable que nous choisissions une stratégie de repli dans une sorte de « pré carré », en attendant le retour d’une conjoncture favorable. Bien au contraire, un esprit offensif doit nous animer. L’écologie doit continuer à progresser en Île-de-France, parce qu’il ne saurait y avoir de bonne politique qui n’ait l’écologie pour ambition.

Pour cela, il faut que nous portions, d’abord, notre projet en toute autonomie, en nous ouvrant à l’ensemble de la société.

Rassembler les écologistes d’abord

La condition du succès doit s’inspirer de la démarche qui a conduit Europe Écologie à l’obtention d’un excellent score aux élections européennes de 2009. C’est grâce à cette dynamique que nous avons pu enregistrer une autre victoire aux élections régionales de 2010, permettant ainsi l’élection d’un groupe important d’éluEs écologistes qui ont pu peser sur les décisions de l’assemblée régionale.

Notre démarche, c’est celle du rassemblement de tous les écologistes qui se retrouvent sur nos valeurs et sur nos projets, quels que soient les appartenances de parti, les engagements associatifs, les parcours et parfois les contentieux passés. EÉLV doit créer les conditions de ce rassemblement, en prenant toutes les initiatives de débat et de rencontres citoyennes pour forger un nouveau projet écologiste régional.

Un tel rassemblement, pour être lisible et susciter l’adhésion la plus large possible des citoyens/nes, doit aussi se faire dans la clarté et la cohérence. Et parce que nous sommes clairs, il ne saurait inclure les formations représentatives de la « gauche de la gauche ». Il ne s ‘agit pas d’être les supplétifs ou les « béquilles » de quiconque. C’est la condition pour forger et promouvoir l’autonomie de notre projet, et pour donner aux électeurs/trices une offre politique dégagée de tout calcul politicien en fonction de la stratégie masquée pour « le coup d’après ». C’est aussi, tout simplement, une question de crédibilité de notre discours.

C’est à partir de cette stratégie que nous pouvons envisager la plus large coalition de second tour pour obtenir une majorité victorieuse, et sur un projet négocié dans la transparence et la clarté, devant l’opinion publique.

Notre région métropolitaine au cœur de la crise sociale…

Notre région doit faire face aux réalités de ses fractures territoriales et sociales, résultant de politiques contradictoires, et d’un développement mal maîtrisé depuis des décennies. À la spéculation foncière et immobilière répond l’insolente confrontation entre la richesse et la pauvreté. À la croissance égoïste du cœur urbain répond la relégation ou « l’oubli » de la périphérie à dominante rurale.

Comme toutes les mégalopoles dans le monde, la conurbation d’Île-de-France est une terre d’immigration,d’accueil, de brassage. Cette réalité sociale est un impensé absent de la plupart des discours politiques ; d’autant qu’elle est rarement incarnée par des élus/es aux divers échelons de nos institutions. La ségrégation liée aux origines accentue et épouse les contours de la relégation sociale. Elle porte en germe l’« ethnicisation », voire la « communautarisation » des conflits sociaux. La crise des banlieues est la conséquence de la marginalisation des habitants des quartiers populaires et la dégradation des services publics et de proximité. La ségrégation spatiale conforte la ségrégation sociale. Il y a, de ce point de vue, un enjeu majeur de civilisation.

Les écologistes n’ont jamais renoncé à ce que « les quartiers » – comme on les nomme – demeurent des territoires à part entière de la République. Cela impose une politique d’aménagement concerté, et passe par la restauration et le soutien du tissu associatif aujourd’hui décousu par la droite.

…et écologique

L’agglomération francilienne s’est développée, comme d’autres, à partir de l’automobile. Résultat ? Préemption de l’espace public, engorgement, pollution de l’air, bruit, dépendance aux hydrocarbures, gaspillage… Le tribut payé à la mobilité. Nous devons réinvestir les territoires ruraux, favoriser le maillage des services publics et des transports alternatifs à la voiture.

L’étalement urbain a aggravé la situation au détriment des espaces agricoles et des espaces naturels. La concentration des activités financières et commerciales au bénéfice des placements spéculatifs internationaux, vers toujours plus de rentabilité, a accentué les déséquilibres du développement régional et de l’activité entre les territoires, accéléré les délocalisations, saccagé l’emploi.

L’Île-de-France possède plus de la moitié de sa surface en espaces naturels et agricoles. Le SDRIF les protège, mais de grands projets inutiles les menacent. Nous devons bâtir l’alternative, faire de l’Île-de-France, LA région des circuits courts, de l’agriculture biologique, de l’économie circulaire, des transports partagés. Nous sommes à l’origine des politiques de préservation de la biodiversité et de la création de Natureparif, notre région doit être celle qui, non seulement, ne perd plus d’espèces, mais les réintroduit.

Les causes du changement climatique concernent, en premier lieu, les grandes métropoles qui concentrent l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre, de la consommation des énergies fossiles et nucléaires de la planète. L’Île-de-France et son épicentre parisien doivent être en première ligne du combat contre le réchauffement climatique. Il faut préserver les équilibres de sa biosphère, en faire l’une des priorités de la santé environnementale. La COP21 nous en donne l’opportunité à saisir.

Construire un pacte de responsabilité écologiste pour l’Île-de-France

Face à la complexité des sociétés modernes, l’écologie n’est pas une contrainte mais une solution. Son application nécessite un travail permanent de conviction et de pédagogie « aimable » de notre part. Nous devons présenter à ces élections un programme qui soit un engagement à l’image de notre conception de la gouvernance et de la gestion publiques, un pacte passé avec celles et ceux qui nous font confiance et qui nous soutiennent, avec nos partenaires politiques et avec l’ensemble de la société.

La société que nous voulons doit être un enrichissement par la rencontre de nos identités, le partage de nos expériences, de nos parcours. Nous devons travailler ensemble au respect et à l’affirmation des valeurs communes laïques et démocratiques de notre République, lutter contre les discriminations relatives à nos origines, à nos croyances religieuses, inventer de nouvelles formes de vivre ensemble et de tolérance, traduire la solidarité et l’écologie dans les politiques publiques comme dans nos actes.

Assurer une représentation politique à l’image de notre région

Les écologistes se sont montrés exemplaires pour le respect de la parité femme/homme dans la désignation de leurs éluEs. Mais un chemin reste à parcourir pour que la représentation politique corresponde à la réalité socioculturelle de la population francilienne. Ce sera un objectif lors de la constitution de nos listes. De même, nous devons nous départir de toute tentation de professionnalisation de la politique qui nous éloigne des citoyens.

Nous en sommes tous conscients, les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain vont se dérouler dans un contexte de crise multidimensionnelle.

Forts de nos convictions, nous, écologistes aborderons ce rendez-vous citoyen avec lucidité et détermination, conscients de nos responsabilités, ayant la ferme volonté de poursuivre notre travail, pour gagner, et faire de l’Île-de-France la région phare de la transition écologique.

Repost 0
Published by patrick - dans eelv
commenter cet article

Recherche