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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 13:55

appel2À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les forces de gauche et les écologistes de notre pays ont une très grande responsabilité : ensemble, en nous rassemblant derrière la candidature de François Hollande, nous pouvons mettre un terme à cinq années de sarkozysme qui ont durablement abîmé notre pays.

 

Chaque voix comptera le 6 mai prochain : c’est pourquoi j’appelle tous les électeurs de notre circonscription à se mobiliser dans ces derniers jours, pour porter la candidature de François Hollande jusqu’à la victoire !


Cette alternance que nous voulons tous ne doit pas uniquement permettre de refermer une parenthèse et de changer de président. L’élection de François Hollande ne sera qu’un premier pas : le rassemblement de la gauche et des écologistes doit ouvrir la voie à une autre politique, qui placera la justice sociale, le vivre mieux et l’écologie au cœur du prochain quinquennat.

 

Lors des élections législatives de juin, nous devrons choisir une alternance réelle. Nous devrons montrer qu’il est possible de gouverner autrement, d’apaiser ce pays, de cesser d’attiser les haines, et d’apporter enfin des solutions concrètes aux Françaises et aux Français.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:54

501035.jpgLe moins que l'on puisse dire, c'est que cette affaire tombe mal pour Nicolas Sarkozy. Alors que le président candidat n'a de cesse de dénoncer les sondages, qui prédisent tous sa défaite le 6 mai, une action en justice menée par un militant écologiste révèle que l'Elysée a commandé des centaines d'études d'opinion entre 2007 et 2009.

• Pourquoi ces documents sont-ils rendus publics aujourd'hui ?

Raymond Avrillier, militant écologiste grenoblois, a saisi en 2009 en tant que simple citoyen le tribunal administratif de Paris pour obtenir la liste des sondages commandés par la présidence de la République. Sa demande s'appuyait sur la loi du 17 juillet 1978 qui favorise l'accès aux documents administratifs.

Le 17 février dernier, le tribunal a donc enjoint l'Elysée de communiquer à Raymond Avrillier les conventions d'études et les factures des sondages qu'il a fait réaliser entre 2007 et 2009. L'ancien élu écologiste, connu pour avoir provoqué la chute de l'ancien maire de Grenoble Alain Carignon (UMP), a alors reçu quatre cartons de documents.

• Que disent ces documents ?

Ils révèlent que l'Elysée a fait abondamment appel aux sondages et aux études d'opinion pendant les deux premières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ainsi, "264 sondages pour un montant de 6,35 millions d'euros ont été commandés par la présidence de la République entre juin 2007 et juillet 2009, dont certains ont été clairement utilisés par l'UMP notamment en vue de l'élection présidentielle de 2012", a annoncé à Grenoble Raymond Avrillier, qui assure n'avoir "obtenu que 134" de ces documents.

Le site Mediapart publie le listing de ces achats.

Ce listing révèle que la présidence a sondé les Français sur des questions économiques ("Diriez-vous que l’existence de l’euro permet de limiter les effets de la crise ?"), sur la popularité de Nicolas Sarkozy (avec un "baromètre hebdomadaire des initiatives du président"), mais également sur des sujets plus étonnants.

L'Elysée a ainsi commandé un sondage sur la réaction des Français au fameux "Casse-toi, pauv' con", mais aussi sur la vie sentimentale du chef de l'Etat. Raymond Avrillier s'amuse d'avoir pu obtenir la copie de "nombreux" sondages en 2008 concernant la liaison du président avec sa future épouse. "Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni ?", interroge l'un d'eux, ce qui fait dire au militant que ces sondages "ne relèvent pas de la conduite de l'Etat".

• Existe-t-il d'autres sondages encore non publiés ?

Possible. Raymond Avrillier a annoncé avoir déposé des recours auprès du tribunal administratif de Paris pour que lui soient communiqués les documents manquants. Il a également formulé une nouvelle demande pour obtenir les documents des années 2010, 2011 et 2012.

Par ailleurs, l'écologiste affirme ne pas avoir reçu les bons de commande de sondages "indirects" commandés par l'intermédiaire des cabinets d'études Publifact (dirigé par Patrick Buisson, l'un des conseillers du président), PubliOpinion et Giacometti-Péron (dirigé par Pierre Giacometti, autre proche de Nicolas Sarkozy). Selon lui, ces cabinets d'études n'auraient en outre jamais été mis en concurrence, comme le prévoit la loi.

"Cette surfacturation potentielle par ces intermédiaires soulève la question d'une sortie irrégulière d'argent des caisses de l'Etat", avance l'ex-élu grenoblois. Ces prestations ont été facturées 2,98 millions d'euros au total à Publifact et PubliOpinion et 1,38 million à Giacometti-Péron, détaille-t-il.

• Pourquoi cette publication tombe mal pour la droite ?

Parce qu'elle va à l'encontre du discours ambiant dans le camp Sarkozy. Lors de la campagne d'entre-deux-tours, le candidat de l'UMP fait de la critique des médias et des sondages un véritable refrain. En visite à Longjumeau (Essonne) mardi 24 avril, le président candidat a ainsi critiqué fermement les journalistes, coupables selon lui de "terrorisme" à son égard.

Il a particulièrement appuyé ses critiques sur les sondeurs. Ces "gens très doués font des sondages qui se trompent et sont payés !", a-t-il lancé, avant de viser les patrons de chaînes qui achètent ces études.
FTVi avec AFP
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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:06

2O5C8812-302x150.jpgMes chers et chères compatriotes.

 

Les urnes ont parlé.

 

Je tiens à remercier avec chaleur le million de Françaises et de Français qui m’ont apporté leur suffrage, et ce faisant ont défendu par leur vote l’écologie, l’Europe, et la république exemplaire.

 

Le score du Front national est une tache indélébile sur les valeurs de notre démocratie, une menace pour la république, un avertissement que chaque responsable politique doit entendre.

 

Je veux dire à celles et ceux qui se sont laissé abuser par le Front national, qu’ils se trompent de colère.

Je veux dénoncer les apprentis sorciers de l’identité nationale, qui à force de discours de division et de haine ont permis à l’extrême-droite de faire son plus haut score dans une élection présidentielle.

