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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 23:51

Des  images d'un petit tour samedi à la rencontre de quelques uns des  premiers habitants de l'écoquartier de la Marine.

 

http://www.patrick-chaimovitch.org/album-2186126.html


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 23:28

Comme tous les jeudis, à partir de 8h30,  longue journée de travail sur les dossiers de ma délégation avec les directions de la CODEVAM, de l'Aménagement et de l'Urbanisme, entrecoupes par une séance de travail  avec V. Monge et la direction de l'habitat puis par une pause casse-croute d'une demi-heure.


Cela concerne par exemple les ZAC de la ville, le projet du futur T1, des réflexions urbaines dans tel ou tel secteur, des permis de construire, des questions foncières, des litiges. Chaque dossier demande des informations précises, malgré les échelles très différentes d'intervention pour des décisions qui doivent ensuite être relayées rapidement, ou bien qui nécessitent des compléments d'information.  ne pas oublier aussi de faire un point précis sur les dossiers ANRU, mais ce ne sera pas aujourd'hui.


Journée entrecoupée aussi par la visite du ministre de l'intérieur. donc direction place Aragon pour l'accueillir avec P. Sarre. Beaucoup d'agitation, des caméras, des micros, des élus, des riverains , des jeunes, sous un soleil de plomb. un peu plus tard, M. Valls annoncera la création d'une zone de sécurité prioritaire à Colombes. Amusant et pathétique aussi de voir l'ancienne maire NG,  battue en 2008, et son ancien adjoint LR, essayer de se faufiler pour apparaitre  dans le champ d'une caméra.

Retour à la Direction de l'Urbanisme, suite et fin , puis transfert  vers l'Hôtel de Ville où s'est tenue de 19h à 22h la première réunion de la majorité municipale de la rentrée.


Et demain, rendez-vous, réunions, déplacement sur des chantiers, marche blanche en soutien aux femmes battues, ouverture du forum des associations.


Les samedis se suivent et ne se ressemblent pas: la semaine dernière j'ai célébré 7 mariages. Après-demain,  rendez-vous avec des Colombiens qui ont sollicité des rendez-vous pour traiter de situations particulières (refus de permis de construire, litige de voisinage liés à une construction sur le terrain d'à côté vérification d'une possibilité d'extension d'une maison avant de se lancer dans des dépenses et des démarches administratives). Samedi prochain, ce sera une permanence au chalet du marché Marceau.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:53

La concertation nationale organisée par François Lamy, ministre délégué à la ville, vient de s’achever. EELV ne peut que saluer les orientations qui en ressortent : considérer les habitant/es des quartiers comme une richesse et les mettre au cœur de la politique de la ville ; renforcer leur pouvoir d’agir et en faire des acteurs de la transformation de leurs quartiers ; lutter contre les stigmatisations et les discriminations dont ils sont victimes ; faire converger les politiques de droit commun de l’État et des collectivités locales sur les quartiers, en territorialisant une action publique jusqu’ici définie « d’en haut » ; réunir à nouveau l’urbain et le social dans un projet global ; contractualiser à l’échelle de grands territoires, pour mieux organiser la solidarité.

Ce discours nouveau, confirmé par les propos de Cécile Duflot, ministre du logement et de l’égalité des territoires, et par François Lamy, rompt heureusement avec les années précédentes de sarkozysme. EELV ne peut que s’en réjouir, même si nous sommes encore loin du compte.

Ces orientations ne se mettront pas en œuvre sans que soient apportés les moyens :

-      d’une véritable solidarité financière entre  les territoires riches et pauvres ;

-      d’un renforcement du droit commun de l’État au bénéfice des quartiers populaires, alors que le gouvernement s’est fixé des contraintes fortes de retour à l’équilibre budgétaire et vient d’accorder 20 milliards d’euros aux entreprises ;

-      d’une présence accrue des services publics dans les quartiers, alors que la réduction des effectifs dans la fonction publique se poursuit hors secteurs protégés : éducation nationale, justice, police…

En tant qu’écologistes, la place que l’on souhaite voir attribuer aux quartiers se construit dans la transformation du regard, des modes d’action et des perspectives.


