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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 08:30

Nous avons tous tendance à zapper les événements. Pourtant, l’année 2016 avait été la plus chaude jamais mesurée. Et nous avions subi des vagues de chaleurs entre  juin et septembre  2016 comme jamais la France n’en avait connues. ( cf mon article du 30/08/2016). Le printemps 2017 est en train de battre les records précédents. Avec un réchauffement global compris entre 2° - objectif de la COP 21 - et 3° plus probablement, l’Europe va connaître une augmentation très significative des canicules et des événements extrêmes.

D’où l’importance d’avoir une stratégie de long terme et pas seulement des coups de communication épisodiques.

Ecologistes, nous demeurons vigilants à tous les projets qui accompagnent ou augmentent le risque climatique, au-lieu de le combattre et le réduire. A Colombes, et ailleurs.

C’est pourquoi réaménager le square Méderic en jardin japonais très joli, très cher, mais sans que les familles ou les personnes âgées puissent y trouver de l’ombre et de la fraicheur est une erreur. C'est pourquoi démolir le patrimoine ancien rue Joffre, rue Saint-Denis, avec des jardins arborés sans remplacer la végétation est encore une erreur. C’est pourquoi interdire les vélos dans la partie piétonne rue Saint-Denis alors que la municipalité laisse de plus en plus les véhicules motorisés y circuler a été une tartufferie. C’est pourquoi avoir refusé Vélib’ à Colombes à l’automne 2016, juste après les canicules, avait été une faute. C’est pourquoi avoir réduit les plantations d’arbres dans l’écoquartier de la Marine est à nouveau une faute. C’est pourquoi ne pas prendre de dispositions pour réduire la place de la voiture dans toutes les opérations de construction et d’aménagement dans une ville qui a 4 gares SNCF et qui aura 2 lignes de tramway est  encore une faute, comme ce sera le cas dans la 2eme tranche de la ZAC de la Marine, dans le projet de l’Arc Sportif ou encore dans le projet des Fossés Jean. C’est pourquoi ne pas réfléchir à la conception de bâtiments et de revêtements de chaussée emmagasinant de l’humidité pour rafraîchir la ville est encore une erreur. C’est pourquoi ne pas mettre l’accent sur l’isolation des bâtiments, vaste chantier pourvoyeur d’emplois locaux,  est le signe d’une absence de vision et d’appréhension des enjeux du siècle présent.

Pourquoi à nouveau cette alerte ?

Le terrible incendie qui a sévi au Portugal mi-juin est corrélé à des températures exceptionnelles pour la saison. On assiste à une accélération accrue des vagues de chaleur. La probabilité de subir ces vagues de chaleur vraiment extrêmes a été multipliée par 10 par rapport aux années 1950. Les fortes températures engendrent des conditions très favorables aux risques d’incendie, avec une plus grande fréquence des départs naturels de flammes. Il se produit une sorte de cercle vicieux : des grosses chaleurs assèchent les sols, puis à leur tour ces sols plus secs entraînent une augmentation des températures.

En outre, Les vagues de chaleur vont se produire plus tôt et plus tard, au printemps et en automne, comme lorsqu’il a fait 33 °C à Paris mi-septembre 2016. Les plans canicule vont devoir s’adapter et ne pas s’arrêter arbitrairement fin août, par exemple.

Le lien entre changement climatiques et phénomènes extrêmes est désormais avéré :

Il est avéré dorénavant que la plus grande fréquence des vagues de chaleur est essentiellement due aux Gaz à Effets de Serre (GES). C’est le cas aussi des épisodes de précipitations extrêmes, comme les pluies cévenoles notamment dans le sud de la France. Leur fréquence a été multipliée par 3.  Car plus les températures grimpent, plus la vapeur d’eau s’évapore,  plus les précipitations contiennent alors davantage d’eau.

Les projections indiquent clairement que les changements climatiques à venir vont frapper davantage l’Europe du Sud que celle du Nord, qui va continuer à recevoir des pluies. Plus précisément, il devrait faire plus chaud dans le sud du continent en été et moins froid en hiver dans le nord. La France, de ce point de vue, se situe bien au milieu ! Sa partie méditerranéenne va connaître davantage de sécheresse, et sa partie plus au nord plus de crues et d’inondations.