 

Je veux redire ce soir, que l’écologie est bien le grand défi du temps qui vient. Aucune politique ne pourra réussir sans entamer d’urgence une transition écologique basée sur la conversion de l’économie, la lutte contre le réchauffement climatique, le choix des énergies renouvelables et la protection des écosystèmes.

 

Chacun doit désormais prendre ses responsabilités.

 

J’appelle, dès à présent, toutes celles et ceux qui ont voté pour moi, et au-delà, toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs de la république, à tout faire pour que notre pays sorte enfin du sarkozysme, en se rassemblant autour de la candidature de François Hollande, qui doit désormais porter toutes les couleurs de la gauche et des écologistes.

 

Je vous appelle à faire des 15 jours qui viennent, 15 jours de mobilisation permanente. La belle date du 1er mai doit être une symbole de justice et de fraternité contre l’extrême-droite et ses idées, marquant notre volonté de reconquête républicaine.

 

Par ce soutien sans ambiguïté, je veux signifier qu’il nous faut restaurer les valeurs de la république, lutter contre l’esprit de clan qui a prévalu ces cinq dernières années, redonner un souffle à notre démocratie et à nos institutions pour rétablir un lien de fierté et de confiance entre notre pays et ses représentants politiques.

Il y va de la morale républicaine : la défense de privilèges indus, l’absence de respect des règles qui fondent notre morale publique doivent d’urgence connaître un terme. Il y va surtout de l’intérêt général : notre pays doit retrouver le sens du bien commun.

 

Mais il ne s’agit donc pas simplement de battre un homme. Il faut qu’une société nouvelle voit le jour, porteuse d’un modèle de développement plus respectueux des êtres humains et de la planète. Dans les semaines et les années qui viennent, les écologistes continueront à agir à vos côtés en ce sens.

 

Nous voulons donc construire une nouvelle majorité, rassemblant la gauche et les écologistes bien au-delà du seul parti du président. Cette majorité devra être une majorité de combat.

 

Une majorité de combat, pour la justice d’abord : la répétition des solutions classiques n’est plus possible. Il faudra de l’imagination et de la détermination, pour ne pas retomber dans les ornières du passé et décevoir l’espoir de nos compatriotes. La justice devra être la boussole de la nouvelle majorité.

 

Une majorité de combat, pour l’Europe ensuite : sans une nouvelle ambition européenne, rien ne sera possible. Il faut un nouveau traité européen qui mette enfin la solidarité et l’écologie au cœur de la construction européenne. L’Europe doit redevenir un espoir pour les Françaises et les Français.

 

Une majorité de combat pour l’écologie enfin : la France doit sortir du nucléaire, lutter contre le dérèglement climatique, convertir son économie au développement durable et faire de la protection de l’environnement un principe de gouvernement.

 

La France est une belle nation, une nation citoyenne fondée sur la liberté, l’égalité et la fraternité, mises à mal par le président sortant. Faites que par votre vote du second tour, notre pays retrouve le chemin de la justice et de l’avenir.

 

Eva Joly

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:03

 

 

 

Chers amis,

 

 

C’est ce soir le dernier meeting de ma campagne. Le dernier meeting de notre campagne. J’ai tellement de choses à vous dire…

 

Je suis d’abord venue vous dire que ce n’est pas une fin de campagne mais un commencement. L’écologie a rendez-vous avec l’histoire : dans les années qui viennent, nous aurons à reconstruire l’espoir.

 

L’espoir n’est pas l’utopie : il en diffère car il n’indique pas seulement un but, mais aussi les moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre.

 

L’espoir n’est pas l’illusion : il s’en distingue par la force que nous mettons à le traduire en actes.

L’espoir n’est pas la nostalgie du monde passé : il est la projection vers l’avenir pour inventer un monde différent de celui qui nous oppresse.

 

Face à la violence de la crise sociale, la domination sans partage de l’argent, l’épuisement des ressources naturelles, face à la crise énergétique, à la surconsommation et à l’impasse du culte de la croissance, l’écologie est l’espoir de notre temps, l’espoir véritable, celui d’un changement de société pour mettre un terme au saccage de la planète et à l’exploitation des êtres humains, pour vivre mieux dans une société de partage et de justice.

Dans cette présidentielle j’ai porté le drapeau vert de l’espoir c’est à dire le triomphe de la vérité sur le mensonge, la victoire de la volonté sur la lâcheté, et la supériorité de la raison sur les fantasmes.

 

Pour défendre cet espoir,  qui n’est ni l’illusion, ni la pure utopie, ni la nostalgie, la bataille fut rude.

Rude d’abord pour nos idées. L’écologie a été constamment mise sous le boisseau. Et quand elle ne l’a pas été, c’était pour mieux moquer nos positions en les déformant. On a voulu faire croire aux françaises et aux français que l’écologie est un problème, alors même que l’écologie c’est la solution.

 

La campagne fut rude aussi pour ma personne. Ce n’est pas rien d’être scrutée sous toutes les coutures, observée sans cesse, critiquée sans nuances,  bousculée sans ménagement par nos adversaires.

Je veux aussi dire merci à celles et ceux qui se sont jetés dans la bataille et n’ont ménagé ni leur temps ni leurs efforts.

 

En particulier, je veux remercier les plus jeunes de mes soutiens : ces jeunes femmes et jeunes hommes d’une vingtaine d’années, plus jeune que mes propres enfants et qui on fait don de leur enthousiasme, non pas à ma seule personne, mais à la cause de l’écologie.

La nouvelle génération a porté la grand-mère que je suis : c’est le premier signe du vrai changement. Je sais que votre campagne a été dure, éprouvante, et vigoureuse. Mais grâce  à vous j’ai tenu bon.

Une présidentielle, je le sais maintenant, c’est un exercice auquel rien ne prépare vraiment.

Aurais-je sollicité l’honneur de conduire les écologistes dans la bataille présidentielle si j’avais su quelle part de personnalisation demande cette compétition électorale ?

 

Ce n’est pas certain.

 

Est ce que je recommencerais maintenant que je connais la difficulté et les pièges de la route ?