EELV souligne un manque très net de proposition sur ce qui pourrait être demain l’économie des banlieues populaires, dans une perspective de transition écologique.
 Les quartiers ont une place et un rôle dans l’économie post-industrielle, celle qui annonce la transformation écologique des quartiers, susceptible de porter par exemple la création de filières vertes de réparation, recyclage et transformation des biens dans les quartiers. La question mérite d’être abordée, à la fois à l’échelle des quartiers, souvent des cités-dortoirs en déficit d’équipements et de services de proximité, et d’autre part à l’échelle plus large des anciens territoires industriels frappés de plein fouet par la désindustrialisation, et où les politiques de renouvellement urbain voient fleurir aujourd’hui des bureaux dans lesquels travaillent des cadres venus d’ailleurs.

Il s’agit également de s’appuyer sur la reconnaissance du rôle qu’ils jouent à leur façon en termes d’accueil et de promotion sociale. Reconnaître les capacités intégratives des quartiers ainsi que de la capacité d’initiative qui les caractérise pour en faire des territoires d’excellence de la conversion écologique.

Dans les quartiers, comme ailleurs, les inégalités sociales, urbaines, économiques et environnementales sont imbriquées. Là plus qu’ailleurs, la précarité énergétique, les nuisances sonores, l’enclavement, l’isolement, la pollution de l’air et des sols aggrave les conditions de vie. La ville durable et le projet social que nous voulons doivent en priorité s’initier dans les quartiers pour en faire rapidement des « quartiers populaires et exemplaires ». L’accompagnement de ces transformations ne se fera pas sans la reconnaissance et le soutien actifs aux acteurs associatifs engagés. De même, les modes de développement alternatifs, reconnaissant et valorisant d’autres indicateurs, monnaies locales, échanges, services, etc. plus largement le recours aux dispositifs de l’ESS, sont autant de moyens à la fois de sortir de la précarité, du surendettement et de la pauvreté mais aussi du modèle de société et de la rigueur imposée par le modèle libéral-productiviste. Enfin, l’accompagnement au développement numérique permettant de valoriser la créativité et le lien social tout en luttant contre l’analphabétisation numérique est une priorité. La transition écologique emprunte aussi ces chemins.

Aller de l’avant et transformer est un objectif, tirer les enseignements et ne pas recommencer est une priorité ! A l’heure où les bidonvilles re-fleurissent au pourtour des agglomérations, le risque existe de retomber dans un modèle de décisions lié à l’urgence sociale qui a conduit à produire en masse du logement de « sauvetage » à défaut de ville, puis de s’en contenter faute de moyens ou d’ambition pour abandonner les habitantEs à leur « quartier». La production nécessaire de logements en quantité doit se fonder dans un projet social sur la qualité urbaine, l’efficacité énergétique, la proximité, l’intensité, la dignité, la créativité et la solidarité…

Enfin, EELV tient à rappeler qu’une véritable refondation de la politique de la ville passe aussi par la fin des contrôles au faciès, la possibilité donnée aux jeunes majeurs étrangers de poursuivre leurs études en France et par le droit de vote aux élections locales pour les étrangers non communautaires.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:05

l'avenant 1 à la convention ANRU concerne pour l'essentiel le quartier des Fossés-Jean – Gare du stade. Ce quartier, où vivent près de 15 000 colombiens, près de 20% de la population de notre ville. Après des mois d'études, cet avenant a été approuvé le 15 septembre 2011 par le comité national d'engagement de l'ANRU, puis le 30 novembre 2011 par son conseil d'administration.

Le Conseil Général a été le dernier des partenaires à (enfin!!) approuver cet avenant lors de sa séance du 29 juin 2012.

Celui-ci sera officiellement signé le samedi 13 octobre en mairie de Colombes.

Le projet représente un coût global de 106 millions, financé par les bailleurs sociaux, l'ANRU, le conseil général, par le conseil régional, la ville.