Cerise sur le gâteau, ces épisodes climatiques ont des effets indéniables sur la pollution et la santé des Colombiens, exposés à un épisode de pollution à l’ozone (cf notre tribune de février 2017) . Moins connu que les particules fines responsables du pic de pollution de fin janvier 2017 en région parisienne, l’ozone est un polluant issu de la combinaison de polluants primaires (oxydes d’azote et monoxyde de carbone) avec des conditions de fort ensoleillement. Cet ozone de basse altitude, à forte concentration de polluants,  même avec des expositions de courte durée, présente un risque pour la santé humaine en particulier les enfants, les personnes âgées ou les personnes souffrant de pathologies respiratoires comme l’asthme par exemple. De fait l’ozone contribue à la mortalité pendant les canicules. Il y a alors des mesures sanitaires simples à prendre, plus efficaces dans la réduction des émissions de polluants même si elles sont impopulaires mais tellement nécessaires  qui passent notamment par les restrictions de circulation. Ouvrons réellement le débat.

Patrick CHAIMOVITCH et Samia GASMI

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 21:00

Ces derniers mois, nous venons de subir en Ile-de-France de nombreux pics de pollution. Celle-ci est responsable de 48 000 morts par an en France. C'est la 3ème cause de mortalité après le tabac (78 000 décès) et l'alcool (49 000 décès). Alors que tous les décideurs le savent, beaucoup - c'est le cas à Colombes - tardent à s'attaquer à la pollution atmosphérique, à réduire la dépendance aux énergies fossiles, à favoriser des chauffages plus écologiques, à favoriser des modes doux de mobilité en ville.

La qualité de l’air concerne le bien-être, la vie quotidienne de nos concitoyens, mais c’est avant tout un enjeu sanitaire majeur. Comme dans d’autres métropoles françaises, cette question se pose avec acuité en Ile-de-France, qui connaît une pollution chronique au dioxyde d’azote et aux particules fines, et des dépassements fréquents des seuils réglementaires définis au niveau européen.

Face à cette question de santé publique, des réponses fortes sont nécessaires. Les mesures d'urgence ne suffisent plus. En Ile-de-France, la pollution de l’air provient principalement de la circulation automobile et notamment des rejets de particules fines produits par les moteurs diesel.

La réduction des niveaux de polluants uniquement en cas de pics de pollution ne permet pas d’assurer une prévention efficace des dommages sur la santé. Car les Franciliens, et donc les Colombiens, sont exposés quotidiennement aux polluants, et pas seulement quelques jours dans l’année. Même à des niveaux peu élevés, les particules fines ont des effets inflammatoires et contribuent au développement de maladies chroniques. Une récente étude attribue à la pollution de l’air une amputation de 6 mois d’espérance de vie en moyenne à Paris, 15% des cas d’asthme, et des maladies cardio-vasculaires.

La pollution de l'air est aussi une aberration économique. Elle coûterait plus de 100 milliards d’euros par an à la France en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises ou baisse des rendements agricoles.

Aussi, nous devons nous attaquer aux racines de la pollution et penser la ville de demain, pour que de telles situations ne se reproduisent plus.

Nous devons prendre un tournant qui laissera derrière nous les autoroutes urbaines et qui en finira avec les heures perdues dans les bouchons qui empoisonnent la vie comme l’air que nous respirons. Nous devons proposer aux automobilistes des solutions nouvelles pour remplacer ces véhicules polluants, en développant les transports en commun et des alternatives à l’usage de la voiture individuelle polluante.

A Colombes, la municipalité revoit à la hausse les normes de stationnement dans les documents d’urbanisme, prévoit de réaliser des centaines de logements avec des places de stationnement en trop grand nombre, conduisant à asphixier encore plus notre ville qui n’en peut plus, favorisant le stationnement sauvage sur tous les trottoirs pourtant destinés aux piétions.