Oui car c’est un immense honneur que vous m’ayez désignée pour vous représenter et un honneur plus grand encore, d’avoir défendu vos positions sous le feu nourri de la droite et de l’extrême droite.

Est ce que je regrette mes maladresses ? Seulement celle qui m’a fait chuter dans les escaliers.

Tout le reste, je l’assume.  Ma petite voix, mon débit lent, mon accent, mon incapacité à mentir. Mes défauts ont aussi fait de moi la femme que je suis et qui se tient devant vous avec modestie mais avec la fierté d’avoir été candidate de la plus noble des forces politiques.

 

Je ne suis pas une oratrice : je ne fais pas tanguer la foule sous la houle des mots qui roulent, je ne berce pas mon public par de belles paroles rassurantes. Je m’en excuse. Quelque chose en moi refuse de fonder la politique sur la tyrannie de l’émotion.

 

Slogan contre slogan, drapeaux contre drapeaux, simplification contre simplification, je n’aime guère cette manière de faire de la politique. Je crois que la politique à tout à voir avec la rigueur de l’exposition d’un argument et rien avec le talent de comédien.

 

Si je m’adresse davantage au cortex qu’aux tripes c’est parce que notre monde est complexe : mon devoir est d’éclairer les électeurs, pas de les mystifier. Oui je refuse d’être une architecte de l’illusion, une semeuse de promesses futiles, une menteuse en col blanc.

 

Nous en avons soupé des belles paroles et des promesses de lendemain qui chantent. Nous voulons des solutions précises et argumentées.

 

Voilà pourquoi j’ai présenté un contre budget basé sur une hypothèse de croissance sérieuse. J’ai chiffré mon programme. J’ai fait l’effort de parler vrai.

 

Je ne suis pas la candidate du baratin et du blabla. Je suis la candidate de l’écologie, c’est à dire la candidate du possible et du nécessaire.

 

Quand je parle de sortie du nucléaire c’est parce que c’est possible et que c’est nécessaire. Quand je parle de créer des centaines de milliers d’emploi par la conversion de l’économie c’est parce que c’est possible et que c’est nécessaire. Quand je parle d’un crédit formation à prendre tout au long de sa vie c’est parce que c’est possible et que c’est nécessaire. Quand je défends l’encadrement des loyers, une autre politique de transports, ou la baisse du coût des médicaments c’est parce que c’est possible, nécessaire et urgent.

Mon sens éthique est plus développé que mon sens tactique, je le concède. Mon esprit de révolte est plus vif que mon esprit de discipline, je le confesse. Ma pugnacité au combat est plus forte que  ma capacité de soumission. J‘ai en horreur l’embrigadement et ce qu’il demande d’alignement sur la pensée de son  voisin.

 

Je suis donc venue à la politique sur le tard. Je n’ai donc pas l’habileté de ceux qui ont fait carrière dans les allées du pouvoir. Je n’ai ni leur prudence dans l’expression, ni leur virtuosité dans la manœuvre. Pour cela j’ai été moquée, raillée, tournée en ridicule, montrée du doigt, présentée comme une écervelée qui décidément n’était pas à sa place.

 

J’accepte les critiques sur ma personne.

 

Mais  je refuse qu’elles dessinent en creux le visage du politique idéal, qui serait  un homme blanc, bien né, passé par les bonnes écoles ou les bons réseaux au bon moment, un homme issu du système avec une pensée orthodoxe, un homme capable de dire aux marchés seulement ce qu’ils veulent entendre et de faire entendre au peuple seulement ce qu’il veut bien lui dire.

 

La politique n’est pas l’apanage d’une caste, elle n’est pas la propriété de quelques uns, elle est le droit du plus grand nombre à reprendre la maitrise de notre destin commun.

 

Voilà de quoi ma candidature est le symbole : d’une autre manière de faire de la politique.

 

Que ma petite voix trouble leur confort est une chose étrange : ils ont le monopole de la parole. A longueur d’édito ils nous commandent d’accepter le cours des choses. Ils ont d’ailleurs déjà écrit le récit du temps qui vient. La seule politique possible à leurs yeux c’est l’austérité. A savoir, les coupes dans les budgets sociaux, la réduction du nombre de fonctionnaires, le sacrifice de l’environnement.

 

Si demain, comme je le pense et comme je le souhaite François Hollande est élu, les responsables de la crise n’attendront pas 10 jours pour faire entendre leur voix comme une funeste chorale n’ayant qu’un refrain à entonner.

 

Et comme des attaques spéculatives se préparent déjà, encouragées par ceux la même qui dans les cinq dernières années ont vidé les caisses en faisant des cadeaux à leurs amis du premier cercle,   ce  qui va suivre risque d’être terrible.

 

Préparez vous à tenir bon. Voici venu le temps de la vérité et du courage.

 

Du courage, j’en ai vu pendant toute ma campagne, en traversant notre pays. J’ai vu le courage des habitants des quartiers nord de Marseille qui refusent qu’on abandonne leur quartier aux dealers, j’ai vu le courage des ostréiculteurs du bassin d’Arcachon qui résistent à la crise et ne veulent pas abaisser la qualité de leur production, j’ai vu le courage et la mobilisation des sages-femmes de la maternité des Lilas, qui se battent pour que l’accouchement des femmes soit protégé de la logique libérale et strictement comptable.  J’ai vu le courage digne des familles touchées par la folie meurtrière de Mohamed Merah et ont résisté à la tentation de la haine.

J’ai vu le courage et j’ai vu la beauté de notre nation, nation citoyenne que je veux débarrasser définitivement de la fiction infâme de la race. Voilà pourquoi dans cette campagne je rends coup pour coup à la représentante du parti de la haine.  Celle que j’ai choisi ce soir de ne pas nommer parce qu’au fond elle est innommable. Celle qui m’attaque devant les tribunaux non pas pour je ne sais quelle prétendue diffamation, mais bien en réalité parce qu’elle ne supporte pas la vision de la France que je porte.