Les éléments fondamentaux de ce nouveau projet concernent :

- la création d’une centralité, à l'angle de l'avenue de Stalingrad et de la rue Jules  Michelet, permettant de lier les secteurs des Bouviers et des Fossés-Jean,

- la création d’un maillage viaire au sein des Fossés-Jean permettant d’amorcer des

évolutions foncières,

- la création d’une coulée verte traversant le quartier permettant de le relier à la Commune

- la valorisation de l’entrée Nord-Est de ville,

- le renforcement de la mixité des types d’habitat

- la requalification du bâti et des espaces extérieurs

- l’adaptation des équipements aux attentes des habitants du quartier et de la Commune,

De manière simplifiée, le projet consiste en :

- la démolition des immeubles du 35 rue Michelet et du 199-207 rue Stalingrad (soit 140 logements),

- la diversification de l’offre de logements sur site : la construction de 30 logements proches du 35 rue Michelet, la construction de 10 pavillons en accession sociale à la propriété aux Bouviers,de 80 logements en accession libre, 30 logements de Foncière Logement, 100 logements en résidence hôtelière.

- la reconstitution de l’offre de logement "hors site" : 110 logements seront créés en quatre opérations réparties dans Colombes,

- la requalification du bâti et la clarification des domanialités : un programme de réhabilitation ciblé sur les deux tours symboles du quartier (la Tour Z et la Tour des Bouviers) et le 11 rue Michelet, ainsi que deux résidentialisations : le 45 rue Michelet et le 97-99 rue Michelet

- un maillage urbain complété et modifié, à partir d'une nouvelle place angle Michelet/Stalingrad, des voiries hiérarchisées de telle sorte qu'elles permettent de manière plus efficace des voitures et des circulations douces.

- l’amélioration de la lisibilité et de l’accessibilité des équipements publics avec la création d’une médiathèque, d’un centre social et culturel, d’un pôle de prévention et de sécurité, de locaux associatifs à l'angle Stalingrad/Michelet et la reconstruction de l'’école maternelle Jean-Jacques Rousseau.

- la diversification des activités économiques et commerçantes avec la création d’une zone artisanale.

L'avenant traite également de l'actualisation des projets en cours aux Grèves, à l'Ile Marante, et bien sur de la maquette financière.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 21:36

8d4df5ba3c.jpgAprès plusieurs mois d'élaboration du PLU, qui est passée par des phases de dignostic, de propositions, de concertations, l'enquête publique préalable à l'approbation du PLU est lancée.

elle se déroulera du lundi 24 septembre au vendredi 26 octobre 2012

Le dossier mis à l'enquête, accompagné d'un registre destiné aux observations du public, sera consultable au Pôle Urbain - Direction de l’Urbanisme, 42, rue de la Reine Henriette, à Colombes

- du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00

- et le samedi de 9h00 à 12h00.

 De plus, le commissaire enquêteur, Monsieur Jehan EPPE, assurera 5 permanences au 42, rue de la Reine Henriette :

- Lundi 24 septembre 2012 de 14h00 à 17h30

- Jeudi 4 octobre 2012 de 9h00 à 12h00

- Jeudi 11 octobre 2012 de 16h30 à 20h00

- Samedi 20 octobre 2012 de 9h00 à 12h00

- Vendredi 26 octobre 2012 de 14h00 à 18h30

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 21:01

c5905c28e9-copie-3.jpgHier soir, le conseil municipal a délibéré sur le PLU. Le bilan de la concertation a été tiré, et le PLU arrêté. La présentation et le débat ont duré près de 2 heures. Un power-point a été présenté au membres du conseil et au public, indiquant les évolutions réglementaires entre le POS et le PLU. J'ai présenté dans une première intervention  le bilan de la concertation, puis les orientations du PLU. . Voici cette intervention.

 

 

Par délibération du 11 décembre 2008, le conseil municipal a prescrit la révision générale du POS valant prescription du PLU. Il a défini les principaux objectifs de la révision qui ont guidé l'élaboration du PLU. Ceux-ci  visent à conforter les orientations générales suivantes :

-        Renforcer l'attractivité et le rayonnement de Colombes,

-        Accompagner le développement économique,

-        Généraliser les pratiques environnementales,

-        Construire une ville unie et diversifiée,

-        Favoriser la mobilité,

 

Les enjeux pour Colombes à horizon 2020 ont été dégagés et le Projet d'Aménagement et de Développement Durable a été défini.