A Colombes, la municipalité refuse de passer la voirie communale en zone 30, pour apaiser l’ensemble des déplacements, mieux partager l’espace public, réduire la pollution de l’air.

A Colombes, la municipalité refuse de créer de vrais itinéraires pour vélos reliés les uns aux autres sur l'ensemble de la ville.

Alors, à Colombes, nous devons agir pour que notre commune entre résolument dans une nouvelle ère : celle d’une ville plus économe, plus juste, plus respectueuse des modes de vie des uns et des autres,où la pollution est diminuée, où l’espace public est mieux partagé, où les bâtiments produisent de l’énergie plus qu’ils n’en dépensent, où la démocratie est revalorisée.

C’est le projet des écologistes à une échelle locale, à l'échelle de Colombes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 09:00

Une des différences entre les écologistes et N. Gouéta, en plus de l’écologie évidemment, c'est que nous considérons que la mixité sociale concerne tous les quartiers de la ville, et tous les Colombiens.

Il est important que la mixité se renforce dans les quartiers sud vers le Pont de la Puce par la réalisation de logements sociaux à due proportion de ceux qui disparaissent dans les quartiers nord.

La Maire de Colombes vend les terrains municipaux patiemment acquis. Elle encourage la construction de logements non pas pour de jeunes accédants comme elle veut le faire croire mais pour des investisseurs qui cherchent des produits défiscalisés, et qui loueront ces logements au prix fort, avec des loyers prohibitifs.

Cela correspond tout à fait à ses options de ne pas faire même un peu, un tout petit peu de mixité sociale dans ce secteur de la ville.

Comme on dit elle a tout faux.

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Published by patrick - dans tribune juin 2016
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 09:00

En 2016, ce sont d'abord le vivre ensemble et le respect de tous qui doivent rassembler les français.

Tout en restant ensemble attentifs, l’état d’urgence ne doit pas être prolongé, ni la déchéance de nationalité faire son apparition dans la Constitution.

La France a un arsenal judiciaire et policier suffisant pour lutter contre le terrorisme.

Enfin, les écologistes sont opposés à l’armement de la police municipale qui n'apporte pas plus de sécurité. La police municipale n’a pas à se substituer à la police nationale.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 10:00

Plus de 450 associations colombiennes - culturelles, sportives, caritatives, citoyennes, écologiques, humanitaires, de quartier - se réunissent le 4 et 5 septembre pour faire vivre le forum des associations.

Cet événement, très apprécié des Colombiens, connait à chaque édition un grand succès et témoigne de la vitalité de ce secteur qui, depuis 2009, peut s’exprimer également au sein du Conseil Consultatif de la Vie Associative.

Une des caractéristiques du mouvement associatif est sa diversité car tous les aspects de la vie en société sont concernés Ainsi, les associations sont une composante essentielle de la démocratie locale et du développement de la commune, permettant l’expression d’un point de vue propre par les citoyens.

De plus, le monde associatif est porteur d’un autre modèle du vivre ensemble dans lequel le bénévolat est au cœur de toutes les activités, et ne subit que faiblement les contraintes du secteur marchand et concurrentiel.

Chacune des politiques publiques menées par la Ville ne peut se faire qu’en lien étroit avec le monde associatif : associations sportives, culturelles, solidaires, écologiques, de multi-accueils de la petite enfance, associations de quartiers... les exemples sont nombreux. Dans ce contexte, la liberté du fait associatif est primordiale.

C’est le rôle et le devoir des communes de les aider et de les soutenir, car beaucoup d’entre elles remplissent de véritables missions de service public. Dans un contexte de forte évolution des besoins sociaux, éducatifs et écologiques, elles jouent un rôle majeur d’alerte et d’interpellation des pouvoirs publics, mais aussi d’expérimentations innovantes et de gestion de services d’intérêt général.

Depuis plusieurs années, les questions environnementales et écologiques ne cessent de prendre de l’ampleur et trouvent leur traduction dans l’apparition de nouvelles associations ou dans l’épanouissement de l’économie sociale et solidaire.