 

A elle et à ses partisans je veux dire tranquillement : nous sommes chez nous. Nous sommes chez nous, nous les français et les françaises, métèques venus des quatre coins du monde  pour faire France, nous les métis et les métisses, nous les immigrés qui travaillons sur les chantiers et nous cassons le dos pour ériger des bâtiments. Nous sommes chez nous, nous les bretons, les corses, les occitans, nous les polak, les portos, les ritals et les espingouins, nous les youpins, les nègres, les bougnoules, nous les norvégiennes ménopausées, nous l’Europe nous le monde, nous la planète parce que nous sommes la liberté d’aimer, l’égalité devant la loi, et la fraternité dans la République. Nous sommes chez nous.

Un nouveau cycle politique s’ouvre. Une question se pose à la gauche et aux écologistes : comment faire face à la crise ?

 

François hollande nous  dit, j’ai la réponse. C’est mon programme, tout mon programme, rien que mon programme.

 

Partout en Europe, le compromis social-démocrate classique s’est trouvé incapable de résister à la situation de pression maximale portée par la financiarisation à outrance de l’économie.

 

Alors je crois et j’affirme que nous devons inventer un modèle en rupture avec la logique productiviste. Nous devons sortir de la société de gaspillage pour inventer une société de modération écologique.

 

C’est le sens de la transition écologique que je propose dans cette campagne.

 

C’était le sens du pacte écologique porté par Nicolas Hulot en 2007, et qui a été trahi par ceux la même qui l’avaient signé. Le démantèlement du Grenelle de l’environnement a été un désastre. Alors, je pose la question à François Hollande veut il, sur ces questions se démarquer de Nicolas Sarkozy ?

 

Veut il rester dans l’histoire comme le syndic de faillite de l’espoir de la gauche ou comme celui qui aura réussi, par son intelligence et son audace a ouvrir une voie nouvelle basée sur l’écologie et la justice ?

Je veux que les choses soient claires : les écologistes feront tout pour qu’une nouvelle majorité remporte cette élection mais aussi tout pour empêcher cette majorité de retomber dans les ornières du passé, mélange de conformisme, de renoncement et d’absence de volonté qui ont causé tant de déception.

 

Je veux que chacun et chacune d’entre vous se sente concerné personnellement par le combat qui vient.

L’acte de refuser le monde tel qu’il est procède toujours d’abord d’une prise de conscience individuelle.

Ensuite on essaye de faire nombre, entrainement à d’autres à partage nos vues. Ensuite seulement, on tente de se donner de la force en se trouvant des jumeaux en rébellion et des sœurs en insoumission.

 

Ensuite seulement, une fois qu’on s’est dressé seul face au désordre du monde, Il s’agit de prendre sa place dans une généalogie de la résistance, de s’inscrire dans une histoire, dans un mouvement, dans un souffle collectif capable de changer le cours des choses.

 

Ce mouvement, je l’ai trouvé avec les écologistes qui sont les porteurs de la remise en cause la plus profonde du fonctionnement de notre modèle de développement. C’est avec vous que je me sens bien, que je me sens capable de mieux résister aux forces de l’argent pour offrir une autre politique aux habitantes et aux habitants de ce pays.

 

Ici, je vois des incorruptibles, des lanceurs d’alerte, des éveilleurs de consciences, des vigies, des empêcheurs et des empêcheuses de bétonner en rond.

 

Ici, j’ai rencontré ces héros ordinaires que j’aime tant. Ceux pour qui désobéir est un risque bien moindre que se taire, ceux qui veulent que les choses changent, ceux qui pensent que la gauche est vraiment la gauche quand elle s’affronte à la loi de l’argent au lieu d’y céder, bref ceux qui veulent autre chose que la simple alternance par défaut et exigent que la transition écologique commence de toute urgence, bref celles et ceux qui veulent le vrai changement et soutiennent ma candidature pour bousculer l’ordre établi.

 

S’engager c’est se projeter vers le monde en disant « j’ai compris » et  partageant avec autrui ce qu’on a compris se sentir responsable d’une part du destin commun.

 

Alors laissez moi partager encore un peu avec vous, vous qui m’avez tant soutenu et que je tiens à remercier avec chaleur.

 

Laissez moi vous dire ce que j’ai compris, ce que j’ai appris dans toute ma vie de juge, quand j’ai du affronter les forces dominantes pour démêler l’écheveau de mensonge et de corruption qui se présentait devant mes yeux incrédules.

 

C’est un secret terrible. Et une fois que vous l’avez regardé en face ce secret, votre vie ne peut en être que bouleversée.

 

Ce que j’ai appris tient en une phrase : « ils n’ont aucune limite »

 

Ils n’ont aucune limite et ne reculent devant rien.

 

Ceux qui pensent qu’une mallette de billets vaut plus qu’un  million de bulletins de vote sont prêt a tout : subornation de témoins, crimes divers et variés, déstabilisation d’états indépendants, menaces et coups de force sont leurs méthodes quotidiennes.

 

L’appât du gain les met en mouvement, le taux de change est le seul arbitre de leur choix, l’obsession du profit leur seule morale.

 

Au fond Nicolas Sarkozy n’aura été que leur jouet involontaire, leur meilleur allié, le zélé serviteur d’un monde qui le fascine,  prêt à tout pour en être.

 

Prêt à tout, même à tricher.

 

Je pèse mes mots, et je le dis en conscience : au final le Sarkozyste n’aura été qu’une vaste supercherie, une escroquerie réactionnaire, un abus de pouvoir basé sur un abus de faiblesse.

 

Le courage commande de dire que ce pouvoir est né d’un acte qui en dit long sur ceux qui l’ont commis. On a profité d’une vieille dame qui n’avait plus toute sa tête pour lui soutirer des fonds pour le financement d’une campagne électorale.

 

La vérité du sarkozysme, n’en déplaise à Monsieur Woerth qui s’indigne  en 140 signes sur Twitter mais n’est pas capable d’aligner deux  mots convaincants pour se défendre des accusations portées conte lui dans le dossier Béthencourt, c’est que les conditions du financement de la campagne de 2007 sont peu claires, douteuses, honteuses.

 

Quel étrange pays que le notre. On me voue aux gémonies parce que j’ose poser les questions qui dérangent. Mais je ne fais que mon devoir. Pourquoi ma bouche devrait demeurer close alors que mes yeux sont grands ouverts ?

Je suis contre la justice à deux vitesses, qui poursuit les voleurs de poule et absous d’avance les délits de ceux qui trompent le peuple.