Cinq ambitions ou grands objectifs ont été précisés :

-          Une ville évolutive et solidaire,

-        Une ville accessible, au cœur du réseau de transports de la boucle Nord,

-        Une ville active et attractive,

-        Une ville verte et durable,

-        Une ville mosaïque,

Ces objectifs se déclinent eux-mêmes en orientations et en actions.

L’ensemble constituant le PADD a été débattu au conseil municipal du 1er juillet 2010.

 

Par la suite, la municipalité a dû intégrer dans son projet de ville des éléments nouveaux impactant fortement le territoire communal tels que : les avancées sur le prolongement du tramway T1, le réseau du Grand Paris, la requalification du Stade Yves du Manoir  et le départ annoncé de l’entreprise Thalès (2012-2014).

En conséquence une traduction graphique du projet de ville a été exprimée au sein du PADD complémentaire qui a fait l'objet d'un second débat au conseil municipal du 6 juillet 2011, après concertations avec les conseils de quartiers et la population. .

 

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable est le fil conducteur du PLU à partir duquel le règlement des zones a été décliné, nécessitant des adaptations, des évolutions des règles prescrites ainsi que du zonage élaboré par rapport au document du POS en vigueur aujourd’hui.

 

Depuis trois ans, la municipalité a travaillé à la réalisation du PLU. Celui-ci délimite les zones urbaines et naturelles de Colombes, ainsi que les projets de développement spécifiques. Il définit les prescriptions relatives aux constructions et à l’usage de chaque parcelle.

 

Le Plan Local d’Urbanisme est ainsi un document essentiel pour le citoyen :

-           Il fixe les grandes orientations d’aménagement qui dessineront la ville de demain,

-          Il  précise les affectations générales des sols,

-          Il organise le développement de l’espace

-          Il exprime, dans le cadre d’un projet de développement durable visant la réduction des émissions de CO2, les priorités pour nos 10 quartiers en matière d’aménagement. 

 

Il prend en compte l'urbanisme, l'habitat, les déplacements et la desserte en transports collectifs, les activités économiques, les équipements publics mais aussi le paysage et le patrimoine, tout ce qui fait la spécificité d'une commune. Sa finalité est de définir les droits à construire pour chaque parcelle. 

 

LE PLU dessine  le visage de la commune à l’horizon 2020 

Il exprime, et c’est sa principale différence avec le POS, le projet de Ville tel qu’il a été défini dans le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD).

Il est obligatoirement compatible avec le Plan Local de l’Habitat et prend en compte le Plan de Déplacements de Colombes.

 

PLU et PADD sont donc deux documents fondamentaux qui racontent le devenir de notre territoire. Car Colombes évolue. Signe d’un engagement appuyé de la municipalité en faveur d’une ville solidaire et écologique, le Projet de Ville entend renforcer la mixité des fonctions, des populations et des générations au sein de chaque zone d’habitat,  définissant ce que peut être une cité solidaire et durable.

 

Un processus concerté pour une ambition urbaine

À travers un ensemble d’initiatives de concertation, dont nous venons de débattre dans le cadre du bilan de la concertation, les Colombiens ont pu s’approprier durant sa conception les enjeux essentiels du PLU qui traduit l’ambition de la municipalité de faire de Colombes une ville attractive, solidaire, accessible et durable : une ville mosaïque

Cette ambition mêle le souci partagé des habitants en faveur du développement maîtrisé de la mixité sociale et de la densité urbaine, de la construction de logements neufs et de la rénovation de l’ancien, de l’aménagement des espaces publics, de la création de nouveaux équipements, d’ implantations commerciales et de zones d’activités, d’espaces paysagers.

Elle propose également doter chaque quartier des services de proximité indispensables à l’épanouissement de la vie collective.

 

Développement durable et renouvellement urbain 

La municipalité considère que Colombes est riche d’une grande diversité urbaine et sociale et que s’il faut renouveler certains secteurs, il faut néanmoins pérenniser et préserver ceux pour lesquels nous avons un fort attachement.