Je regrette que la Maison des Associations, qui n’a pu aboutir sous la précédente mandature, ne soit désormais plus du tout à l’ordre du jour de l’agenda de la nouvelle municipalité,

On pourrait penser que tout va dans le meilleur des mondes associatifs, mais ce n’est pas le cas, ni pour certaines associations, ni pour l’environnement.

Ainsi, en 2014, le montant des subventions aux associations s'élevait à 5 M€, l'Avant-Seine et la MJC-TC y contribuaient à hauteur de 2,4 M€ soit 49% du budget consacré aux associations .En 2015, le montant des subventions aux associations passe de 5 M€ à 4,6 M€. Si le montant de l'Avant-Seine a légèrement augmenté, c'est la MJC-TC qui a subit de plein fouet les mesures antisociales et anti-culturelles de la municipalité. D’autres associations ont également été frappées par une diminution, voire la suppression de leur financement municipal alors qu’elles n’avaient pas démérité, que ce soit dans le champ de la solidarité, de la culture ou encore de la politique de la ville. Car dans les quartiers prioritaires, certaines associations, qui font un travail au quotidien absolument remarquable et n’ont aucunement démérité, ont vu leur subvention baisser. C’est le fait du prince qui l’emporte sur l’efficacité et le lien social, contribuant à la disparition ou au grignotage d’un nombre sans cesse croissant d’associations.

En cette année de conférence mondiale sur le changement climatique qui se tient en France, la municipalité s’en prend à deux projets innovants en matière d’écologie:

- en mettant fin à l’expérimentation de l’Agrocité aux Fossés Jean - ce sont autant l’investissement de plusieurs associations que des emplois qui sont mis en difficulté, sans aucune proposition quant à une relocalisation de ce projet, et en sacrifiant avec pertes et fracas le bâtiment qui pourrait servir aux associations qui en manquent tant (ou qui pourrait servir aussi à une Maison des Associations et de l’Economie sociale et solidaire (ESS) implantée dans un quartier prioritaire - montrant ainsi que la municipalité prend moins au sérieux son rôle de partenaire que celui de censeur, dans ces quartiers.

- en modifiant le PLU aux Jardins d’Audra dans le quartier Europe, rendant constructible un espace que son propriétaire (la Poste) avait abandonné depuis belle lurette. Est-ce l’arrivée du tramway T1 qui aiguise des appétits de convives de plus en plus gourmands ?

En ne mobilisant pas le monde associatif de Colombes pour participer à son échelle et à sa manière à la préparation de la Conférence Mondiale sur le Climat, la municipalité adresse un mauvais signal aux Colombiens.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:00

A travers l’agriculture urbaine, l’économie circulaire et en abordant autrement les questions alimentaires, le Projet R-Urban, propose des alternatives à la fois sociales, économiques et environnementales. Ce projet expérimental est porté par l’association AAA et cofinancé par la Ville de Colombes, le Conseil Départemental, l’Europe. Je l’avais évoqué dès 2012.

Le lieu choisi pour la mise en œuvre du projet est une friche situé au début de la rue Jules Michelet dans le quartier des Fossés-Jean.

Ce site est désaffecté depuis de nombreuses années et ne connaitra pas d’usage définitif jusqu’à l’arrivée du tramway T1 dans une petite dizaine d’années. Cette localisation revêt un caractère provisoire et le projet peut se développer sur d'autres sites délaissés de la commune – et il en existe plusieurs – largement connus et identifiés- sur la ville.

La municipalité a décidé de mettre fin à cette expérience innovante, reconnue dans de nombreux milieux associatifs et institutionnels, voire même de plusieurs élus de l’actuelle majorité municipale, sans concertation, sans dialogue véritable avec les associations qui ont investi le site depuis 3 ans. Le prétexte est celui de la nécessité de créer un parking provisoire dans le cadre des travaux du Patio dans l’opération de l’ANRU.