 

Finissons-en avec les agissements d’une petite caste habituée à agir en toute impunité.  Si vous aimez la vérité et la justice, alors vous voterez pour les écologistes qui eux au moins, ont eu le courage de dire ce que chacun voyait mais que la plupart taisaient.

 

Oui je suis résolument engagé dans un combat contre ce qu’a incarné Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas une misérable question de détestation intime ou de méchanceté. La vérité, c’est que j’aime trop la France pour la laisser sans rien dire aux mains d’un homme qui était prêt à vendre le nucléaire français à Kadhafi, qui a traqué les enfants sans-papiers jusque dans les écoles, qui a tué le grenelle de l’environnement, qui a monté les français les uns contre les autres, qui a trompé les ouvriers, qui a fait du mensonge permanent le principe cardinal de sa politique  et qui a pu faire tout cela en ne respectant pas la règle du jeu dès son élection.

 

Nicolas Sarkozy au pouvoir, c’est le roman d’un  tricheur. Je vous invite à en écrire les dernières lignes en évitant que son bilan moral ne devienne notre héritage à tous. Je vous appelle  à défendre l’intérêt général contre les intérêts privés qui veulent cadenasser nos vies.

 

Ma candidature c’est bien sur la candidature de l’écologie. Mais c’est aussi une réponse à la dictature du conformisme, un appel à relever la tête, un encouragement à la lutte contre le cynisme triomphant qui fut la marque du Sarkozysme.

 

Ma candidature c’est la candidature de l’écologie et c’est aussi la candidature du refus du mépris de classe. Quelques uns pensent tout savoir parce que dans leurs grandes écoles on leur a dit depuis toujours qu’ils sont l’élite, la crème de la crème, la classe supérieure et infaillible.

 

Ils sont suffisants. Mais sont-ils vraiment nécessaires ?

 

Je lance un appel à  tous les esprits libres, a toutes les têtes raides, a tous les indignés, à toutes celles et à tous ceux qui refusent de croire que la politique est un métier et veulent que les citoyennes et les citoyens puissent décider de ce qui se fait dans leur pays. Ma campagne vous appartient, ma candidature vous appartient ma voix vous appartient. Alors donnez moi la votre.

 

Vous qui ne savez peut être pas pour qui voter,  comme dirait Nicolas Hulot, votez pour la planète.

Votez pour la planète en défendant  les trois zéros :

Zéro gaz de schistes, zéro OGM, Zéro autoroute nouvelle.

 

Votez pour la planète en votant contre l’épandage en plein air des pesticides qui vient d’être ré autorisé alors même que les risques pour la santé sont connus.

 

Votez pour la planète en choisissant le grenelle de la consommation, pour favoriser les circuits courts et faire baisser les prix en établissant la transparence sur les marges de la grande distribution.

 

Votez pour la planète en défendant la biodiversité et la lutte contre le bouleversement climatique.

 

Votez pour la planète en faisant en sorte qu’après Fukushima la France sorte de la folie du nucléaire et fasse enfin le choix des énergies renouvelables.

 

Votez pour la planète et soyez fiers de le faire.  Vous serez alors des pionnières et des pionniers, des redresseurs d’espérance, des libérateurs d’avenir. Vous serez la meilleure part de notre pays qui est plus beau quand il parle pour la planète entière que quand il se recroqueville dans une posture de haine.

 

Votez pour la planète, votez pour l’écologie, votez pour Eva Joly. Votez pour moi pour que dès le 6mai, les écologistes pèsent sur la politique du nouveau gouvernement.

 

Votez pour moi pour battre la droite bling-bling et réveiller la vieille gauche. Votez pour le vrai changement.

 

Vive l’écologie, vive la République, vive la France !

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:28

Marine Le Pen s'est déclarée «choquée» par les propos d'Eva Joly qui avait dit: «Nous les nègres, youpins, bougnoules, norvégiennes ménopausées, nous sommes chez nous». |

 

Marine Le Pen a peut-être trouvé en Eva Joly une nouvelle meilleure ennemie. Outre une bataille judiciaire, la candidate du Front national s'est déclarée ce matin «choquée» par des propos de la candidate écologique.

 «C'est vulgaire, choquant, insultant, je m'étonne d'ailleurs que personne ne trouve cela choquant», a-t-elle expliqué, le souffle presque coupé sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV

Mais par quels propos Marine Le Pen est-elle si choquée ? Mercredi soir, lors du dernier meeting de sa campagne à Paris, Eva Joly avait voulu répondre à Marine Le Pen et à ce qu'elle considère comme des attaques incessantes contre les immigrés.

 

 

 

 

 

«J’ai vu le courage et j’ai vu la beauté de notre nation, nation citoyenne que je veux débarrasser définitivement de la fiction infâme de la race. Voilà pourquoi dans cette campagne je rends coup pour coup à la représentante du parti de la haine. Celle que j’ai choisi ce soir de ne pas nommer parce qu’au fond elle est innommable. Celle qui m’attaque devant les tribunaux non pas pour je ne sais quelle prétendue diffamation, mais bien en réalité parce qu’elle ne supporte pas la vision de la France que je porte.

 

A elle et ses partisans, je veux dire que nous sommes chez nous. Nous sommes chez nous, nous les Françaises et les Français, les métèques venus des quatre coins du monde. Nous sommes chez nous, les métisses, les immigrés qui travaillons sur les chantiers, nous cassons le dos pour ériger des bâtiments. Nous sommes chez nous, nous les Bretons, les Corses, les Occitans, les Polacks, les Portos, nous les Ritals et les Espingouins, nous les Youpins, les Nègres, les Bougnoules et nous, les Norvégiennes ménopausées, nous sommes la liberté d'aimer, l'égalité devant la loi, la fraternité!»


La candidate écologiste réagissait au meeting de Marine Le Pen au Zénith de Par is mardi soir. Alors que la candidate frontiste évoquait longuement le thème de l'immigration, ses militants s'étaient mis à scander des «On est chez nous ! On est chez nous !». Ce à quoi Marine Le Pen avait répondu: «C’est parce que vous êtes chez vous que vous avez le droit de ne plus vouloir de ces Franco-Algériens comme Mohamed Merah !»