 

Au centre de nos préoccupations figure le développement durable, moteur d’un développement urbain respectueux de l’environnement, des espaces et de l’équilibre des quartiers. Mais il doit s’accorder avec le renouvellement urbain, car Colombes ne dispose plus de foncier non bâti de taille importante. Ainsi,  nous profitons du départ du groupe Thalès, et du projet Yves du Manoir pour intégrer ces sites au projet urbain, et les fondre dans les réflexions relatives à ce secteur de la commune.

 

Colombes, par sa qualité de vie et l'ensemble des opportunités économique et sociales qu'elle offre, est déjà une ville attractive. Il faut s’intéresser à la fois aux nouveaux habitants, mais aussi  aux Colombiens qui occupent hélas dans de mauvaises conditions leur logement ou font face à des difficultés d’emploi.

 

Le renouvellement urbain, ce sont aussi les projets de l’ANRU, notamment celui des Fossés-Jean, ou bien encore le secteur Charles-de Gaulle Est, pour lequel une ZAC à été créée lors d’un précédent conseil municipal.

 

Préparer les évolutions démographiques :

L’évolution démographique de la ville implique que d’ici 10 ans, Colombes passera de 84 000 habitants à environ 90 000 habitants. Le PLU définit donc le cadre nécessaire pour pouvoir densifier la ville dans cette optique, sans affecter la qualité de vie.

 

La densité permet de rentabiliser au maximum les infrastructures déjà construites au cours des décennies passées (routes, réseaux divers, transport en commun...),  tout en favorisant au maximum la perméabilisation des sols et l’orientation au soleil, respectant les objectifs du Grenelle de l’environnement en terme d’économie d’énergie et de diminution des gaz à effets de serre. . Mais cette densification ne doit pas être mise en œuvre n’importe comment.

 

Des dispositions, que nous mettons d’ores et déjà en œuvre ponctuellement ,  existent pour faire bénéficier d’une majoration de COS tel propriétaire, ou tel constructeur s’il réalise des équipements énergétiques économes en ressources, ou bien des logements sociaux.

 

Plus généralement les possibilités de densification se concentreront plutôt le long des grands axes de la ville, cela sans faire appel à la loi votée par l’ancien parlement relative à l’augmentation de 30% du COS, loi qui va à l’encontre d’une démarche urbanistique de qualité.

 

Je pense d’ailleurs, si les Français donnent une majorité parlementaire conforme à leur vote du 6 mai, que cette loi sera abrogée.

 

Les objectifs du PLU

 

De la protection des zones pavillonnaires au soutien des activités économiques, le PLU définit les stratégies de la municipalité pour faire de Colombes une cité évolutive, dynamique et durable.

 

En réalisant en 2010 son Projet d’Aménagement et de Développement Durable, la Ville a mis en avant des principes de développements clairement identifiés pour les dix années à venir : équilibre dans l’utilisation des espaces, pluralité des fonctions, mixité sociale dans l’habitat.

 

 - Préserver le secteur pavillonnaire

Avec 9742 maisons recensées, Colombes possède un secteur pavillonnaire essentiel, qui ne doit pas être « abîmé » par une densification excessive. Le PLU introduit donc plusieurs mesures dans ce sens : présence d’une surface minimale d’espace vert et de pleine terre sur chaque parcelle, recréation des places de stationnement supprimées par de nouveaux projets de construction, limitation des coefficients d’emprise au sol pour permettre l’infiltration des eaux pluviales… L’objectif est de valoriser ce paysage urbain qui attire régulièrement de nouveaux habitants.

 

- Densifier les grands axes

Pour pouvoir répondre à la demande des logements et favoriser l’accession à la propriété, le PLU prévoit la restructuration et la densification de certains grands axes : avenues de Stalingrad et Henri Barbusse, boulevard Charles-de-Gaulle, rue Gabriel Péri… Là où le bâti est ancien ou en mauvais état, le long de ces voies, de nouveaux programmes de logements, notamment collectifs, permettront de créer un patrimoine architectural contemporain et de qualité.