Si le démarrage des travaux du Patio oblige évidemment à trouver des solutions provisoires pour les propriétaires de voitures y garant leur véhicule, il n’en demeure pas moins que le choix de la municipalité n’est pas un bon choix et que deux objections majeures s’opposent à sa décision, l’une concernant le stationnement, l’autre les jardins :

  • Tout d’abord, concernant le stationnement, il existe dans le quartier des places de parking inoccupées appartenant à CHP. Pourquoi n’a-t-on pas réfléchi, et proposé d’utiliser ces places pendant la durée du chantier ? La municipalité n’a pas exploré cette piste et cela est regrettable : mais peut-être que l’objectif premier était de chasser l’AgroCité…
  • Ensuite, concernant les jardins potagers, beaucoup savent qu’il existe d’autres terrains en friche à Colombes – certes dans d’autres quartiers- mais la municipalité pourrait être facilitatrice d’une relocalisation de l’AgroCité le temps de trouver une solution pérenne et définitive.

Alors, je rappelle en quoi consiste le projet :

Trois principaux axes orientent le programme :
AgroCité : c’est une unité d’agriculture, urbaine, civique, qui consiste en une micro-ferme expérimentale, des jardins collectifs, des espaces pédagogiques et culturels et des dispositifs de production énergétique, de compostage et de collecte d’eau pluviale, prise en charge par plusieurs associations colombiennes.


RecycLab : c’est une unité de recyclage et d’éco-construction constituée autour d’une série d’équipements permettant le recyclage de déchets urbains et leur transformation en sous-ensembles pour l’éco-construction, située boulevard d’Achères.

ECoHab : c’est une unité résidentielle, coopérative et écologique constituée par un nombre de logements expérimentaux et d’espaces collectifs en partie auto-construits. Cette partie du projet n’a pu pour l’instant se concrétiser.

Les trois unités doivent fonctionner à travers des circuits courts et inter-unités et seront reliées progressivement avec d’autres équipements urbains, contribuant à augmenter la capacité d’adaptation (autosuffisance, production et recyclage à échelle locale, inercommunale, …).

Le projet répond à des enjeux multiples : répondre au besoin d’expérimentation et de production de nombreux acteurs de l'agriculture urbaine, œuvrer à la revalorisation des déchets ou encore développer le secteur de l'économie sociale et solidaire. Il s’agit de créer un agrégateur d'initiatives en faveur de la transition écologique en milieu urbain. Le projet R-Urban est également caractérisé par la valorisation de la diversité : diversité des origines, des connaissances, des compétences, des cultures, des pratiques, …

Plus largement, dans le contexte de lutte contre le changement climatique et de préservation des ressources, R-Urban favorise la réflexion autour de la ville résiliente, la ville qui s’adapte. Avec ce projet, fondé sur la participation des habitants, il s’agit de réintroduire collectivement la nature et l’agriculture en ville.

N. Gouéta s’était étonnamment servi de ce projet dans sa propagande électorale lors des deux derniers scrutins sans même lui manifester ni soutien, ni intérêt.

En fait, pour N. Goueta, l’écologie reste un slogan, une décoration urbaine, comme un pot de fleur sur sa fenêtre, mais n’est en rien un projet politique. C’est dommage. Je connais des maires de droite qui ont compris la différence.

Alors faisons-là changer d’avis. Faisons en sorte que l’AgroCité reste à Colombes.

Par ailleurs, la pétition pour préserver l'AgroCité à Colombes

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 18:50

Le budget primitif 2015 est le premier budget de ce mandat conçu totalement par Nicole Gouéta et son équipe. Elle ne devrait donc plus se réfugier derrière les orientations mises en œuvre par ses prédécesseurs. Mais c'est sans doute trop demander. Pourtant, à travers ses choix, sa responsabilité n’en est que plus grande et, désormais, elle est même totale !

Qu'en est-il?