 

Le Parisien, le 20/04/2012

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 18:20

raffinerie-havre-total.jpgChristophe de Margerie, je n'ai pas le plaisir de vous connaître. En tant que PDG de Total, vous évoluez dans un milieu, le pétrole, qui n'est pas le mien. Mais vous n'en influencez pas moins ma vie de tous les jours et celle de millions de gens en France et dans le monde. Vous polluez les rues des villes où je respire, vous empoisonnez les côtes de l'Atlantique où j'aime vagabonder. Vous soutenez des régimes, en Birmanie ou en République du Congo, que je combats. Bref, nos chemins se croisent mais pas pour le meilleur.

Alors qu'une scandaleuse décision de la Cour de cassation pourrait annuler votre condamnation, les habitants des côtes de Bretagne et de Vendée sont encore sous le choc provoqué par la marée noire de l'Erika le 12 décembre 1999 : des dizaines de milliers d'oiseaux mazoutés, des plages souillées, le tourisme décrédibilisé, des milliards de dégâts. Elle laisse une population encore traumatisée par ce qu'elle considère, à juste titre, comme une agression contre son territoire et son identité. L'Erika n'est pas un accident. De l'affréteur au donneur d'ordres, de l'armateur au bureau de recrutement, tous sont responsables et coupables... Y compris vous. La moitié de la flotte internationale, tous transports confondus, navigue sous pavillon de complaisance du Panama, de Malte, des Bahamas, du  Libéria ou de Chypre.

C'est la chaîne de la souffrance humaine où des marins venant de pays surexploités sont asservis dans des bateaux rouillés qui vont dégazer et s'échouer sur nos côtes. Ces crimes ne vous empêchent pas, bien au contraire, de continuer à vous enrichir. Les Français savent que Total affiche chaque année les plus gros profits jamais réalisés par une entreprise française. Le bénéfice atteint, pour 2011, plus de 12 milliards d'euros.

Dans le même temps, Total payera seulement 300 millions d'euros d'impôts sur les sociétés en France, soit à peine 2,4 % de ses bénéfices ! En 2011, le groupe n'avait pas payé d' impôts sur les sociétés, car ses activités françaises étaient "déficitaires" ! Pourtant, vous n'hésitez pas à licencier vos salariés sacrifiés comme à la raffinerie de Dunkerque ou à vous dégager de vos responsabilités dans des accidents industriels, comme celui d'AZF à Toulouse en 2001.

Les prix flambent, les profits aussi, mais les peuples trinquent. Mais vous vous obstinez à continuer dans cette voie sans issue jusqu'à la dernière goutte de pétrole. Aujourd'hui vous n'arrivez pas à stopper  la fuite de gaz sur la plate-forme Elgin, en mer du Nord. Au Canada, mais aussi au Venezuela et à Madagascar, Total investit dans la manière la plus chère et la plus sale de produire du pétrole : les sables bitumineux. Au Canada , l'exploitation des sables bitumineux a déjà détruit 3 000 km² de forêts.

Mais vous n'êtes pas seulement redevable de comptes sur vos crimes environnementaux. Vous êtes poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux, corruption et complicité et recel de trafic d'influence, pour corruption d'agents publics étrangers en Irak, en Iran ou au Cameroun. La première entreprise de France est devenue une arme de corruption massive. La corruption est intrinsèque à l'exploitation du pétrole depuis la naissance de cette industrie.

Pratiques douteuses

Les commissions occultes, les pots-de-vin au grand jour, le financement politique sont des spécialités qui ont permis de structurer une industrie qui repose sur le pillage des matières premières et les échanges inégaux avec des Etats du Sud. Au lieu d'investir dans la recherche des énergies renouvelables, vous avez gaspillé votre temps et votre énergie à garder et à conquérir des parts de marché et des zones de forage partout dans le monde, au mépris de la vie des peuples concernés. Je m'intéresse à Total depuis longtemps. Dans une autre vie, le procès de Roland Dumas et d'Alfred Sirven m'avait instruite sur les pratiques du groupe pétrolier Elf, qui a été absorbé depuis par votre groupe.

Face à vos pratiques douteuses, noires comme la couleur de votre pétrole, nous devons en finir avec l'impunité des entreprises de criminels en col blanc. Il faut en France créer un pôle environnemental au sein de la justice, chargé de regrouper l'ensemble des affaires concernant les entreprises qui commettent des délits et des crimes écologiques. Nous devons aussi créer une organisation mondiale de l'environnement, dotée d'un pouvoir de sanction, et instaurer, au sein de la Cour pénale internationale, une section jugeant les crimes écologiques pour réprimer le type de délinquance dont vous vous rendez coupable.

Vous ne pouvez continuer à bénéficier de l'impunité totale. Le seul principe que vous appliquez dans la réalité, c'est le principe de complaisance qui consiste à masquer sa responsabilité derrière une irresponsabilité fabriquée de toutes pièces et garantie par l'Etat. Je vous oppose les principes de responsabilité et de précaution. Un mot nous sépare : l'éthique. Mais ce seul mot crée un fossé entre votre monde, celui d'un Madoff planétaire de l'environnement, et le mien.

Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle

LE MONDE | 13.04.2012

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 10:58

Eva-Joly-Photo-Officielle1-500x2201.jpgVoici un condensé du projet d’Eva Joly. Ce condensé très ramassé des priorités d’Eva Joly a notamment servi de support à l’interprétation du projet en Langue des Signes Françaises.

A. Protégeons la planète, construisons l’avenir

Ni nucléaire, ni effet de serre

Pour protéger la France des dangers de l’atome et de la hausse des prix de l’énergie, il faut organiser la sortie du nucléaire en 20 ans et isoler un million de logement chaque année. Face à l’urgence climatique, la France réduira de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

Préserver la nature et les paysages

Parce que l’environnement est accablé par les pollutions, un plan national d’éducation à sa préservation sera lancé, permettant à chaque enfant de bénéficier d’une sortie nature. Les Grands fleuves retrouveront leur état naturel et un nouveau statut de l’animal sera défini pour protéger leur bien-être.