 

- Renforcer les centralités

Lieux d’échanges, d’activités commerciales et de rassemblement, les secteurs de centralité désignent évidemment le centre-ville mais aussi la place Aragon, le carrefour de la rue des Vallées, la place Facel Vega, l’avenue de l’Europe, l’angle Stalingrad-Michelet… Le PLU maintient un droit à construire très encadré dans ces zones pour en protéger la physionomie et l’attrait visuel.

 

- Développer les zones d’activités économiques

Le Plan d’urbanisme préconise un accompagnement volontariste du développement des grands quartiers d’activités, tels que la ZAC des Champs-Philippe, le parc d’activités Kleber ou la zone industrielle de la Prairie. Ces secteurs sont et doivent être synonymes d’emploi, au sein d’un territoire de plus en plus attractif, notamment grâce à l’arrivée du tramway. L’implantation de nouvelles sociétés, qu’elles soient à vocation artisanale, industrielle ou tertiaire, est un objectif majeur de la Ville. Le document intègre dans ce sens trois nouvelles zones d’activités industrielles ou artisanales : deux disséminées dans le tissu pavillonnaire, une dans le quartier des Fossés-Jean.

 

Développement durable et écologie pour améliorer le cadre de vie

 

La municipalité veut inciter, pour les projets à venir, à tenir compte des nouvelles exigences en matière de développement durable : utilisation d’énergies propres, de matériaux durables, gestion responsable des eaux et des déchets, protection des « poumons verts » de la ville, qu’il s’agisse de jardins privés ou publics. Le Plan met également l’accent sur l’importance de créer des « continuités écologiques », des trames vertes déjà imaginées par exemple au sein de l’éco-quartier de la Marine. Cet ensemble de mesures participe directement de la qualité du cadre de vie à Colombes.

 

Trois quartiers au cœur de la transformation

 

Les dix prochaines années seront marquées par plusieurs réaménagements : zone Thalès, restructurations aux abords des tramways, stade Yves-du-Manoir, Charles de Gaulle Est… Autant de projets constitutifs de la future identité colombienne.

 

Le Plan Local d’Urbanisme sert de guide pour les projets importants qui concernent la ville : des zonages spécifiques sont réservés à ces grandes orientations d’aménagement, qui pour certains, sont encore au stade de l’étude.

 

Logements et activités dans le quartier du Stade

 

Plus de 9 hectares vont être libérés d’ici fin 2014 avec le départ programmé de l’entreprise Thalès. Le PLU préconise une utilisation mixte de cet espace s’étendant des deux côtés de l’A86. Au nord, l’accent serait mis sur les activités tertiaires et industrielles. Au sud, la situation géographique de la zone permet d’envisager la création de nouveaux logements, pour environ 70 000 m2, ainsi que de nouveaux commerces. Une nouvelle école, un hôtel destiné à une clientèle d’affaires, une résidence étudiante pourraient également voir le jour. Un développement nécessaire et concomitant avec l’arrivée programmée du tramway T1, qui desservira ce nouveau quartier.

 

L’avenir va également être marqué par le départ du Racing Métro 92, et en conséquence, la restructuration du stade Yves-du-Manoir et des terrains attenants. Un projet ambitieux, à la mesure des 24 hectares de surface concernée. Comme annoncé, la Ville et le Conseil général se sont accordés sur le principe de créer en lieu et place de l’ancien site olympique le Centre national du handball, qui comportera une « Arena », salle sportive d’une jauge de 8 000 places. Sur les terrains appartenant à la commune, le long de l’autoroute, de nouveaux logements (côté boulevard de Valmy) sont envisagés, ainsi qu’un pôle hôtelier et économique où s’installeraient bureaux et commerces. Il est important de noter que dans cette opération, les terrains sportifs ne sont pas « déclassés » : le football ou l’athlétisme pourront être pratiqués de la même manière, dans des gymnases ou sur des terrains synthétiques.