Nicole Gouéta a affirmé depuis un an qu'elle ne voulait pas augmenter les impôts locaux, dont acte. Mais en disant cela elle ne disait aux colombiens, ce qu'il en était de l'ensemble des recettes fiscales. Si l'on compare les données du ministère des finances, et celle du budget 2015, on constate quoi: que l'ensemble des impôts et taxes (et donc pas seulement les impôts locaux) s'élevaient à 87,4 M€ au BP 2013, à 89,7 M€ au BP 2014 soit une progression de 2,6% entre ces 2 années, mais que votre projet de budget fait passer cette somme à 94,2 M€ c'est-à-dire une évolution de plus de 5% de la fiscalité colombienne. Et ce que est sciemment oublié de préciser, c’est que la hausse de ces rentrées fiscales (auquel s'ajoutent par exemple les droits de mutation 1/2 million par rapport à 2014 soit en tout 5 M€, sans parler des excédents des budgets annexes) compense largement la baisse par l'Etat de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) de 2,6M€. La différence est positive à hauteur de 1,9M€, et 2,4 M€ en intégrant les droits de mutation (c'est-à-dire les taxes sur les ventes de logements).

En clair, d’un côté, l'Etat procède à une réduction de 2 600 000 de la DGF. De l’autre, on constate une augmentation de 5 000 000 € correspondant au produit des contributions directes locales, à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, à la taxe sur l’électricité, à celle sur les droits de mutations. il est évident que les colombiens contribuent ainsi sans le savoir à la politique budgétaire de notre maire.

Les dépenses de fonctionnement, et en particulier les dépenses de personnel: elles s'élevaient à 71,5 M€ au BP 2013 en budget principal , à 72,3 M€ au BP 2014, et elle propose de les fixer pour 2015 à 72,7 M€.

Au cours de l'année 2014 la municipalité a supprimé 150 postes par non reconduction de contrats, refus de titularisation, réorganisation de services, privatisation de services, fermeture de 2 mairies de quartiers; vous avez supprimé la NBI sur une demi-année, supprimé la coopération décentralisée, mis à mal la politique culturelle de la commune, supprimé une partie des activités du centre municipale de santé.

Et pourtant le budget principal du personnel ne baisse pas. On peut admettre que la NBI que vous avez réinstaurée pour une partie du personnel est un élément de réponse. Que vous avez réintroduit en année pleine les dépenses d'activité péri-scolaire. Peut-être les heures supplémentaires, que vous jugez excessives, ont-elles en fait augmenté?

En fait, un des éléments pour expliquer cette relative stabilité des dépenses de personnel tient au fait que la municipalité tape dans les budgets annexes, il suffit juste de rappeler le centre de santé qui est sacrifié. Et probablement depuis un an a-t-on procédé parallèlement aux suppressions de postes, à des recrutements dans plusieurs secteurs (par exemple la police municipale, mais pas seulement); et à des versements de primes pour diverses catégories d'agents en situation d'encadrement notamment.

Je rappelle que les dépenses de personnel par habitant s'élèvent à Colombes à 835 €, et que la moyenne de la strate est de 925€ par habitant. En fait nous étions au-dessous de cette moyenne lors de la précédente mandature, et Nicole Gouéta ne fait ni mieux ni pire en demeurant dans cette moyenne tout autant que la précédente équipe, sans qu'une baisse significative du montant des charges de personnel soit avérée. Une vraie magicienne des chiffres.

Prenons encore l'exemple de Thalès. Nicole Gouéta fait la fine bouche sur le fait que la perte de recette fiscales liée au départ de cette société de Colombes est partiellement compensée par l'Etat: 80% pour l'année 2014, et 56% en 2015. elle parait tellement déçue de ne pas pouvoir mettre cela sur le compte de l'ancienne équipe municipale qu'elle en oublie de se féliciter de cette recette imprévue.

Par contre, elle ne nous dit rien - et de ce point de vue son silence est éloquent- sur ce qui se passera à partir du 1er janvier 2016. A cette date, sera créée une intercommunalité. On ne connait pas précisément son contour, mais alors que l'ancienne équipe avait commencé à concerter sur une intercommunalité d'environ 300 000 habitants, Nicole Gouéta milite avec les maires de la grande boucle du nord des Hauts-de-Seine, pour une intercommunalité de 1 million d'habitants. Outre que vous n'a pas consulté les colombiens sur ce projet, et quelle que soit la configuration définitive, il y aura forcément des péréquations entre les communes concernées. Et donc Colombes, dans ce nouveau cadre, bénéficiera sans doute, compte-tenu de la composition sociale de la ville, de financements émanant de cette intercommunalité. Ce seront donc des recettes nouvelles qui viendront atténuer les dépenses de la ville. Mais Nicole Goueta refuse de communiquer sur ce sujet. Etonnant non?