Une loi d’urgence écologique

La France se mettra sur les rails de l’excellence environnementale en votant une loi d’urgence écologique instaurant le « Triple zéro » : Zéro OGM, zéro gaz de schiste, zéro nouvelles autoroutes. Un moratoire sur les projets pharaoniques comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera posé.

B. Améliorer notre quotidien avec la transition écologique

Un million d’emplois de proximité et de qualité

La révolution industrielle écologique et le vivre mieux (construction de crèches, de logements, etc.), c’est un million d’emplois. L’Etat soutiendra les petites entreprises et l’économie sociale et solidaire. Pour des emplois de qualité, un plan d’action contre la souffrance au travail sera lancé et les personnes ayant exercé des métiers pénibles pourront partir en retraite avant 60 ans.

Redonner du pouvoir d’achat

Logement, énergie, automobile : le projet écologique permet de réduire ces dépenses. L’Etat instaurera une tarification progressive de l’électricité, du gaz et de l’eau et organisera une stratégie nationale contre le gaspillage pour garantir la durée de vie des produits ou leur réparation. Les minimas sociaux seront augmentés de 50% sur le quinquennat et le travail précaire pénalisé.

Une agriculture paysanne pour une bonne alimentation

Pour lutter contre la malbouffe et soutenir la conversion écologique de l’agriculture, les cantines de nos enfants seront 100% bio. Ce sera le cas dans les crèches et les maternelles avant la fin du quinquennat. Les circuits courts et les AMAP seront développés. La France défendra en Europe et dans le monde la régulation des marchés agricoles et la préservation des semences.

Santé : prévenir d’abord

La mal-bouffe, les pesticides, la pollution de l’air pèsent sur notre santé. 1% du budget de la santé sera dédié à la politique de prévention. Nous sortirons de la confusion entre les experts et l’industrie pour réduire l’addiction de la France à des médicaments trop chers. Des « Maisons de santé et de l’Autonomie » seront créées sur tout le territoire.

Un toit c’est un droit

Se loger, c’est un droit. Les loyers seront gelés pendant 3 ans avant d’être encadrés. Le préfet se substituera aux maires qui n’ont pas 25% de logements sociaux dans leur commune, et les logements vacants seront sur-taxés. Une loi foncière enrayera l’étalement urbain et développera les espaces naturels.

Une fiscalité plus simple, plus juste, plus écologique

Pour une fiscalité plus simple, l’impôt sera prélevé à la source et individualisé. Pour une fiscalité plus écologique, l’Etat stoppera ses aides quand elles sont néfastes pour l’environnement et appliquera le principe pollueur-payeur. Pour une fiscalité plus juste, les revenus supérieurs à 500.000€ par an seront taxés à 70%.

C. Une Europe fédérale, un monde plus juste

Une Europe politique pour sortir de la crise

Pour peser dans la mondialisation, nous avons besoin d’une Europe politique, nous devons sortir de la guerre des egos nationalistes. La France proposera une nouvelle Constitution soumise à un référendum européen. L’Europe de la solidarité mutualisera ses dettes, investira dans la transition écologique, et luttera contre le dumping social et environnemental.

En finir avec la fracture Nord-Sud et la Francafrique

La France doit redevenir un acteur majeur de la paix, pas un « sous-gendarme » de la Françafrique. Les droits de veto à l’ONU disparaîtront pour éviter des drames, comme en Syrie grâce au veto russe et chinois. La France se retirera d’Afghanistan d’ici fin 2012 et stoppera ses investissements dans l’arme nucléaire pour faire progresser le monde vers le désarmement.

Une France ouverte et cosmopolite

Pour que l’étranger ne soit plus le bouc émissaire de la colère sociale, les questions migratoires ne seront plus traitées au Ministère de l’Intérieur. Terre d’enrichissement mutuel, la France lèvera les obstacles imposés aux étudiantEs étrangers, et le droit de vote sera accordé à toute personne résidant dans le pays depuis plus de 5 ans.

Lutter contre la corruption, lever le secret bancaire, s’attaquer aux paradis fiscaux

Les paradis fiscaux sont des trous noirs démocratiques, qui entretiennent l’injustice sociale et la corruption. Seules les banques qui n’opèrent plus dans les paradis fiscaux auront le droit de vendre des services bancaires aux français. L’évasion fiscale sera combattue par la levée du secret bancaire, et une taxe sur les transactions financières sera instaurée.

D. Une République Exemplaire

Garantir les libertés publiques

En confondant sécurité et politique du chiffre, l’Etat a abandonné la prévention et la dissuasion. La police sera territorialisée pour être plus proche des citoyens, et l’usage du cannabis strictement encadré pour assécher les réseaux criminels. La délinquance financière sera poursuivie. Tournant le dos au tout sécuritaire, les peines planchers et HADOPI seront abrogées.

Une VIe République

Parce qu’une grande partie de la population ne se sent plus représentée, la parité femmes-hommes en politique deviendra une réalité et les élus ne pourront plus cumuler les mandats. Le Parlement comme les Régions auront plus de pouvoirs, et les langues régionales seront reconnues.

Un cinquième pouvoir citoyen

Face aux scandales d’Etat comme le Médiator, à la souffrance au travail, au dumping social, il faut donner plus de pouvoir aux citoyens, aux consommateurs, aux salariés. Comme au Canada et ailleurs, les « actions de groupe » (class action) seront autorisées. Les représentantEs des salariéEs auront 50% des sièges dans les conseils d’administration.

E. Une République de l’égalité

Priorité aux quartiers populaires

Malgré les promesses trahies, les habitants des quartiers ne sont pas résignés. C’est avec eux qu’il faut construire les solutions. Pour chaque euro dans la rénovation urbaine, un euro sera investi dans l’éducation, l’emploi, la santé. L’Etat encouragera financièrement et techniquement la création d’entreprises et d’associations par les habitantes. Seuls les professeurs motivés et expérimentés enseigneront en zone difficile.

Une école de l’émancipation et de la promotion sociale

L’école fonctionne sur des principes de sélection et d’exclusion quand les jeunes ont besoin d’apprendre les fondamentaux d’une citoyenneté commune. Les évaluations collectives et les unités de valeur remplaceront les notes classiques. Pour assurer un enseignement de qualité, 20.000 enseignants seront recrutés et auront à nouveau droit à une formation.