 

Le tramway moteur du réaménagement

 

Deux axes urbains accueillent également de profonds bouleversements. À l’est du boulevard Charles-de-Gaulle, c’est un quartier complet qui va naître, avec 400 logements (dont 30 % de sociaux) prévus, un nouveau groupe scolaire, un square Colbert étendu, des commerces, un hôtel et de l’activité tertiaire. Au total, plus de 63 000 m2 vont être construits, avec le souci affiché de créer une trame aérée, aux hauteurs variées, et une transition vers le secteur pavillonnaire au moyens de petites avenues, typiques du paysage colombien.

 

Enfin, du côté des Fossés-Jean, l’avenue de Stalingrad devrait, avec les travaux sur voie nécessaires pour faire circuler le T1 prolongé, être elle aussi repensée, selon ce principe de densification de l’habitat maîtrisée. Des liaisons douces vers le parc Caillebotte sont aussi à imaginer.

 

Il est donc proposé au conseil municipal, à l’issue de l’ensemble du travail mené dans le cadre de la révision du POS,  d’arrêter le projet de PLU.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 18:51

interview dans le dernier Mozaïque

Quels avantages y a-t-il aujourd’hui à acheter un logement à La Marine ?

L’éco-quartier a une vocation d’exemplarité en matière de développement durable. Nos bureaux d’études nous ont fourni, en amont, un cadre très solide pour mettre en valeur nos objectifs environnementaux. Les normes BBC (Bâtiment basse consommation) accompagnées de niveaux de performance élevés vont permettre aux futurs habitants d’atténuer la hausse des factures énergétiques de leurs logements : cela grâce au choix des matériaux, aux équipements hydroéconomes, à la chaufferie biomasse, aux terrasses végétalisées… mais aussi grâce à leur « savoir-habiter », leurs réflexes éco-responsables. Le quartier est aussi conçu pour être agréable à vivre, grâce à l’absence de circulation, la présence généreuse d’espaces verts, l’apport de nouveaux commerces et de la médiathèque, ainsi qu’à l’architecture générale des bâtiments écologique, esthétique, et fonctionnelle. Il faut noter enfin que deux stations du T2 désservent le quartier.

Cette exigence qualitative a-t-elle un impact sur le prix des logements?

L’un de nos objectifs est d’apporter de la mixité sociale, de faciliter les parcours résidentiels : nous devons accueillir des familles, des couples, des propriétaires occupants, des locataires.

Nous faisons donc l’effort d’encadrer les prix, qui sont de 4700 à 5200€ le mètre carré. Ces prix restent encore trop élevés, mais ils demeurent moins chers que dans des communes voisines.

 

PatrickChaimovitch, adjoint au maire chargé de l’Urbanisme et de l’Aménagement.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 18:38

Colombes est riche d’une grande diversité urbaine qu’il faut pérenniser pour préserver certains secteurs et en renouveler d’autres. C’est l’ambition du prochain PLU avec la volonté de protéger les zones pavillonnaires. Cela déplaît à l’UMP dont le président-candidat a décidé de rendre possible la densification à outrance en faisant adopter en accéléré une loi permettant de majorer des droits à construire de 30%, avec un argumentaire digne d’un arracheur de dents.

Cette loi spéculative vise une minorité de propriétaires, excluant de fait des pans entiers de la population.

Cette loi approximative  nie la mixité sociale, la diversité des fonctions, la préservation des espaces, les cœurs d’ilot, la qualité du bâti et les enjeux écologiques.

Cette loi socialement injuste et déconnectée  de la crise du logement aggravera la hausse des prix du logement.

Sarkozy, président-candidat, se fiche des vrais enjeux :

- construire des logements accessibles à tous, le « tous-propriétaires » étant un leurre. Il eut été urgent d’obliger les villes à respecter les 20% de logements sociaux obligatoires, et plus encore : donner une impulsion dans les zones tendues, en portant à 30% cette obligation.

- remobiliser le livret A pour sa mission historique d’« intérêt général » et non comme il l’a décidé en attribuer 1/3 aux banques à d’autres fins.

- développer des fonds pour le logement privé, sur le modèle du logement social et ne pas laisser ce secteur aux promoteurs prédateurs.