Quant aux subventions aux associations, leur montant reste important , à hauteur de 4,6 M€ et reflète l'ampleur et la vitalité de ce tissu.

Mais ce qui est nouveau, c'est l'attaque sans précédent contre la politique culturelle et le soutien à des associations des quartiers du Petit Colombes et des Fossés-Jean. La subvention à la MJC-TC est diminuée de 30%, subissant de plein fouet les mesures antisociales et anti-culturelles de la municipalité, la subvention aux Zulurberlus et aux musiques actuelles est quasiment supprimés, Il en est de même pour plusieurs autres associations qui sont reconnues pour un travail de terrain ou artistique de qualité.

Vous affirmez froidement que les subventions aux associations sont stabilisées, y compris en intégrant les associations participant aux temps d'activité périscolaire dont les subventions progressent légèrement. Sauf que la baisse autoritaire de subventions à la MJC-TC ainsi qu'à quelques associations, culturelles ou de quartier, qui n'ont malheureusement pas l'heurt de vous plaire, montrent que votre sens de l'équité est tout-à-fait relatif.

Enfin, alors que la municipalité avait déjà rendu une copie blanche sur un nouvel Agenda 21, cette page blanche est confirmée par la quasi absence , dans le budget primitif, de mesures en matières d'environnement, alors qu'en cette année de COP21, ce ne sont pas les sujets qui manquent à Colombes.

Ainsi, les économies proposées dans le budget 2015, quand les chiffres ne sont pas tronqués, ne sont pas équitablement réparties. Certains domaines - culture, santé, personnel - sont sacrifiés, l'écologie est … en friche. Nous ne pouvons nous en satisfaire.

A l'heure de dérèglements climatiques de plus en plus visibles, ce budget ne propose rien aux Colombiens pour une indispensable transition écologique tournant le dos aux dérives, obsolètes, des décennies passées. Aussi, nous appelons à une nouvelle approche budgétaire plus participative, plus écologique, et au final plus économe pour les colombiens.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 13:04

Aujourd’hui, nous faisons toutes et tous le même constat, les inégalités et les discriminations prospèrent : discriminations raciales et sociales, différences de traitement entre hommes et femmes, absence de respect des droits des étrangers, fin de l'égalité d'accès à l'emploi, au logement, à la santé.

L'injustice environnementale est une double peine car ceux qui la subissent sont aussi les plus pauvres. Qui habite à proximité des autoroutes polluantes et bruyantes ? Qui doit faire les courses remplie de produits toxiques pour la santé ?

La crise et le contexte politique actuel, où racisme et homophobie sont banalisés, exacerbent les inégalités et discriminations.

Aussi, la collectivité doit jouer pleinement son rôle et accentuer son action pour défendre nos valeurs, notamment l'égalité entre les femmes et les hommes.

La démocratie s'est construite en tenant les femmes à l'écart et n'a longtemps concerné que les hommes. La journée internationale des femmes du 8 mars est l'occasion de réaffirmer que l'égalité entre les hommes et les femmes est un droit, qui doit encore progresser.

Qu'il s'agisse de l'accès à l'emploi ou de l'égalité professionnelle, les femmes restent les perdantes. Seulement 12% des métiers sont mixtes, le salaire d'une femme est 25% inférieur à celui d'un homme, 1femme salariée sur 4 touche un bas salaire contre à peine un homme salarié sur 10 ! Quand la précarité et le temps partiel se généralisent, avec leur cortèges de petits salaires, ce sont les femmes, jeunes et moins jeunes, qui sont les premières et le plus touchées: 80% des emplois précaires sont occupés par des femmes, augmentant par là-même leur isolement.