Culture et Science : des biens communs

La culture et les savoirs scientifiques enrichissent et construisent notre société. L’enseignement artistique sera développé et les taxes sur l’art baissées pour en faire un bien commun de première nécessité. Pour redonner aux scientifiques leur indépendance, ils n’auront plus à enchaîner les appels d’offre : leurs financements seront pérennisés.

Un bouclier des services publics

L’égalité d’accès aux services publics est essentielle à la cohésion de notre société, sur tout le territoire. La règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera abrogée et les franchises médicales supprimées. 400 000 places d’accueil pour les jeunes enfants seront ouvertes pendant le quinquennat, et les moyens d’accompagnement des chômeurs seront augmentés.

L’égalité femmes-hommes en marche

Parce que l’égalité entre les femmes et les hommes demeure largement inachevée, un Ministère y sera dédié. Les femmes victimes de violence seront protégées. Les entreprises qui n’assurent pas l’égalité salariale ne toucheront plus un euro public. Parce que l’accès à la contraception des jeunes filles demeure aléatoire, le Pass contraception sera élargi à tout le territoire.

Donner un avenir à la jeunesse

Les jeunes doutent de leur avenir mais veulent prendre leur vie en main. Etudes, formation professionnelle, insertion, service civique… Chaque jeune aura un projet. Et chaque jeune aura un revenu d’autonomie, que ce soit une allocation d’étude ou d’insertion. Les éco-campus seront développés et les stagiaires gagneront au moins 50% du SMIC.

Un « Pacte pour l’égalité »

Il faut redonner une pleine citoyenneté à tous ceux qui se sentent exclus dans leur propre pays. Un outil de mesure des discriminations, strictement encadré, permettra de faire un bilan annuel pour le Parlement. Les couples de même sexe pourront se marier et adopter. L’accès des enfants handicapés au système scolaire sera garanti.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 23:34

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 23:18

408339A Hénin-Beaumont, où Marine Le Pen devrait être candidate aux législatives, la candidate d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) a fustigé «la corruption de notre République».

Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, s'en est pris mardi à Marine Le Pen et à son discours anticorruption lors d'un déplacement à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où la présidente du FN devrait être candidate aux législatives.

«La colère de la population ici est légitime, parce qu'elle a été abusée, victime de la corruption de notre République», a dit celle qui entend porter une «République exemplaire», citant notamment «les affaires qui concernent le Parti socialiste» dans cette ville.

Et ici, il ne faut pas qu'«un clan se substitue à un autre clan, ça ne peut pas être la solution», a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse dans un café après un tour par le marché aux côtés de Cécile Duflot et Marine Tondelier, candidate EELV aux législatives (sous le slogan «une autre Marine est possible!»)

«Héritière d'une fortune illégitime»

Marine Le Pen «a su canaliser la colère sociale», mais dénonçant «l'illusion» entretenue par le FN, Eva Joly a estimé qu'elle «fait croire qu'elle est du peuple et représente les intérêts des gens modestes» dans une ville où le taux chômage est très élevé.

Or, a affirmé l'ex-juge anticorruption, Marine Le Pen est «née avec une cuillère d'argent dans la bouche». «Elle est l'héritière d'une fortune illégitime, la fortune Lambert», héritée par son père, Jean-Marie Le Pen, «qui a pratiqué la torture en Algérie et fait de l'antimusulman son credo», a ajouté celle qui est déjà poursuivie en diffamation par Le Pen père.

Eva Joly s'est alors dite «révoltée que Marine Le Pen vienne ici avec un discours anticorruption: c'est une femme politique qui n'a pas de projet pour Hénin-Beaumont, elle s'en est servi comme un appartement-vitrine, mais en action concrète, elle n'a rien fait».

La candidate écologiste qui a, une nouvelle fois, dénoncé «les affaires qui concernent le président de la République, les affaires Woerth-Bettencourt et Karachi», a plaidé pour un «projet de société du vivre ensemble», le «seul projet d'avenir», celui de «reconversion écologique» au niveau de l'Union européenne.

(AFP) Libération 10 avril 2012

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 22:44

 ecologie-hebdo-widget.jpg Ce matin, la police ferroviaire a verbalisé huit militants d’Europe Écologie-Les Verts qui tractaient devant la gare de Besançon, dans le cadre de l’opération nationale Vague verte. Finalement, après intervention du parti écologiste auprès de la direction de la SNCF, les PV ont été annulés et les amendes remboursées. « Ce n’est pas un scandale, c’est juste dans l’air du temps », s’indigne Eva Pedrocchi, la patronne régionale d’EELV.

Ce devait être une banale opération de tractage, comme dans toutes les gares de France, et cela a failli se terminer au poste. « C’était une démonstration de force complètement disproportionnée », dénonce Anne Vignot. Alors qu’elle tracte tôt ce matin devant la gare SNCF de Besançon Viotte avec sept autres militants d’Europe Écologie-Les Verts, la conseillère régionale est abordée par deux agents de la police ferroviaire qui lui demandent de s’en aller. Le ton monte. La police nationale est appelée. « C’était n’importe quoi, on était presque des délinquants, poursuit l’élue régionale. Ils étaient dans l’arrogance et la provocation, c’était insupportable ».

 

La SNCF s’excuse 

Finalement, trois procès-verbaux sont dressés, avec une amende de 45 euros à la clé. Pour « entrave à la circulation de notre clientèle », précise Jacques Roche, le directeur de la SNCF Bourgogne Franche-Comté, qui conteste les accusations de zèle. « J’ai demandé aux agents s’ils avaient joué aux cowboys. Ils m’ont assuré que non », argue-t-il.

 

Pourtant, d’après Europe Écologie-Les Verts, la direction nationale de la SNCF s’est excusée dans la matinée: « Les PV vont être annulés et les amendes remboursées », assure Eva Pedrocchi. Les militants d’Europe Écologie-Les Verts doivent retourner tracter devant la gare ce soir, autour de 18 heures.

 

Publié le 3 avril 2012 par Jérémy Chevreuil France 3 Franche-Comté

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