- encadrer les loyers sans décourager les investisseurs,

- encourager l’habitat coopératif, réquisitionner les bâtiments inoccupés depuis des années pour combattre la spéculation immobilière.

- renforcer l’hébergement d’urgence pour toutes les situations de détresse qui ne cessent d’augmenter.

Rénover les logements est un impératif social et écologique, un gisement d’économies de charges pour alléger les fins de mois difficiles, et une source d’emplois nouveaux non délocalisables.

Une autre politique de l’habitat, solidaire, juste et écologique est possible.

tribune des élus EELV parue dans Mozaïque du mois d'avril

 

 

 

 
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 23:22

616-perssurjardin 540 360Pose de la 1ère pierre ce matin du programme Bouyghes pour la réalisation de logements en accession et locatifs sociaux

Le plan masse nous suggère une volumétrie en «U» tournée vers le sud ouest marquant une allée paysagère par un front bâti à l’instar des opérations qui sont en construction et achevées à ce jour.
  deux objectifs : prendre en compte le linéaire sur la nouvelle allée et qualité des logements dans un contexte d’habitation dense et un prix au mètre carré modéré. Il va de soit que la maitrise de l’aspect environnemental est un enjeux majeur de la réussite de cette opération.

 

(voir l'album)

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 22:02

                                                         Sélectionnée par le Ministère de la Culture pour son originalité, sa construction /BBC/HQE et ses espaces dédiés conformes180x0_visuel-expo_ae434.jpg au concept de 3ème lieu, la  médiathèque de l'écoquartier de la  Marine était présentée au Salon du Livre par  Dominique Frager  en présence du mistre de la culture.


Les nouveaux territoires de la lecture

Vendredi 16 mars 2012 - Lundi 19 mars 2012

 

Exposition proposée par le ministère de la Culture et de la Communication
Direction générale des médias et des industries culturelles / Service du livre et de la lecture

 

Les bibliothèques publiques changent. Attentives aux évolutions des usages et à l'émergence de nouveaux outils numériques, elles se métamorphosent dans un souci de diversification de l'offre de services aux usagers.

En France, un nombre croissant d'entre elles explore aujourd'hui des voies nouvelles, parfois inattendues, dans un contexte de redéfinition des pratiques observées à l'étranger.

Le ministère de la Culture et de la Communication a souhaité, à travers cette exposition, présenter une sélection de projets architecturaux français - réalisations récentes ou en cours de construction - qui témoignent de la richesse de cette réflexion.

Si les différentes propositions architecturales font preuve d'une variété remarquable, elles n'en partagent pas moins quelques similitudes fortes révélatrices de la communauté d'enjeux qui lie l'ensemble de ces projets.


1/ L'inscription au sein du territoire
L'une des vocations premières de la bibliothèque est de créer un lien entre les personnes et de relier les espaces. L'inscription dans le territoire, pour chacun des projet présentés, est primordiale. Équipement de proximité, la bibliothèque devient un point nodal, au croisement de flux de circulation que permettent ponts, passerelles, escaliers et coursives. 

2/ Sphère de l'intime et ouverture au monde
Chacun doit pouvoir trouver sa place au sein d'un équipement qui tend à la fois à favoriser l'intimité,  le recueillement, le partage des savoirs et l'expérience de la culture. La configuration des lieux, pourvus d'espaces assignés à différents types d'usages, permet aussi bien un retranchement qu'une ouverture au monde.

3/ L'essor des industries culturelles
Dans un souci d'accompagnement des pratiques culturelles à l'ère numérique, la bibliothèque poursuit son exploration de la complémentarité entre supports – livre, film, presse, musique – et fait désormais dialoguer collections matérielles et immatérielles.


Ces évolutions ne pourraient voir le jour sans les dispositifs de soutien et les outils d'accompagnement proposés par l’État aux collectivités territoriales (« concours particulier » de la dotation générale de décentralisation), qui ont largement contribué ces dernières décennies au développement du réseau français de lecture publique.

 

http://www.citechaillot.fr/data/expositions_bc521/fiche/23377/panneaux-colombes-bat_cabb4.pdf

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Published by patrick - dans ma délégation
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