En ce qui concerne leur santé, les inégalités face à la dépression sont dues en partie à des situations économiques et sociales plus précaires qui les exposent davantage à la dépression et leur fait consommer 2 fois plus d'antidépresseurs que les hommes.

Leurs pensions de retraite sont inférieures de 40% à celles des hommes.

Pour plus d'égalité, il faut aussi favoriser l’accès des femmes à l'emploi et aux postes à responsabilité y compris politiques, contrecarrer la représentation sexiste des métiers, agir sur les écarts de salaires, permettre un plein accès des femmes ayant de jeunes enfants à la formation continue, lutter contre les stéréotypes dès l'école et au niveau de l'orientation professionnelle, organiser la mixité des emplois, collecter des données genrées et les rendre accessibles, continuer à soutenir les centres IVG et les centres de santé fréquentées plus par les femmes que par les hommes, en particulier celui de Colombes, gravement attaqué ces derniers mois par la municipalité UMP et où les actions de planning familial sont remises en cause.

Les droits des femmes acquis de haute lutte - depuis le droit de vote en 1944 jusqu'aux batailles des féministes dans les années 1970 pour disposer de leur corps comme elles l'entendaient et pas seulement procréer, et les revendications de la société dans son ensemble durant les 30 glorieuses- sont peu à peu remis en cause depuis quelques années et une ambiance de violence est d'autant plus prégnante à leur égard que la la parole féminine se libére et s'exprime au grand jour.

Coups, harcèlement, viol, prostitution, mutilations sexuelles…Les violences faites aux femmes sont multiples et ne diminuent pas.

Blagues sexistes, publicités dégradantes, agressions, viols, harcèlement et autres frotteurs dans les transports, les violences à l’encontre des femmes prennent de multiples formes et font chaque année en France de nombreuses victimes.

Le harcèlement sexiste auquel les femmes doivent faire face dans l’espace public et qui empoisonne leur quotidien est inacceptable. L’espace public, la rue, appartiennent à toutes et tous. Les femmes doivent pouvoir circuler et occuper librement les lieux publics sans être mises en danger ou menacées de l’être.

Le mariage exige le consentement mutuel entre les futurs époux. Une femme est libre de se marier, elle est également libre de refuser le mariage. la loi protège celles qui veulent échapper à un mariage forcé.

Et puis la violence directe:

Elles sont plus de 200 000 femmes à déclarer avoir subi des violences, physiques ou sexuelles en 2013. 16% seulement ont porté plainte. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon; en France

Ce sont 75 000 femmes majeures qui sont violées chaque année, soit 200 femmes par jour; 11 000 sont victimes de tentatives de viol. En 2013, 121 femmes sont décédées des violences faites par leur conjoint ou ancien conjoint, c'est-à-dire qu'une 1 femme est assassinée tous les 3 jours.

Tous ces faits ne sont pas nouveaux. Ils sont graves, ils sont inadmissibles.

A Colombes, dès 2011 la municipalité s'est engagée, avec les autres communes de la boucle nord, à faciliter le départ des femmes victimes de violences conjugales de leur domicile en les relogeant durablement, alliant politique du logement, politique sociale et droit des femmes.

Tous les jours, pas seulement le 8 mars, un réseau d'associations, de professionnels de la santé, du social, de l'éducation se mobilise pour l'égalité des sexes.

Tous les jours, et pas seulement le 8 mars, nous devons aussi être solidaires, et soutenir les avancées féministes pour toutes les femmes, partout dans le monde. Parce que la vérité, c'est que si nous n'agissons pas, il faudra attendre 75 ans avant que les femmes puissent prétendre à la même rémunération que les hommes, à travail égal. Dans les seize ans à venir, 15,5 millions de filles seront mariées avant même d'être pubères. Et, au rythme où vont les choses, toutes les petites Africaines qui vivent à la campagne n'iront au collège qu'en 2086.

La journée des femmes du 8 mars est l'occasion de réaffirmer que l'égalité entre les hommes et les femmes doit encore progresser. Pas seulement ce 8 mars, mais tous les jours.

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Published by patrick - dans tribune
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